OCCUPATION DES SANS FAC A L’UNIVERSITÉ DE NANTERRE/ LES BIBLIOTHÈQUES UNIVERSITAIRE EN LUTTE

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Depuis le 27 octobre dernier, un groupe d’étudiants et étudiantes emmené par une tendance de l’UNEF, occupe les locaux de la présidence de l’université de Nanterre. Ce mouvement des “sans-facs”revendique l’inscription en licence ou en master d’une soixantaine d’étudiants et étudiantes qui se sont retrouvés sans aucune place en formation à la rentrée, à cause de la sélection de plus en plus grande à l’université.

Le jeudi 2 décembre, un appel à soutenir et rejoindre l’occupation a amené des enseignant.e.s du 1er et 2ᵉ, des étudiant.e.s d’autres universités et des syndicalistes de différents secteurs à s’inviter eux et elles aussi dans les bureaux occupés.

Plusieurs participantes racontent cette journée et les raisons de leur participation dans des Interviews enregistrées pendant l’occupation. Et nous pourrons entendre également des prises de parole issue des meetings de fin novembre et début décembre.

https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/mobilisation-des-sans-facs-de-nanterre-un-combat-juste-20211111_ERCFNXT55RCWRHSMN2NKAJXHDI/)

En fin d’après midi, un huissier est entré avec des responsables de la fac, pour “constater l’occupation et les éventuelles dégradations”… Les personnes présentes en ont profité pour lui demander de constaté qu’elles étaient empêchées de sortir. Les agents de sécurité ont alors enfin accepté la sortie des quelques soutiens qui avaient besoin de partir.

À 19 h, une sorte de meeting s’est tenu dans l’entrée, avec le soutien des personnes dehors à travers des grilles et portes vitrées. Et le lendemain matin (vendredi), une rencontre s’est enfin tenue entre la direction de l’université et une délégation de sans-facs et de militants de l’UNEF. La direction a proposé que chaque sans-fac soit reçu par les responsables des UFR concernées.

En attendant, l’occupation se poursuit et une nouvelle rencontre a été proposée lundi à la présidence pour poursuivre la négociation.

Le communiqué de presse de la présidence et ses déclarations dans le Parisien comportent des mensonges flagrants :

– des agents de sécurité blessés… alors qu’ils m’ont parus en bon état, et que les contacts physiques les plus risqués sont systématiquement venus d’eux (et encore, pas tous, car la plupart étaient raisonnables) ;

– plusieurs fenêtres fracturées… alors qu’il y a eu simplement une fenêtre ouverte pour entrer.

– un agent de sécurité retenu plusieurs heures contre son gré… alors que ce sont ses collègues qui verrouillaient tout le bâtiment, l’enfermant dans l’occupation !

Depuis la mi-novembre, plusieurs mouvements de grève ont débuté dans des bibliothèques universitaires franciliennes.

Nous commencerons cette partie d’émission avec une des grévistes de la bibliothèque universitaire de Paris-8 (Saint-Denis) nous explique les motifs de ce mouvement lui aussi très suivi : la lutte contre le non-renouvellement de trois magasiniers et bibliothécaires contractuels qui enchaînent pourtant les CDD depuis cinq ans, et plus généralement la lutte contre la précarité de l’emploi. Dans les deux bibliothèques, les grévistes se rassemblent malgré les différences de statut pour défendre leurs conditions d’emploi et de rémunération.

Pour les soutenir, on peut passer sur les piquets de grève de chaque bibliothèque et même contribuer à la caisse de grève de Paris-8 :https://www.helloasso.com/associations/crev/collectes/caisse-de-greve-bibliotheque-paris-8

Ensuite, nous nous rendrons au campus Condorcet à Aubervilliers, ou le 30 novembre dernier, se tenait un rassemblement et nous avons rencontré une salariée du campus qui nous entretien de la difficulté de fonctionnement du site.

Et nous terminerons avec des grévistes de la Bibliothèque Sainte-Geneviève (Paris) à l’occasion du rassemblement qui s’est tenu sur place le jeudi 2 décembre pour demander le maintien du niveau de rémunération des horaires de soirée pour les magasiniers.

C’est la première fois que cette bibliothèque est fermée du fait d’une grève, très suivie par les personnels de différents statuts (fonctionnaires titulaires, contractuels en CDD, étudiants et étudiantes vacataires).

