Soutien aux grévistes du nettoyage de l’université paris tolbiac / un syndicaliste de la poste devant les tribunaux

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Depuis le 7 novembre, les agent.e.s d’entretien du centre Tolbiac de l’université Paris 1 sont en grève reconductible contre la maltraitance qu’ils subissent de la part d’Arc-en-ciel : Harcèlement puis licenciement de la cheffe de site, absence de contrats, non-paiement des heures supplémentaires et complémentaires : voilà le quotidien de ces travailleurs-ses essentiels au fonctionnement de l’université depuis plusieurs mois.

L’université est loin d’être étrangère à cette politique. En 2021, le contrat qu’elle a signé comme donneur d’ordre demandait une réduction des effectifs. En vain, les travailleurs ont alerté de leurs conditions de travail, mais se sont vus répondre que « ça n’était pas le problème de la présidence ». Depuis lundi, celle-ci demande un service minimum pour casser la grève, et tente d’empêcher les grévistes de tenir un piquet dans le hall de l’établissement.

Les agent.e.s d’entretien revendiquent :
– une réduction de leur charge de travail, notamment par de nouvelles embauches
– la cdisation de tous les CDD et l’internalisation à l’université des activités de nettoyage
– une augmentation des qualifications et des rémunérations et le paiement des salaires le 7 du mois, sans retard
– la mise en place d’un 13ᵉ mois
– le versement de la prime de décapage pour toutes et tous
– la réintégration de la cheffe de site qui a été licenciée abusivement
– l’arrêt des mutations abusives

Dans cette première partie d’émission, nous entendrons le reportage réalisé devant les grilles de l’université de Paris Tolbiac, lors du rassemblement de ce 14 novembre, avec les prises de parole et un entretien avec l’une des grévistes.

Pour soutenir les grévistes : https://www.papayoux-solidarite.com/fr/collecte/salarie-e-s-arc-en-ciel-en-greve-a-tolbiac

Le 14 novembre dernier, se déroulait le procès en appel de Gaël Quirante délégué Sudposte 92 devant la cour de Versailles. En effet, cette procédure a pour objectif de faire tomber la condamnation de trois mois avec sursis pour vols présumés sans une once de preuve matérielle. Le délibéré aura lieu le 5 décembre prochain. Le procureur dans son réquisitoire demande 6 mois de prison et 2000 euros d’amendes.

Au cours de la grève de 15 mois menée par les postièr-es du 92 en 2018 et 2019, entre autres calomnies, des cadres de La Poste ont accusé Gaël Quirante de violences et de vol d’un portable professionnel. Et en décembre 2019, il a été condamné en première instance à trois mois de prison avec sursis.

Dans ce reportage, vous entendrez les grévistes de Geodis en grève depuis 1 mois, Yann Le Merrer délégué national SUDPTT 1er fonctionnaire révoqué depuis 1951,et Gaël Quirante à la sortie du tribunal. 

Pour soutenir en participant à la caisse de solidarité : https://www.cotizup.com/gael-quirante

LES SERVICES PUBLICS : l’école, la santé, la poste

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L’émission de ce jour, reviendra sur les différentes menaces qui pèse sur l’avenir des services publics en France comme en Europe. Pour illustré ce sujet, dans l’émission de ce jour, nous vous proposons trois reportages.

Tout d’abord, la situation à l’école élémentaire pasteur de Saint-Denis

Le 4 avril, 6 des 19 enseignant·es de l’école élémentaire Louis Pasteur
à Saint-Denis ont appris qu’ils et elles allaient subir une mutation «
dans l’intérêt du service », dans les jours à venir.Cette décision des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN 93) est la suite d’une série de maltraitances institutionnelles.

À la rentrée 2021, après une année sans direction d’école où l’équipe a dû porter seule les charges administratives, une nouvelle directrice a été nommée par la direction académique. Très rapidement, celle-ci a mise en place des pratiques managériales allant contre le fonctionnement collectif et coopératif de l’équipe et ne prenant jamais en compte l’intérêt des enfants.

Ils·elles ont appris par la suite que la directrice entretenait des relations avec
l’extrême-droite. Aujourd’hui, l’institution, au lieu de protéger les enseignant·es comme il est de son devoir (les demandes de protection fonctionnelle sont restées sans réponse), les réprime violemment et collabore ainsi avec l’extrême-droite !

