Le 26 mai 2026, a eu lieu une grève nationale du social et médico-social. La situation de ce secteur se tend. Il doit faire face à la suppression de 12000 postes et a une dégradation des conditions de travail. C’est dans ce contexte que cette grève s’inscrit. Et donc, ce 26 mai, un rassemblement se tenait devant le siège du NEXEM, le MEDEF du travail social, dans le 3ᵉ arrondissement de paris. Dans ce reportage, nous allons entendre les prises de parole de plusieurs secteurs dont des salarié-e-s du SAMU SOCIAL, du 115 et bien autres puis un entretien avec une auxiliaire de vie.
Non aux frais d’inscription différenciés pour les étudiant.es étrangères hors UE
Alors qu’à Nanterre, La présidence de l’université et le ministère de l’Enseignement supérieur s’en prennent à la rémunération du personnel. Ils annoncent par ailleurs la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers (hors Union européenne !) sous l’appellation bienvenue en France : en licence, l’inscription passerait de 178 à 2 895 euros par an, et en master de 254 à 3 941 euros !
En cette fin de mois de mai 2026 l’État français est passé en force face à l’opposition des universités : leurs présidences regroupées dans la conférence des présidents ; Les travailleurs administratifs dits BIATOSS. Et notamment les étudiantes et étudiants.
Les mardis 12 et 26 mai 2026, a l’appel des RUSF (Réseau Universités Sans Frontières) et de l’intersyndicale de l’enseignement supérieur et de la recherche, devant Université Paris 7 Jussieu avait lieu une manifestation étudiante contre l’augmentation des frais de scolarité pour les étudiante-es non européens. Manifestation en direction du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche.
Dans ce second reportage, nous entendrons les prises de parole du 12 mai et suivra un entretien réalisé le 26 mai dernier, ou les étudiants ont organisé un rassemblement contre ce passage en force. Lors de l’assemblée inter fac d’après manifestation, un syndicaliste étudiant de Paris 8 Saint-Denis nous explique en quoi ce passage en force et scandaleux.
Pour commencer cette émission, nous allons parler du mouvement de grève à l’Université Paris 1. En effet, personnel-le-s et étudiantes et étudiants de Paris 1 était en grève ce jeudi 2 avril 2026 contre le budget d’austérité de la fac, et en particulier contre l’application de Bienvenue en France, c’est-à-dire l’application de frais d’inscription discriminatoires (15x plus élevés) pour les étudiants et étudiantes de pays hors Europe. Et aussi les précaires qui tiennent un mouvement de rétention des notes depuis janvier dernier.
Dans ce contexte, un rassemblement se tenait, ce jeudi, place du Panthéon, a l’appel de l’intersyndicale de l’Université Paris 1 et de l’Assemblée générale des personnel-le-s mobilisés.
Dans ce reportage, outre quelques prises de parole, nous entendrons les entretiens réalisés avec deux membres de l’intersyndicale qui nous parlerons plus en détail de ce mouvement et aussi une interview croisée de deux bibliothécaires mobilisée, contre les dispositions imposant la précarité et les frais d’inscription discriminatoires.
Dans le second temps de cette émission, nous revenons sur la proposition de loi de Caroline Yadan, députée apparentée au groupe Ensemble pour la République, qui pourrait faire glisser la lutte contre le racisme vers une restriction plus large de la critique politique, en particulier de la critique de l’État d’Israël. Pour cela, nous vous diffusons l’émission réalisée le 1ᵉʳ avril 2026 par la chaîne le média intitulé : LOI YADAN : CRITIQUER ISRAËL BIENTÔT UN DÉLIT : IL EST ENCORE TEMPS DE RÉAGIR
À noter, que ce jeudi 9 avril 2026, la pétition contre cette proposition de loi a franchi les 5000.000 signatures ce qui ouvre un débat sans vote à l’Assemblée nationale et la proposition de loi sera examinée dans l’hémicycle de cette même Assemblée les 16 et 17 avril 2026.
Appel de l’intersyndicale CGT FERC Sup Paris 1, SNESUP-FSU Paris 1, SUD-Éducation Paris 1
Toutes et tous en grève jeudi 2 avril !
L’intersyndicale de l’Université Paris 1 et l’Assemblée générale des personnels mobilisés appellent à une journée de grève le jeudi 2 avril. Depuis plusieurs mois, enseignant·es, personnels et étudiant·es se mobilisent contre les orientations budgétaires et la politique de frais d’inscription adoptée à une très courte majorité par le conseil d’administration.
Si la situation budgétaire est contrainte et de la responsabilité du gouvernement, alors il est nécessaire d’exiger des dotations de la part du ministère, et non de chercher des recettes et des économies sur le dos des étudiant·es et des agent·es de l’Université.