Voir par exemple le texte des vacataires étudiantes de la BSG :

https://paris-luttes.info/manifeste-deux-monitrices-de-la-15514?lang=fr
https://paris-luttes.info/manifeste-deux-monitrices-de-la-15514?lang=fr

JUSSIEU : Grève du personnel de nettoyage / QUEL ENSEIGNEMENT POUR LA LANGUE BRETONNE ?

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Paris 21 septembre 2021 ; Jussieu : Salarié-es du ménage en grève. Crédit photos Serge D’IGNAZIO Ouvrier/Photographe
https://www.flickr.com/photos/119524765@N06/albums

Le 14 septembre dernier, a débuté à l’université de la sorbonne Jussieu, une grève des salarié-e-s du nettoyage.

La direction de l’université, sous-traite le nettoyage à la société Arc En Ciel qui exploite les salarié.e.s, allant jusqu’à des pratiques illégales. Arc En Ciel a fait signer des contrats antidatés à des salariés comprenant mal le français pour pouvoir les virer. Ces salariés travaillaient sans contrat depuis février.

Arc En Ciel fait travailler en août 20 salariés au lieu des 30 déclarés à l’université qui n’a rien contrôlé. Ces 20 salariés ont donc fait le travail de 30 agents ce qui était déjà insuffisant pour décaper les locaux, nettoyer l’ensemble des parkings du site et nettoyer toutes les toilettes de Jussieu chaque jour et de vider toutes les poubelles du site deux fois par semaine. Une salariée devait nettoyer à elle seule 160 WC par jour : elle a fini aux urgences.

Des centaines d’heures complémentaires n’ont pas été payées : par exemple 164 heures complémentaires non payées pour une salariée, maîtrisant mal le français.

Arc En Ciel a imposé la diminution des cotisations sociales : pour 10 euros gagnés par un salarié, Arc En Ciel cotise 40 euros de moins qu’à la Sécurité Sociale. Avec ce système, les agents perdent entre 20 et 30 euros par mois lors de leur retraite.

C’est dans ce contexte que le mardi 21 septembre, se tenait à l’entrée de l’Université un grand rassemblement de soutien au personnel en grève et nous vous proposons en première partie de cette émission, le reportage réalisé ce même jour.

En juin dernier à l’occasion de l’arrivée de la Redadeg, près de 15 000 bretons défilaient dans les rues de Guingamp pour s’opposer à la décision du Conseil Constitutionnel annulant en partie la loi Molac sur les langues dites régionales et déclarant l’enseignement immersif anticonstitutionnel. C’était le point culminant d’une série de mobilisations en faveur de l’enseignement en langue bretonne dans toutes les filières et pour une Convention État Région pour la transmission et l’usage des langues Bretagne ambitieuse et à la hauteur des attentes des Bretonnes et des Bretons.

Dans l’enseignement bilingue public on dénombre de multiples difficultés : fermetures, projets d’ouvertures non aboutis, difficultés de recrutement… :

Dans le secondaire aux lycées de Guingamp, Morlaix et dans les collèges de Callac, Plouha, Lanmeur, Ploemeur, St-Brieuc et dans le primaire à Cléder, Cleden-Poher, Morlaix, Ploezal-Runan, Montfort-Sur -Meu, Languidic

Dans les écoles Diwan les classes des collèges du Releg-Kerhuon et de Plesidy sont surchargées notamment par ce qu’y sont accueillis les élèves à qui l’État n’est pas capable d’offrir la continuité pédagogique dans la filière bilingue publique (jusqu’à 40 élèves par classe !!)

Nous vous proposons en seconde partie d’émission, un entretien réalisé il y a quelques jours avec un professeur de langue bretonne.

Bonne écoute !

LA COORDINATION LYCÉENNE DE PANAME

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Le dimanche 9 mai la coordination lycéenne autonome  de Paname nous appeler à manifester :”Cette année covid 2020-2021, sous chape de plomb, n’en finit pas de finir et nombreux sont ceux qui commencent à comprendre qu’elle n’en finira peut-être jamais, ce qui est pour le moins effrayant.

Ajoutons à cela, à cette crise sanitaire systémique, une raison encore de désespérer : la perspective d’une période électorale exécrable, déjà entamée, durant laquelle le nauséabond le disputera au répugnant : de la laïcité, des valeurs de la République, de l’islamophobie, des réunions en non-mixité, du non-débat sur l’écriture inclusive, en passant par la raréfaction à très vive allure de nos libertés, la surveillance généralisée, les incitations à la délation de tout ordre, à l’instrumentalisation sans aucune vergogne, de nos peurs, celle de la mort en particulier, induite par le virus qui nous assiège en effet, virus dont on ne dira jamais assez qu’il a notre mode de vie pour cause, le capitalisme agonisant pour le dire autrement, nous allons, les 12 mois à venir, en baver, jusqu’à la nausée.