En prenant cette décision de muter de force des enseignant·es investi·es
auprès de leurs élèves (certain·es sont en poste depuis plus de dix ans
dans l’école) sous prétexte d’une volonté de retour à la « sérénité de
l’école », l’administration prive les élèves de six classes de leur
maître·sse en plein cours de l’année scolaire et désorganise ainsi le
service public d’éducation.

Les enseignant·es de l’école, les parents d’élèves et plusieurs syndicats du 93 appelaient à un rassemblement en soutien aux “6 de Pasteur” le 12 avril dernier devant la DSDEN à Bobigny.”

L’équipe de l’actualité des luttes, se trouvait dans le rassemblement et nous pourront entendre les différentes prises de parole et une interview réalisée avec une enseignante qui nous parle de la situation à Louis Pasteur.

LE 7 AVRIL 2022, Le collectif notre santé en danger, le collectif inter-Urgences, le collectif Stop aux brevets-Réquisitions et le Réseau Santé européens organisaient une manifestation, à l’occasion de la journée mondiale de la Santé, pour interpeler le gouvernement français sur la situation du secteur de la Santé, en France et en Europe.

Dans ce second reportage, nous vous diffusions les entretiens réalisés avec des syndicalistes Belges, majoritairement présent dans le cortège parisien et il nous parle de la situation du secteur de la santé et des services publics en Belgique.
À signaler la faible participation des confédérations syndicales française dans la manifestation parisienne.

Nous terminerons cette émission sur le droit syndical à la poste et pour cela nous nous rendrons à Issy-Les-Moulineaux, ou Le 28 mars dernier était organisé un rassemblement de soutien à Xavier, postier syndicaliste à SUD PTT 92, pourtant protégé, convoqué pour son Entretien Préalable a Licenciement pour prises de parole et activité syndicale.

GRÈVE A AMAZON/ RSI DPD ET CHRONOPOST DEVANT LE MINISTÈRE DU TRAVAIL/ MOBILISATION CONTRE LA MISE EN SERVICE DE OUIGO TRAIN CLASSIQUE

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Depuis plusieurs jours, les salariés des huit grands centres logistiques que compte la filiale française d’Amazon sont en grève, à l’appel d’une large intersyndicale, pour réclamer de meilleurs salaires.

Le 7 avril dernier, un meeting de lutte était organisé pour penser la lutte après la présidentielle et ceux quelque soit les résultats de ces dernières. En présence de syndicalistes, d’acteurs des Luttes et d’intellectuels. Étaient présents les grévistes d’Amazon et dans ce premier reportage, nous entendrons la parole d’un des grévistes.

Le mardi 12 avril 2022, les grévistes sans-papiers de RSI, de DPD et de Chronopost (ces deux derniers sont des filiales de La Poste) étaient rassemblés devant puis aux abords du ministère du Travail. Et en marge de ce rassemblement ont été reçus par un fonctionnaire de ce ministère.

Cela fait maintenant près de six mois qu’ils ont en grève pour obtenir leur régularisation par le travail. Après de nombreux rendez-vous et rassemblement infructueux devant les préfectures du 91,92,94, ils ont décidé de changer de tactique et de se tourner vers ce ministère après des fins de non-recevoir de la part de celui de l’intérieur. Malheureusement, on craint une partie ping-pong entre les deux ministères, car celui du travail dit ne pas être compétentes. Nous entendrons dans ce reportage notamment la parole des grévistes et d’inspecteurs du travail.

Le 11 avril dernier s’est tenu un rassemblement à l’appel de Sud Rail et de la CFDT Cheminot pour retarder le départ en gare d’Austerlitz du premier train Ouigo classique. Cette offre tarifaire de la filiale low cost TGV de la SNCF vise à “compléter” l’offre intercités et Corail en mettant les Cheminots de cette branche de la SNCF sous statut privé ( CDI,CDD,etc) donc créé un nouveau dumping social au sein de la compagnie ferroviaire nationale.

Dans cet entretien, c’est Fabien Villedieu, de SUD-Rail, qui nous parle du moins-disant sur les conditions sociales de cette nouvelle filiale de la SNCF.

Nous terminerons cette émission par une note d’humour par l’entremise de Pierre-Emmanuel barré.

