GRÉVE A L’UNIVERSITÉ PARIS 1 / PROJET DE LOI YADAN

Pour commencer cette émission, nous allons parler du mouvement de grève à l’Université Paris 1. En effet, personnel-le-s et étudiantes et étudiants de Paris 1 était en grève ce jeudi 2 avril 2026 contre le budget d’austérité de la fac, et en particulier contre l’application de Bienvenue en France, c’est-à-dire l’application de frais d’inscription discriminatoires (15x plus élevés) pour les étudiants et étudiantes de pays hors Europe. Et aussi les précaires qui tiennent un mouvement de rétention des notes depuis janvier dernier.

Dans ce contexte, un rassemblement se tenait, ce jeudi, place du Panthéon, a l’appel de l’intersyndicale de l’Université Paris 1 et de l’Assemblée générale des personnel-le-s mobilisés.

Dans ce reportage, outre quelques prises de parole, nous entendrons les entretiens réalisés avec deux membres de l’intersyndicale qui nous parlerons plus en détail de ce mouvement et aussi une interview croisée de deux bibliothécaires mobilisée, contre les dispositions imposant la précarité et les frais d’inscription discriminatoires.

Dans le second temps de cette émission, nous revenons sur la proposition de loi de Caroline Yadan, députée apparentée au groupe Ensemble pour la République, qui pourrait faire glisser la lutte contre le racisme vers une restriction plus large de la critique politique, en particulier de la critique de l’État d’Israël. Pour cela, nous vous diffusons l’émission réalisée le 1ᵉʳ avril 2026 par la chaîne le média intitulé : LOI YADAN : CRITIQUER ISRAËL BIENTÔT UN DÉLIT : IL EST ENCORE TEMPS DE RÉAGIR

À noter, que ce jeudi 9 avril 2026, la pétition contre cette proposition de loi a franchi les 5000.000 signatures ce qui ouvre un débat sans vote à l’Assemblée nationale et la proposition de loi sera examinée dans l’hémicycle de cette même Assemblée les 16 et 17 avril 2026.

Appel de l’intersyndicale CGT FERC Sup Paris 1, SNESUP-FSU Paris 1, SUD-Éducation Paris 1

Toutes et tous en grève jeudi 2 avril !

L’intersyndicale de l’Université Paris 1 et l’Assemblée générale des
personnels mobilisés appellent à une journée de grève le jeudi 2 avril.
Depuis plusieurs mois, enseignant·es, personnels et étudiant·es se
mobilisent contre les orientations budgétaires et la politique de frais
d’inscription adoptée à une très courte majorité par le conseil
d’administration.

Si la situation budgétaire est contrainte et de la responsabilité du
gouvernement, alors il est nécessaire d’exiger des dotations de la part
du ministère, et non de chercher des recettes et des économies sur le
dos des étudiant·es et des agent·es de l’Université.

Des choix massivement rejetés

Les décisions budgétaires à Paris 1 sont une suite de mauvais choix : la
présidence ne publie pas les postes nécessaires pour recruter des
personnels BIAPTSS et enseignants, gèle le régime indemnitaire des
agent·es, instaure des frais d’inscription pour les agent·es inscrit·es
dans une formation à Paris 1 et applique une hausse drastique
(multiplication par 16) des frais d’inscription pour la grande majorité
des étudiant·es étranger·es non européen·nes, alors que jamais la
présidence n’avait évoqué cette possibilité durant la campagne 2024.
À aucun moment la présidence de l’Université n’a pris en compte les avis
des personnels et des usager·es, qui ont pourtant massivement exprimé le
rejet de ces mesures. La contrainte budgétaire ne peut justifier
l’autoritarisme qui caractérise aujourd’hui la gouvernance de
l’université. Depuis 2021, aucun document budgétaire vraiment explicite
n’est communiqué aux personnels.

Il est impossible de connaître précisément l’affectation des ressources,
qu’il s’agisse des dépenses liées à la vidéosurveillance ou du recours à
des contractuel·les hors grille, par exemple. Pas moyen non plus de
connaitre avec précision les prévisions de recettes attendues par la
suppression des exonérations.

Pour répondre à un mouvement de rétention des notes mené contre la
politique de frais d’inscription discriminatoire et xénophobe, la
présidence a multiplié les menaces envers les enseignant·es mobilisé·es,
les injonctions contradictoires et les consignes farfelues à l’égard des
services de scolarité. Aujourd’hui, la présidence ne répond plus : à la
moindre interpellation ou déclaration publique à l’occasion d’évènements
universitaire, elle se réfugie dans ses bureaux, et en appelle aux
services de sécurité.