Tout cela, évidemment, pour ne surtout pas avoir à parler des problèmes essentiels : un système hospitalier à l’agonie, une école et une université exsangues, un creusement de plus en plus obscène des inégalités, une crise sociale cataclysmique à venir, des problèmes écologiques à ne plus pouvoir les compter, bref une fuite en avant qui poursuit, quasi à l’identique, en pire peut-être, dans le monde d’après, tout ce qu’il faudrait pourtant éradiquer du monde d’avant.

D’aucuns veulent croire que la manifestation du 1er mai pourrait relancer les luttes, si nécessaires en effet et faire fleurir un vent de révolte printanier. J’espère me tromper, mais la manif du 1er mai, avec son habituel cortège de tête où quasi tout le monde se connaît, ses rituels de “chamailleries” contre les condés, quelques mobiliers urbains ciblés amochés et agences bancaires redécorées ou réellement roussies, pas plus qu’une autre mobilisation, ne parviendra pas à ébranler le pouvoir en place, muré dans sa surdité feinte, donc abjecte, mais fort bien orchestrée.

Le retour du : Moi-Macron ou le chaos et le fascisme dans lequel on veut, de nouveau, nous enferrer, risque bien une nouvelle fois de fonctionner et de permettre au pantin managérial de renouveler – ou pas – son mandat. Ou non ? Peu importe en effet puisque le chaos et le fascisme sont déjà bien là qui devraient nous conduire, acte de résistance sans fumée ni danger, à déserter, fissa, fissa, toute fréquentation des urnes électorales qui n’ont maintenant avec les urnes funéraires pas que le substantif de commun.

Par quoi donc les nervis nous tenant lieu de gouvernants pourraient-ils donc se sentir déstabilisés et être ébranlés ? La jeunesse fougueuse, si fébrile à l’approche du sacro-saint baccalauréat, pourrait bien être notre planche de salut, il n’est pas déraisonnable, en tout cas, d’en faire le pari alors que depuis la reprise en présentiel, ce lundi 3 mai, les blocages de bahuts essaiment comme le pollen se propageant anarchiquement au gré du vent durant le printemps.

Ne laissons pas les lycéens, une fois encore, se faire massacrer, sans coup férir, lycéens qui après plus d’une année de scolarité chaotique sous confinement liberticide et scolarité rabougrie, se trouvent légitimement à bout et secondons-les ce dimanche dans les rues de Paname !

Le “relâchement” des examens, en 1968, a permis, selon une étude, l’ascension sociale des bacheliers de cette année-là, diplômés de l’université par la suite, plus souvent mieux intégrés. Cette “faveur” de départ a aussi eu des conséquences positives pour leurs enfants, surtout ceux issus des classes populaires, les conduisant à mieux réussir à l’école.

Au vu de ce que les élèves de terminales ont dû subir depuis le début de la crise sanitaire en mars 2020, il ne serait que justice que tous obtiennent ce sésame qu’est le bac, tel un baume largement mérité, après ces plus de 15 mois de scolarité asphyxiante, et pas seulement du fait du port du masque. Quant à contrer Parcoursup, cet algorithme à sélectionner et à gérer des flux sans considération de l’humain, quant à créer des places à l’université et à construire de nouvelles universités, sur tout le territoire, c’est une autre affaire encore, dont ces mêmes futurs étudiants pourront s’emparer lorsqu’ils seront, toutes et tous, dans la place.
Et Georges Bernanos de déclarer : « Hélas ! C’est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à la température normale. Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents » ; « Il faut beaucoup d’indisciplinés pour faire un peuple libre ».”

Afin de mieux connaitre cette organisation et les enjeux politiques qui l’anime nous les avons invitées en studio afin de réaliser une émission ensemble.