RSI DPD ET CHRONOPOST TOUJOURS EN LUTTES / LIBERTÉ POUR LIBRE FLOT

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Le 23 mars était organisé une nouvelle manifestation de soutien aux travailleurs grévistes sans-papiers RSI, DPD et Chronopost en lutte depuis cinq mois. Elle prenait fin à Bercy devant le ministère de l’Économie et des finances, c’est-à-dire celui-là même qui décide de ne pas décider de délivrer les CERFA, qui décide de l’exploitation des travailleurs sans-papiers. Nous rappelons que c’est La Poste, entreprise en partie Étatique qui permet les contrats les plus pourris, et qui permet par le biais de la sous traitance de passer au-dessus des lois qui régissent le code du travail. Dans ce premier reportage, noue entendrons les prises de parole de cette manifestation

Le 30 mars, un nouveau rendez-vous se tenait à la préfecture de Nanterre en vue de la réponse sur les dossiers de régularisations. Une manifestation partait de l’arche de la défense, pour se rendre à la préfecture des Hauts-de-Seine. Dans ce second reportage, nous avons interviewé des salariés de DPD, RSI et Chronopost pour comprendre quelle est la stratégie de cette lutte.

Les travailleurs sans-papiers de RSI, DPD et Chronopost n’ont pour le moment rien gagné, mais ils restent déterminés.

En deuxième partie d’émission, nous vous diffuserons un montage dans lequel nous alternons les prises de parole de libre flot (orales ou écrites) avec les prises de parole du rassemblement organisé à Ménilmontant le 29 mars 2022 “pour crier la libération de Libre Flot en grève de la faim depuis le 27/02 et l’arrêt de l’isolement, torture blanche pour tout.es les prisonnier.es”.

Rappel : le 8 décembre 2020, la DGSI (direction générale de la sécurité intérieure) interpellait dans plusieurs régions neuf personnes « de la mouvance d’ultragauche » pour « association de malfaiteur en lien avec une entreprise terroriste ». Sept d’entre elles sont alors mises en examen et maintenues en détention provisoire. Six finiront par être libérées sous contrôle judiciaire au fil des mois. Et une reste enfermée, sous le régime de l’isolement, depuis plus d’un an.

Mercredi 26 janvier 2022, après près de deux ans d’une enquête menée depuis février 2020 par la DGSI, la chambre de l’instruction a rejeté sans surprise la série de « requêtes en nullité » déposées par les avocat·es de certain·es des inculpé·es. Sans surprise parce que la reconnaissance de ces nullités mettait en jeu l’existence même de l’affaire dite du 8 décembre, et que la justice s’est dans cette histoire montrée prête à s’asseoir sur ses propres principes pour valider le storytelling antiterroriste.

Libre Flot, un ancien volontaire français des YPG (Les Unités de protection du peuple kurde), maintenu en détention provisoire et à l’isolement depuis plus d’un an, entame alors une grève de la faim le 27 février et demande sa mise en liberté. Depuis le jeudi 24 mars, il est à l’hôpital pénitentiaire de Fresnes et poursuit sa grève de la faim.

Au vu de ces circonstances et rappelant que son accès à la santé ayant été bafoué continuellement depuis son incarcération, Libre Flot souhaitait cette hospitalisation pour sortir de l’isolement et avoir accès directement à des médecins et des soins si nécessaires.

Le 29 mars était annoncé lors de ce rassemblement la levée de son isolement et la levée des interdictions de communication.

Plus d’info sur l’enquête judiciaire : https://iaata.info/La-justice-s-entete-dans-l-affaire-du-8-decembre-5129.html

Vous pourrez retrouver plusieurs de ces lettres sur : https://lenvolee.net/tag/libre-flo/

https://soutienauxinculpeesdu8decembre.noblogs.org/?fbclid=IwAR3a2udRxPMlsy7znMrSKeeb2Ztp4F-CUMXx-aT1c7YNU0Azmcnu4vSxViA

DES POSTIERS MENACÉ DE RÉVOCATION / SNCF RATP : l’ouverture a la concurrence en Île-de-France

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16 février 2022 Saint-Ouen : devant le siège d’Île-de-France mobilité

Les rassemblements du 13 janvier et 3 février dernier ont été un véritable succès, tant en termes du nombre de participants que par le caractère large des intervenantes et intervenant qui sont venues s’y exprimer. Pour gagner, la mobilisation contre la révocation de Christophe et le licenciement d’Antoine de la CGT FAPT 14.