Une autre politique d’établissement est possible.

Alors même que l’augmentation des droits d’inscription des étudiant.es
étranger.es conduira à éloigner de Paris 1 beaucoup de candidat·es, la
présidence choisit d’encourager la transformation de cours en anglais au
nom de « l’attractivité internationale » en accordant une prime aux
enseignants volontaires !
La réintégration du personnel de ménage au sein de l’université
permettrait d’économiser près de 500 000 euros par an. L’externalisation
de la rédaction des comptes-rendus, les dépenses liées à la présence
constante de personnels de sécurité, les dépenses de communication
exagérées, les propositions de formations souvent inadaptées aux besoins
des personnels, la création d’un nouveau service chargé de construire un
« Écosystème scientifique » qui confond recherche et innovation, toutes
ces dépenses pourraient être ré-examinées et réduites sans aucun doute.
Ces exemples ne représentent que quelques cas parmi d’autres. Et
pourtant, la présidence décide de faire payer le prix de la contrainte
budgétaire aux agent·es et aux étudiant·es.

Il est temps de s’appuyer sur les mobilisations des personnels pour
réclamer auprès du ministère et de l’État des moyens supplémentaires au
lieu de réprimer la contestation, ce qui a pu aller à la fin de l’année
dernière jusqu’à faire appel aux forces de police.

Malgré les pressions de toute sorte, le mouvement de protestation prend
de l’ampleur : il s’élargit à toutes les catégories de personnels, qui,
ensemble, ont décidé d’une grande journée de grève, le 2 avril.

Nous exigeons de la présidence et de la tutelle

L’amélioration des conditions d’enseignement, de recherche et
d’accueil des étudiant·es, et des rémunérations de tous les personnels ;

Le rétablissement des exonérations des droits différenciés pour les étudiant·es étranger·es extra-communautaires et la suppression des
droits d’inscription pour les agent·es de Paris 1 ; La revalorisation indemnitaire (IFSE) des BIAPTSS pour compenser la perte de pouvoir d’achat lier à l’inflation et au gel du point d’indice ; Le paiement immédiat de toutes les heures de travail effectuées ; La création de postes statutaires (enseignant·es,
enseignant·es-chercheur·euses et BIAPTSS) à hauteur des besoins dans
toutes les composantes, services et bibliothèques ;
Des contrats de travail pour les enseignant·es vacataires,
aujourd’hui payé·es avec des mois de retard, et contraint·es à des
recours au tribunal administratif pour faire valoir leurs droits.

Il est temps de cesser de faire porter les contraintes budgétaires sur
les plus précaires. Pour résister et mettre à bas la discrimination et l’austérité érigée
en politique d’établissement, mettre fin aux mauvais traitements dont font l’objet tant les personnels que les usager·es de Paris 1, nous comptons sur votre mobilisation.

TOUTES ET TOUS EN GRÈVE LE 2 AVRIL !
LE 2 AVRIL, ON SE LÈVE ET ON ARRÊTE LE TRAVAIL !

REFORME DES RETRAITES 2023 : Blocage de chantier à Saint-Denis/ Manifestation du 15/03/23/Rassemblement à la concorde

Le mercredi 15 mars, le projet de réforme des retraites arrivait au Sénat et ce même jour se tenait la 8e journée de mobilisation contre cette réforme. Dans la matinée, avait donc lieu une action de blocage du chantier de la piscine olympique de Saint-Denis. Dans cette première partie d’émission, nous vous proposons l’écoute du reportage réalisé lors de cette action.

Dans une deuxième partie d’émission l’après midi, nous vous diffusons les interviews qui ont pu être réalisée lors de la manifestation appelée par l’intersyndicale nationale d’Invalide à la place d’Italie.

Pour finir cette émission, nous vous diffusons les reportages réalisée sur la place de la Concorde le 16 mars dernier, à la suite de l’annonce de l’utilisation de l’article 49.3. En effet, le 16 mars dernier, une manifestation organisée par la coordination nationale étudiante à l’occasion du (non-) vote solennel de la contre-réforme des retraites, est partie de la place de la sorbonne dans le quartier latin, faisait la jonction avec le rassemblement organisé par l’union syndicale Solidaires place de la Concorde.