Des choix massivement rejetés
Les décisions budgétaires à Paris 1 sont une suite de mauvais choix : la présidence ne publie pas les postes nécessaires pour recruter des personnels BIAPTSS et enseignants, gèle le régime indemnitaire des agent·es, instaure des frais d’inscription pour les agent·es inscrit·es dans une formation à Paris 1 et applique une hausse drastique (multiplication par 16) des frais d’inscription pour la grande majorité des étudiant·es étranger·es non européen·nes, alors que jamais la présidence n’avait évoqué cette possibilité durant la campagne 2024. À aucun moment la présidence de l’Université n’a pris en compte les avis des personnels et des usager·es, qui ont pourtant massivement exprimé le rejet de ces mesures. La contrainte budgétaire ne peut justifier l’autoritarisme qui caractérise aujourd’hui la gouvernance de l’université. Depuis 2021, aucun document budgétaire vraiment explicite n’est communiqué aux personnels.
Il est impossible de connaître précisément l’affectation des ressources, qu’il s’agisse des dépenses liées à la vidéosurveillance ou du recours à des contractuel·les hors grille, par exemple. Pas moyen non plus de connaitre avec précision les prévisions de recettes attendues par la suppression des exonérations.
Pour répondre à un mouvement de rétention des notes mené contre la politique de frais d’inscription discriminatoire et xénophobe, la présidence a multiplié les menaces envers les enseignant·es mobilisé·es, les injonctions contradictoires et les consignes farfelues à l’égard des services de scolarité. Aujourd’hui, la présidence ne répond plus : à la moindre interpellation ou déclaration publique à l’occasion d’évènements universitaire, elle se réfugie dans ses bureaux, et en appelle aux services de sécurité.
Une autre politique d’établissement est possible.
Alors même que l’augmentation des droits d’inscription des étudiant.es étranger.es conduira à éloigner de Paris 1 beaucoup de candidat·es, la présidence choisit d’encourager la transformation de cours en anglais au nom de « l’attractivité internationale » en accordant une prime aux enseignants volontaires ! La réintégration du personnel de ménage au sein de l’université permettrait d’économiser près de 500 000 euros par an. L’externalisation de la rédaction des comptes-rendus, les dépenses liées à la présence constante de personnels de sécurité, les dépenses de communication exagérées, les propositions de formations souvent inadaptées aux besoins des personnels, la création d’un nouveau service chargé de construire un « Écosystème scientifique » qui confond recherche et innovation, toutes ces dépenses pourraient être ré-examinées et réduites sans aucun doute. Ces exemples ne représentent que quelques cas parmi d’autres. Et pourtant, la présidence décide de faire payer le prix de la contrainte budgétaire aux agent·es et aux étudiant·es.
Il est temps de s’appuyer sur les mobilisations des personnels pour réclamer auprès du ministère et de l’État des moyens supplémentaires au lieu de réprimer la contestation, ce qui a pu aller à la fin de l’année dernière jusqu’à faire appel aux forces de police.
Malgré les pressions de toute sorte, le mouvement de protestation prend de l’ampleur : il s’élargit à toutes les catégories de personnels, qui, ensemble, ont décidé d’une grande journée de grève, le 2 avril.
Nous exigeons de la présidence et de la tutelle
L’amélioration des conditions d’enseignement, de recherche et d’accueil des étudiant·es, et des rémunérations de tous les personnels ;
Le rétablissement des exonérations des droits différenciés pour les étudiant·es étranger·es extra-communautaires et la suppression des droits d’inscription pour les agent·es de Paris 1 ; La revalorisation indemnitaire (IFSE) des BIAPTSS pour compenser la perte de pouvoir d’achat lier à l’inflation et au gel du point d’indice ; Le paiement immédiat de toutes les heures de travail effectuées ; La création de postes statutaires (enseignant·es, enseignant·es-chercheur·euses et BIAPTSS) à hauteur des besoins dans toutes les composantes, services et bibliothèques ; Des contrats de travail pour les enseignant·es vacataires, aujourd’hui payé·es avec des mois de retard, et contraint·es à des recours au tribunal administratif pour faire valoir leurs droits.
Il est temps de cesser de faire porter les contraintes budgétaires sur les plus précaires. Pour résister et mettre à bas la discrimination et l’austérité érigée en politique d’établissement, mettre fin aux mauvais traitements dont font l’objet tant les personnels que les usager·es de Paris 1, nous comptons sur votre mobilisation.
TOUTES ET TOUS EN GRÈVE LE 2 AVRIL ! LE 2 AVRIL, ON SE LÈVE ET ON ARRÊTE LE TRAVAIL !