Le 14 février dernier, la CGT FAPT Poste Calvados 14, SUD Poste 78, et SudPoste92 organisaient un rassemblement de soutien à Christophe (militant CGT FAPT 14) menacé de révocation par la direction de La Poste. Ce rassemblement se tenait devant le siège de La Poste à Montrouge.

Dans ce reportage réalisé se jour là, nous entendrons notamment des entretiens réalisés avec Christophe et Antoine, qui nous parlerons de la stratégie de la poste pour museler les syndicalistes.

Ce mercredi 16 février 2022, des centaines de salariés de la SNCF et de la RATP se sont rassemblés devant le siège d’IDF Mobilité, suite à l’appel des syndicats Sud Rail, CGT et Force Ouvrière. Ils dénoncent la déshumanisation des gares et la destruction du service public, et plus largement la privatisation et l’ouverture à la concurrence de la SNCF.

L’actualité des luttes se trouvait dans le rassemblement et c’est le reportage que nous vous proposons en cette seconde partie d’émission ou nous entendrons les entretiens réalisés avec une cheminote du secteur nord du RER B, un cheminot, agent d’équipe mobile sur la ligne H et un syndicaliste de la RATP sur la gréve du 18 février.

Nous terminerons cette émission en revenant sur la déambulation nocturne qui se tenait ce 12 février, contre le fascisme et l’extrême droite, organiser par le Collectif Paris 20ᵉ Solidaire avec tous les migrants, la Campagne Antiracisme et Solidarité, le collectif des sans papiers de Montreuil et la marche des solidarités.

Ce vendredi, c’est jour de grève dans les transports publics pour réclamer des hausses de salaires, et plusieurs rassemblements sont prévus.
À 8 h 30, la CGT RATP, FO, l’UNSA et Solidaires organisent un rassemblement à la gare de Val-de-Fontenay.
À 10 h 30, la CGT Cheminots-Paris Austerlitz organise un rassemblement en Gare d’Austerlitz devant les guichets pour interpeller la direction. 

Pour la campagne antiracisme et solidarité : les collectifs de sans-papiers et la campagne nationale Antiracisme et Solidarité appellent à Manifestation de soutien aux 5 de Montpellier ce vendredi 18 février à Paris à 16 h à partir de place de la République.

Le même jour Réunion publique COPAF : Droits des travailleurs migrants résidant en foyers Centre Sportif Jean Dame 17 Rue Léopold Bellan -75002, Paris métro sentier.

LA LUTTE DES SANS PAPIERS DE RSI ET DE LA POSTE SE POURSUIT /SOLIDARITÉ AVEC LES CINQ DE MONTPELLIER

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C’est le règne de l’impunité pour les exploiteurs de sans-papiers !
Il y a deux ans, en août 2019, le Ministère du Travail avait été obligé de lancer une enquête sur les pratiques de Chronopost et de son sous-traitant Derichebourg. Enquête qu’il a lui-même liquidé, sans aucune suite, à la faveur de la fin du conflit et de la crise sanitaire !

Le jeudi 13 janvier dernier les grévistes de Chronopost, soutenus par les travailleurs sans-papiers en lutte sur les piquets DPD à Coudray-Montceaux et RSI à Gennevilliers se sont rassemblés devant la Direction du travail du Val-de-de-Marne à Créteil.
Ils demandaient à être reçus par cette antenne du ministère du Travail afin de faire valoir leurs droits, et d’obtenir une relance de l’enquête avortée il y a deux ans. La Direction régionale et interdépartementale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DRIEETS) du 94 a une fois de plus refusé de recevoir une délégation !

À la suite de cette mobilisation, un rassemblement se tenait le 20 janvier dernier, devant la direction régionale du Ministère du Travail à Aubervilliers, pour dénoncer le comportement des services de L’État face à Derichebourg et Chronopost à Alfortville.

Le reportage suivant a était réalisé lors de ce rassemblement et nous pourront entendre les prises de parole et les interviews réalisées avec les grévistes et leurs soutiens.

Le jeudi 7 octobre 2021, à Montpellier, huit militants sans-papiers ont été arrêtés sur le quai de la gare quelques heures avant le début du contre-sommet Afrique-France organisé par un collectif d’organisations locales et nationales. La préfecture de police et le Ministère de l’Intérieur ont été prévenus de cet évènement.