Dispersée peu avant 20 h par les forces de l’ordre, le rassemblement s’est transformé en une multitudes de manifestations sauvages qui ont défilé dans la ville, malgré les violences policières et arrestations arbitraires.

Le jeudi 16 : sur les 292 personnes interpellées le soir à Concorde, seul neuf ont été déferrées : toutes les autres ont eu droit à une nuit au poste juste pour le plaisir. Les personnes envoyées au tribunal l’ont juste été pour finalement écoper d’un « avertissement pénal probatoire » pour des accusations de « groupement en vue de (…) ». Il y a eu aussi une convocation ultérieure et une comparution immédiate pour refus de signalétique


Vendredi 17 : (Concorde bis) 64 garde à vue, 32 relâchées sans suite, 26 convocations ultérieures ou déferrement devant le substitut du procureur. 6 garde à vue toujours en cours

LES POSTIERS SANS PAPIERS DEVANT CHRONOPOST / MANIFESTATION CONTRE LE PASS VACCINAL

Samedi 8 janvier 2022 – Place de Catalogne → Place de la nation. Crédit photo : Serge D’Ignazio https://www.flickr.com/photos/119524765@N06/albums

Avec les limitations d’accès aux magasins causées par la pandémie, le trafic du colis a explosé. Les plateformes se font une concurrence sauvage entre Amazon, Prisme, Geodis… et la Poste. La Poste avec ses différentes divisions ou filiales utilise, elle aussi, la main-d’œuvre sans papiers. Alors Sans-papiers et postier, est-ce possible ? La direction de la Poste dira que non. Non, la Poste se contente de sous-traiter. La Poste, sous le nom de Viapost, Coliposte, DPD ou Chronopost, sous-traite à des sociétés qui gèrent les colis sur les lignes de roulement.

Dans ses garages et ses plateformes, la Poste et ses filiales ont confié une partie du travail à des entreprises de manutention pour contourner l’organisation syndicale et intensifier le travail. Au DPD de Coudray Montceaux comme au Chronopost d’Alfortville, la société sous-traitante s’appelle DERICHEBOURG. Cette société a fabriqué une entreprise d’intérim, DERICHEBOURG INTERIM. DERICHEBOURG se loue ainsi du personnel à lui-même à l’aide d’un artifice juridique validé par l’État. Cela rajoute un niveau de sous-traitance qui rend encore plus difficile la défense de nos droits.

Pendant 7 mois, de juin 2019 à janvier 2020, une lutte devant l’agence Chronopost d’Alfortville, avec un piquet installé jour et nuit, a permis d’imposer la régularisation de 27 travailleurs surexploités par cette filiale de La Poste et ses sous-traitants. Cela a permis aussi la régularisation de 46 autres travailleurs, travaillant dans d’autres sociétés et ayant activement participé à ce combat.

Depuis le 7 décembre 2021, un piquet de grève est réinstallé devant l’agence Chronopost Alfortville. Cette action a été décidée suite aux ruptures de contrats imposées par le sous-traitant Derichebourg sur le site de l’agence.

Le jeudi 6 janvier, se tenait devant le siège de Chronopost, un rassemblement des postiers sans papiers. Cela concernait tout particulièrement les deux piquets de grève liés à la Poste : celui de DPD, au Coudray-Montceaux avec Solidaires et SUD Poste 91 et celui devant l’agence Chronopost d’Alfortville avec Solidaires et SUD Poste 94.

Nous vous proposons dans ce premier temps d’émission, le reportage réalisé ce 6 janvier 2022 devant le siège de Chronopost dans le 14eme arrondissement de Paris.

La prochaine manifestation de soutien aux grévistes sans-papiers du piquet Chronopost Alfortville aura lieu jeudi 13 janvier à 11H, de la Direction de La Poste, 3 Place Salvador Allende à Créteil (M° Créteil Préfecture), jusqu’à l’antenne 94 de la Direction du travail (DRIEETS), hall B, immeuble Le Pascal (entrée sur le parking du centre commercial Créteil Soleil, niveau 2).

Le 8 janvier 2022, les Gilets jaunes et citoyens en colère était bien décidés à emmerder Macron, alors que la loi sur le Pass Vaccinal a été votée à l’Assemblée nationale puis renvoyée au sénat et un appel national fut lancer aux gilets jaunes.