Plus information sur https://twitter.com/clapaname?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Eembeddedtimeline%7Ctwterm%5Eprofile%3Aclapaname%7Ctwgr%5EeyJ0ZndfZXhwZXJpbWVudHNfY29va2llX2V4cGlyYXRpb24iOnsiYnVja2V0IjoxMjA5NjAwLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfSwidGZ3X2hvcml6b25fdHdlZXRfZW1iZWRfOTU1NSI6eyJidWNrZXQiOiJodGUiLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfSwidGZ3X3R3ZWV0X2VtYmVkX2NsaWNrYWJpbGl0eV8xMjEwMiI6eyJidWNrZXQiOiJjb250cm9sIiwidmVyc2lvbiI6bnVsbH19&ref_url=http%3A%2F%2Factualitedesluttes.info%2Fwp-admin%2Fpost.php%3Fpost%3D8389%26action%3Dedit

PRÉCARITÉ A L’UNIVERSITÉ

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Lyon 26 novembre 2019 ; manifestation étudiante contre la précarité

En novembre 2019, Anas, un jeune étudiant stéphanois s’était immolé devant le Crous (centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires) pour dénoncer la précarité étudiante. En février 2021, c’est Guillaume qui a été retrouvé pendu dans sa chambre d’étudiant du campus de Nanterre.

Avec l’épidémie de Covid-19, c’est l’ensemble des inégalités qui se sont creusées et le sujet de la précarité étudiante a pu faire les choux gras de l’actualité médiatique. Néanmoins, la dégradation des conditions d’études, de travail et de vie de l’ensemble de la population universitaire se dégradent depuis de nombreuses années.

Les réponses de l’état ont été d’une part la mise en place d’un numéro vert, une prime de 150 euros et un chèque psy de 30 euros. D’autre part, le passage en force de la réforme loi de programmation recherche (LPR) sur le financement de la recherche qui renforce la précarité des conditions de la recherche et contre laquelle les enseignants se battent depuis son annonce.

Enfin, une campagne de discrédit médiatique autour d’une mouvance “islamo-gauchiste” à l’origine de tous les maux de l’université.

Dans cette émission, nous avons donc décidé de prendre le temps de revenir sur l’ensemble de ces sujets. Tout d’abord vous pourrez écouter une interview de Victor étudiant et résidant du CROUS de Nanterre et militant à l’UNEF (l’union nationale des étudiants de France). Ensuite vous pourrez entendre un entretien avec deux étudiantes de Paris 1 Panthéon Sorbonne et de Paris 8 Saint-Denis, toutes les deux militantes à solidaires étudiant, avec qui nous revenons sur l’ensemble de ces sujets, sur les difficultés et les perspectives de luttes qui existent dans cette période particulière.

Pour plus d’info sur le cahier revendicatif de solidaires étudiant-e-s : https://www.google.com/url?esrc=s&q=&rct=j&sa=U&url=https://solidaires-etudiant-e-s.org/site/2020/09/15/contre-la-precarite-etudiante-et-pour-lamelioration-des-conditions-detudes-nos-revendications/&ved=2ahUKEwjJ0efbw6XvAhUGx4UKHUN3ArUQFjAAegQICRAB&usg=AOvVaw3c6KvGPdv09nElSRCZnm8v

HOMMAGE A RAYMOND GURÊME

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Dans l’émission de ce jour nous rendons hommage a Raymond Gurême en vous diffusant une prise de parole réalisé avec lui même lors d’un forum autour du sujet de la violence d’État datant de 2015.

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET RECHERCHE

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Après Parcoursup et la hausse des frais d’inscription pour les étudiant-e-s étranger-e-s, le gouvernement accélère la destruction du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) avec la préparation de la loi de programmation pluriannuelle pour la recherche (LPPR).

Quel avenir pour l’enseignement supérieur et la recherche , voici le thème de cette émission et pour en parler nous serons en plateau en compagnie du collectif des précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche Ile de France.

En fin d’émission , nous aurons un appel suite a l’incendie qui a eu lieu hier soir au centre de rétention de Vincennes.

GILET JAUNE CA CONTINUE !


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Le mouvement des gilets jaune a redessiné tout un tas de rencontres qui permettent d’être en capacité de fabriquer des victoires comme au Mans.

Ce mouvement est l’objet de recherches de la part de sociologues qui se décident enfin à quitter leur bureau et leurs bouquins pour se confronter avec intérêt à leur sujet comme lors de la réunion du 17/10, organisée à EHESS par la LDH.

Dans l’émission de ce jour , dans un premier temps , nous diffusons un entretien réalisé le 21 Octobre dernier avec Christian , gilet jaune dans la région du Mans et ensuite sur ce même thème , nous pourront entendre un montage de la réunion du 17 Octobre dernier, organisée à EHESS-école des hautes études en sciences sociales par la ligue des droits de l’homme.

Depuis quelques jour un mouvement de gréve a débuté au dépôt SNCF de Châtillon et en cette fin d’émission , nous vous lirons un communiqué d’appel concernant ce mouvement. bonne écoute!