Le matin du 1er jour de ce contre-sommet, la préfecture a envoyé des policiers procéder à des arrestations ciblées et discriminatoires sur le quai de la gare. Deux d’entre eux ont été transférés en centre de rétention avant d’être enfin libérés cinq jours plus tard grâce, entre autres, à une riposte et une mobilisation rapide qui ont commencé le jour-même devant le commissariat de Montpellier.

Cinq autres sont sortis des locaux de la police avec OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) assortie d’une IRTF (Interdiction de Retour sur le Territoire Français) dès jeudi 7 octobre.

Le 18 novembre, ces cinq militants passaient devant le tribunal administratif pour contester l’illégalité de leur interpellation et des OQTF et IRTF prononcées par le préfet. Le tribunal de Montpellier a confirmé les obligations à quitter le territoire français (OQTF) et les interdictions d’y retourner (IRTF) complètement sourd aux éléments forts qui devraient logiquement amener à une annulation de ces dernières.

Des voix pour s’élever contre l’entrave au droit de manifester

E. Macron affirmait vouloir échanger avec la jeunesse africaine et « les acteurs du changement » durant ce sommet France Africain. Quelque chose ne change pas, la brutalité avec laquelle sont traités les militant.es antiracistes, et celles et ceux du mouvement social plus généralement sous l’ère Macron.

L’arrestation des huit militants de différents collectifs de la région parisienne est bien une remise en cause du droit de se faire entendre par l’action collective et le rapport de force, seuls véritables moteurs de changement et d’émancipation. La situation des sept interpellés est notre cause à toutes et tous.

Des voix pour en finir avec le contrôle aux faciès

Ces arrestations discriminatoires et illégales, jugées comme telles par le juge des libertés et de la détention ayant prononcé la libération des deux camarades enfermés en Centre de Rétention, sont à l’image des pratiques à dimension raciste de la police. Une étude de 2017, dirigée par le défenseur des droits, Jacques Toubon, démontrait que les contrôles de Police touchent 20 fois plus les jeunes “d’apparence noirs ou arabes”. Les contrôles d’identité ciblés visant à harceler la jeunesse des quartiers populaires et à expulser des migrant.es devant cesser.

Des voix pour faire vivre la solidarité contre le racisme et les frontières

Depuis les manifestations du 18 décembre, des centaines d’associations, de collectifs, de syndicats et d’organisations politiques s’organisent à travers la campagne Solidarité Antiraciste.

Les mesures administratives d’éloignement que sont les IRTF et OQTF condamnent à l’errance ceux et celles qui partent, et privent de tous leurs droits ceux et ou celles qui contreviennent à l’obligation de quitter l’espace Schengen. Harceler les migrant.e.s, les priver de leurs droits et les expulser, telle est la devise du ministère de l’Intérieur, à l’ère Macron.

C’est pourquoi, nous devons nous mobiliser afin d’éradiquer ces pratiques qui bâtissent des frontières dans nos villes, nos villages et nos quartiers.

Des voix pour exiger
• La levée immédiate des mesures administratives d’éloignement pour les cinq camarades arrêtés à Montpellier.
• La fin des arrestations discriminatoires à l’encontre de personnes racisé.es
• La liberté de circulation et d’installation
• La régularisation de tous les Sans-Papiers

Meeting de Solidarité à la Parole Errante,
9 rue François Debergue, Montreuil, le samedi 29 janvier à 17 h

Pour appeler à cet événement nous vous diffusons l’interview de Anthioumane militant du CSPM et de la marche des solidarités réalisé le 26 janvier 2022,

Solidarité avec les cinq de Montpellier !
Solidarité Antiraciste !
Liberté ! De manifester ! De circuler ! De s’installer !

LES POSTIERS SANS PAPIERS DEVANT CHRONOPOST / MANIFESTATION CONTRE LE PASS VACCINAL

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Samedi 8 janvier 2022 – Place de Catalogne → Place de la nation. Crédit photo : Serge D’Ignazio https://www.flickr.com/photos/119524765@N06/albums

Avec les limitations d’accès aux magasins causées par la pandémie, le trafic du colis a explosé. Les plateformes se font une concurrence sauvage entre Amazon, Prisme, Geodis… et la Poste. La Poste avec ses différentes divisions ou filiales utilise, elle aussi, la main-d’œuvre sans papiers. Alors Sans-papiers et postier, est-ce possible ? La direction de la Poste dira que non. Non, la Poste se contente de sous-traiter. La Poste, sous le nom de Viapost, Coliposte, DPD ou Chronopost, sous-traite à des sociétés qui gèrent les colis sur les lignes de roulement.