Ce samedi, la manifestation parisienne partait de la place de Catalogne, en direction de nation. L’équipe de l’actualité des luttes se trouvait dans le cortège et nous vous diffusons le reportage réalisé ce même jour.

Bonne écoute !

 

LES AIDES A DOMICILE / LES INTÉRIMAIRES SANS PAPIERS DE RSI TOUJOURS EN LUTTES

Paris 23 novembre 2021 : à proximité de l’assemblée nationale

Face aux urgences du secteur du maintien à domicile et des structures médico sociales, le 23 novembre 2021, le Collectif National La Force Invisible Des Aides à Domicile a appelé à un large rassemblement des métiers du lien et du soin, bénéficiaires usagers et aidants, associations, collectifs, syndicats !

À l’appel du Collectif National La Force Invisible Des Aides à Domicile, des auxiliaires de vies de plusieurs régions de France étaient rassemblées devant Assemblée nationale.

Dans cette première partie d’émission, nous entendrons la parole de ses femmes, qui se tiennent prés des plus précaires.

Pour plus d’info :

Twitter : Collectif National LaForceInvisible Aide Domicile@NationalAide mail : collectif.laforceinvisible@gmail.com http://collectif-la-force-invisible.fr/

Depuis le 8 novembre au matin, les grévistes Sans-Papiers de la société d’intérim RSI tiennent un piquet de grève devant l’agence RSI de Gennevilliers.

Le 8 au soir, les policiers sont intervenus pour nous demander de démonter les trois tentes que nous avions posées. Ils se sont mis en ligne, à huit, bras croisés jusqu’à la fin du démontage. En gros, « vous pouvez revendiquer si vous voulez, mais vous aurez froid ». L’État se positionne aux côtés des patrons qui surexploitent leurs salariés. Il les protègent dans leurs illégalités.

Ce 22 et 24 novembre 2021, nous sommes allées à la rencontre des grévistes. C’est le reportage que nous vous proposons, en cette seconde partie d’émission.

Pour soutenir les grévistes sur le piquet : rsi 10 rue de la Sablière 92230 Gennevilliers. Métro Gabriel Péri (ligne 13). Puis Bus 177 vers Villeneuve-la-Garenne, arrêt Grésillons-Félix Éboué.

LA LOI DE SÉCURITÉ GLOBALE

Le 20 octobre, les députés de la majorité LREM ont déposé une proposition de loi de « sécurité globale » qui sera débattue par l’Assemblée nationale le 4 novembre. Son article 21 veut déréguler l’utilisation des caméras mobiles portées par les forces de l’ordre. Son article 22 veut légaliser la surveillance par drone. Son article 24 veut interdire au public de diffuser l’image de policiers.

Dans l’émission de ce jour, nous reviendrons sur cette proposition de loi en compagnie de Martin, membre de la quadrature du net et Meriem avocate en Seine Saint Denis et membre du syndicat des avocats de France.

LES INTERMITTENT-E-S DE L’EMPLOI / L’HÔPITAL TOUJOURS EN LUTTE

Cela fait trois mois que, par des tribunes, des interviews, des reportages, des vidéos et des rassemblements partout en France, que la sonnette d’alarme et tirer sur la situation dramatique des 2,3 millions d’intermittents de l’emploi.

C’est pourquoi, 14 collectifs de tous secteurs professionnels ont rédigé un « manifeste pour une réforme de l’assurance chômage ».https://drive.google.com/file/d/1xtpFUz5o03GDtWaKw_k1EgPbETSAkhlS/view?usp=sharing

Le 30 Juin dernier , 14 associations et collectifs tenait une conférence de presse unitaire dans un café prés de l’assemblée nationale.

C’est une partie de cette conférence de presse que nous vous proposons et vous pourrait entendre les interventions de : Yolanda Arrondo (guide conférencière), Marie Le Nestour (directrice logistique/ Événementiel) , Samuel Churin (comédien) , Mathieu Grégoire , sociologue, co-auteur du rapport « Quelle évolution des droits à l’assurance chômage ? (1979-2020) » et Nabil Azzouz (FO-HCR).

En seconde partie d’émission , nous serons dans la manifestation du secteur hospitalier , qui se tenait ce 30 Juin au départ de l’hôpital Cochin en direction du ministère de la santé. Dans ce reportage , nous entendrons le témoignages d’une laborantine de l’hôpital Henry Mondor et celui de Praticiennes à diplôme hors Union Européenne. bonne écoute !