Dans ses garages et ses plateformes, la Poste et ses filiales ont confié une partie du travail à des entreprises de manutention pour contourner l’organisation syndicale et intensifier le travail. Au DPD de Coudray Montceaux comme au Chronopost d’Alfortville, la société sous-traitante s’appelle DERICHEBOURG. Cette société a fabriqué une entreprise d’intérim, DERICHEBOURG INTERIM. DERICHEBOURG se loue ainsi du personnel à lui-même à l’aide d’un artifice juridique validé par l’État. Cela rajoute un niveau de sous-traitance qui rend encore plus difficile la défense de nos droits.

Pendant 7 mois, de juin 2019 à janvier 2020, une lutte devant l’agence Chronopost d’Alfortville, avec un piquet installé jour et nuit, a permis d’imposer la régularisation de 27 travailleurs surexploités par cette filiale de La Poste et ses sous-traitants. Cela a permis aussi la régularisation de 46 autres travailleurs, travaillant dans d’autres sociétés et ayant activement participé à ce combat.

Depuis le 7 décembre 2021, un piquet de grève est réinstallé devant l’agence Chronopost Alfortville. Cette action a été décidée suite aux ruptures de contrats imposées par le sous-traitant Derichebourg sur le site de l’agence.

Le jeudi 6 janvier, se tenait devant le siège de Chronopost, un rassemblement des postiers sans papiers. Cela concernait tout particulièrement les deux piquets de grève liés à la Poste : celui de DPD, au Coudray-Montceaux avec Solidaires et SUD Poste 91 et celui devant l’agence Chronopost d’Alfortville avec Solidaires et SUD Poste 94.

Nous vous proposons dans ce premier temps d’émission, le reportage réalisé ce 6 janvier 2022 devant le siège de Chronopost dans le 14eme arrondissement de Paris.

La prochaine manifestation de soutien aux grévistes sans-papiers du piquet Chronopost Alfortville aura lieu jeudi 13 janvier à 11H, de la Direction de La Poste, 3 Place Salvador Allende à Créteil (M° Créteil Préfecture), jusqu’à l’antenne 94 de la Direction du travail (DRIEETS), hall B, immeuble Le Pascal (entrée sur le parking du centre commercial Créteil Soleil, niveau 2).

Le 8 janvier 2022, les Gilets jaunes et citoyens en colère était bien décidés à emmerder Macron, alors que la loi sur le Pass Vaccinal a été votée à l’Assemblée nationale puis renvoyée au sénat et un appel national fut lancer aux gilets jaunes.

Ce samedi, la manifestation parisienne partait de la place de Catalogne, en direction de nation. L’équipe de l’actualité des luttes se trouvait dans le cortège et nous vous diffusons le reportage réalisé ce même jour.

Bonne écoute !

 

CHRONOPOST : la lutte pour la régularisation continue

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Il y a deux ans, en août 2019, le Ministère du Travail avait été obligé de lancer une enquête sur les pratiques de Chronopost et Derichebourg. À la faveur de la fin du conflit et de la crise sanitaire, l’État a lui-même liquidé son enquête.

Alors la Poste a continué à surexploiter les Sans-papiers exactement de la même manière, c’est-à-dire par le moyen d’une cascade de sous-traitance à l’intérieur de l’agence. Derichebourg n’a pas été inquiété et a continué à s’occuper d’une partie du tri et de la manutention en y employant des travailleurs sans-papiers.

Mais aujourd’hui affolés par la lutte de DPD Coudray, ces piteux patrons de La Poste ont lancé, dans la précipitation à Alfortville de pseudos contrôles de « papiers », et ont mis brutalement à la porte des « sans-papiers » qu’ils ont recrutés et exploitent pourtant en toute connaissance de cause depuis plusieurs années pour certains !

La lutte a repris devant Chronopost depuis le 3 décembre 2021 (piquet évacué par la police), et qu’un piquet permanent est installé devant l’agence depuis le 7 décembre. Plusieurs dizaines de travailleurs sont présents jour et nuit sur le piquet, malgré les conditions hivernales.

Le 29 décembre dernier, se tenait une manifestation qui partait de l’agence Chronopost Alfortville pour aller jusqu’à l’agence Colisposte qui se trouve à Créteil. Dans cette émission, nous entendrons le reportage réalisé ce même jour avec les interventions entre autre, des grévistes de Chronopost, de DPD Coudray-Montceau également filiale colis de La Poste et de RSI, intérimaires de cette société qui sont en luttes à Gennevilliers

En soutien aux grévistes de Chronopost, Le CTSPV, la fédération SUD PTT et l’Union Solidaires appellent à se rassembler devant le siège de Chronopost, 3 Boulevard Romain Rolland 75014 Paris, ce jeudi 6 janvier à 11 h 00. Métro porte d’Orléans ligne 4

LA POSTE : les sans papiers comme variable d’ajustement

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Lors de l’émission de ce jour en compagnie de Brahim

Entre le 15 et le 30 novembre, un piquet de grève des travailleurs sans-
papiers de cette société de colis, filiale de la Poste, s’est tenu à
l’intérieur du site. Un jugement, assimilant les grévistes à des squatteurs
(“sans droit [de bail] ni titre [de propriété]”) a ordonné l’évacuation. La
trentaine d’occupants a alors rejoint le piquet extérieur qui existe depuis
lors et se renforce de jour en jour.

Le 13 décembre,Poste/DPD/Derichebourg/Derichebourg Intérim, prétend ne pas connaître les grévistes. Mais confronté au manque de personnel pour les chargements, les déchargements et le tri des colis, les agences d’intérim recherchent de nouveaux Sans-papiers pour remplacer les grévistes.

Dans l’émission de ce jour, nous sommes en compagnie de Brahim, postier a Asnières-sur-Seine qui nous parle de la situation des sans papier à la poste

À noter, que nous ne pouvons vous diffuser q’une partie de cette émission, car une panne d’électricité a eu lieu dans les locaux de la radio ce même jour.

Bonne écoute !

DPD DE COUDRAY : Des postiers sans- papiers en grève

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Ce lundi 15 novembre, 70 salariés sans titre de séjour travaillant pour DPD de Coudray-Monceau ou pour d’autres établissements de filiales de la Poste, se sont mis en grève.

Des postiers sans-papiers toujours plus nombreux
Avec les limitations d’accès aux magasins causées par la pandémie, le
trafic du colis a explosé. Les plateformes se font une concurrence sauvage
entre Amazon, Prisme, Geodis… et la Poste. La Poste avec ses différentes
divisions ou filiales utilise, elle aussi, la main-d’œuvre sans papiers.

Alors Sans-papiers et postier, est-ce possible ? La direction de la Poste dira
que non. Non, la Poste se contente de sous-traiter. La Poste, sous le nom de
Viapost, Coliposte, DPD ou Chronopost, sous-traite à des sociétés qui gèrent
les colis sur les lignes de roulement. Dans ses garages et ses plateformes, là
Poste et ses filiales ont confié une partie du travail à des entreprises de
manutention pour contourner l’organisation syndicale et intensifier le travail.

Au DPD de Coudray Montceaux, la société sous-traitante s’appelle
DERICHEBOURG. Cette société a fabriqué une entreprise d’intérim,
DERICHEBOURG INTERIM.

DERICHEBOURG se loue ainsi du personnel à lui-même, avec un artifice juridique organisé par l’État. Cela rajoute un niveau de sous-traitance qui rend encore plus difficile la défense de nos droits.

Il y a environ 200 Sans-papiers dans cette immense plateforme et il n’y a que des travailleurs sans titre qui arrivent à supporter ces conditions de travail sans fuir à toutes jambes.

Des conditions de travail de plus en plus abominables
Tout le travail doit se faire dans la vitesse. Le déchargement d’un camion doit se faire en quinze minutes avec des colis qui peuvent atteindre 50 kg. À ce régime, tout le monde a les reins en compote et si vous ne pouvez plus,
ce n’est pas grave. Votre mission sera interrompue et DERICHEBOURG trouvera quelqu’un d’autre. De toute façon, les missions d’intérim ne durent qu’une semaine, alors que nous pouvons être sur le même travail pendant des mois. L’argument pour l’utilisation de l’intérim est toujours le même « hausse temporaire de l’activité ».

Les horaires changent tout le temps, sans délai de prévenance. Nous pouvons faire des heures dans les transports en commun pour venir au travail et qu’on nous dise qu’on n’a pas besoin de nous. Quand des camions sont en retard, quand une machine de tri est en panne, notre temps de présence est transformé en pause non payée. Cela peut durer des heures. Les horaires sont totalement impossibles.

Le travail peut se terminer à minuit trente, nous obligeant à nous rendre à pied jusqu’à la gare de Corbeil, puis prendre deux bus de nuit pour rentrer. Certains jours, on peut passer 6 ou 7 heures dans les transports en commun.

Nous vous proposons un reportage réalisé, le mardi 30 novembre sur le piquet de grève des postiers sans papier de DPD et nous entendrons les grévistes et des syndicalistes, nous parler de la situation a DPD.

Pour soutenir les grévistes :DPD, Chemin de Chevannes, 91830 LE COUDRAY MONTCEAUX

L’ASSURANCE CHÔMAGE / RETOUR SUR LA GRÉVE A LA POSTE

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Paris 17 mars 2021; théâtre de l’Odéon. crédit photo Serge D’Ignazio https://www.flickr.com/photos/119524765@N06/albums

Le gouvernement l’écrit noir sur blanc à l’Union Européenne : pour «relancer la France», l’ensemble des travailleurs, y compris les plus précaires, doit payer la crise. Encore et toujours, par le sacrifice de notre modèle social. Et ce alors que la fortune des milliardaires français a augmenté de 55% en un an de crise sanitaire (130 milliards d’euros) et que 51 milliards de dividendes ont été versés aux actionnaires du CAC40.

C’est dans ce contexte que ce poursuit les occupations de théâtre. A paris, les occupants et occupante du théâtre de l’Odéon ont décidé de quitté ce lieu pour occupé le 104 dans le 19eme arrondissement.

dans ce premier sujet, nous entendrons, une partie de la conférence de presse donné le 19 mai dernier au théâtre de l’Odéon et nous écouterons l’intervention d’une personne qui se trouvé a l’Odéon et qui se trouve sur l’occupation du 104.

Nous poursuivons cette émission avec un reportages réalisé a Issy-les-Moulineaux le 18 mai 2021, sur la journée de mobilisation intersyndicale a la poste.

THÉÂTRE DE L’ODÉON / JOURNÉE DE GRÈVE A LA POSTE

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Les stratégies sociales se diversifient. Entre les occupations de théâtre, quelques salarié-e-s d’entreprises qui réagissent a des plans de licenciements, les occupations de terre face aux grands projets métropolitains et l’état qui continue de réduire les acquis sociaux.

Le 1er juillet, de nouveau dispositif de l’assurance chômage vont rentrer en service. Dispositifs qui va réduire les droits des chômeurs et chômeuses.

Dans l’émission de ce jour, il sera question de stratégies de luttes

Nous ouvrons cette émission, par l’assemblée générale des occupants et occupantes du théâtre de l’Odéon, qui se tenait a la bourse du travail de Paris, ce 10 mai 2021

Les projets de la direction de La Poste sont si violents et nombreux. Entre les réorganisations (1000 à la distribution), les suppressions de bureaux, la précarité qui monte, les changements divers et variés dans les missions des postier·e·s et le gel des salaires.

Le 11 mai dernier, une rencontre se tenait, en vue de la préparation de la grève du 18 mai 2021. La participation de militants de la CGT FAPT, d’une camarade chômeuse de La Poste et de syndicalistes de SUD-PTT notamment, on permit de faire le point sur la situation a la poste

Dans cette seconde partie d’émission, nous vous proposons quelques extraits de cette rencontre.

Bonne écoute !

COVID-19: QUELLE SORTIE SOCIALE DU CONFINEMENT ?

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Comment vit on cette période de confinement dans divers secteurs salariés ? quel sont les rapports de forces qui se produisent. Voici les questions qui se posent dans l’émission de ce jour.

Nous commencerons avec le témoignage d’un postier sur les mesures sanitaires mise en place par la poste.

Suivra le récit de Joëlle qui travaille comme aide aux personnes handicapé-e-s dans l’éducation nationale

Nous terminerons cette émission avec deux témoignages du secteur ouvrier . Le premier sera celui de Ghislaine , ouvrière a l’usine automobile PSA Poissy et suivra le récit d’une personne travaillant dans une usine de transformation laiterie au pays basque. Bonne écoute !