Le gouvernement de droite récemment élu en Bolivie a promulgué un décret suprême (5503) qui ouvrait la porte aux investissements transnationaux « fast-track » ou accélérés, et prévoit des réductions d’impôts pour les ultra-riches, tout en augmentant le prix de l’essence de 82 % et celui du diesel de 163 %. Face à cela, une mobilisation s’est organisée fin décembre 2025, début décembre 2026. Début janvier, la marche « La Bolivie ne se vend pas »,Bolivia No Se Vende, est arrivée au siège du gouvernement, avec près d’un demi-million de manifestants, et près de 40 points de blocage ont été enregistrés sur les principales routes du pays. face à cette organisation le gouvernement a reculé immédiatement mais a néanmoins affirmé qu’il prévoyait de présenter de nouvelles réformes dans les mois à venir. pour mieux comprendre, les tenants et les aboutissants de cette mobilisation et les perspectives politiques qui se dessinent dans les moi à venir, nous avons donc demander à Samuel Morville, habitant de la région de Cochabamba de répondre à nos questions. C’est son interview que nous vous diffusons pendant l’ensemble de cette émission.
Suite au soulèvement qui commence en 2011, en Syrie, une coalition dominée par les Kurdes dirigée par le Parti de l’union démocratique ainsi que des groupes kurdes, arabes, syriaques-assyriens et turkmènes cherchent à établir une nouvelle constitution pour la région autonome, tandis que l’armée syrienne et les milices alliées se battent pour garder le contrôle de la région. Cela a conduit à la création de l’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie (AANES), le Rojava, en 2016.L’AANES affirment que les événements constituent une révolution sociale[4] avec un rôle important joué par les femmes à la fois sur le champ de bataille et au sein du nouveau système politique, ainsi que la mise en œuvre du confédéralisme démocratique, qui privilégie la décentralisation, l’égalité des sexes et la nécessité d’une gouvernance locale par la démocratie directe.
Début janvier, le gouvernement de transition auto proclamé d’al-Charaa en Syrie, appuyé par le gouvernement turc et des milices islamistes multiplient les offensives offensive militaire. Cela démarre par la prise du quartier kurde de Cheikh Maqsoud à Alep puis par la prise de Deir Hafer et de Maskanah avant de s’étendre aux gouvernorats de Raqqa, Deir ez-Zor et Hassaké. Le 18 janvier, un cessez-le-feu est signé, mais des combats se poursuivent jusqu’au 20 janvier. Malgré un cessez-le-feu et 11 ans après la victoire héroïque du YPG à Kobané face à l’offensive du gourvernement de transition, le projet d’un Kurdistan autonome est menacé de définitivement disparaître. Le vendredi 30 janvier, le gouvernement de transition syrien et les Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdes) ont annoncé, un accord global pour l’intégration progressive des forces militaires et de l’administration de la zone autonome kurde au sein de l’Etat syrien.
Face à ces attaques, une mobilisation en soutien au combattants du Rojava s’est organisée avec la création de comité de soutien dans plusieurs villes et l’envoi de ” Caravane du peuple” en direction de cette région de la Syrie. Dans cette émission, nous revenons donc sur cette mobilisation, en vous diffusant notamment un interview réalisé avec des membres de Young Struggle et du CDKF.
Aujourd’hui, nous vous diffuson un interview réalisé avec un membre du SMG qui revient sur les raisons pour lesquelles son syndicat n’ a pas rejoint l’appel à la gréve de ce début d’année.
” Les syndicats et organisations de défense des intérêts des médecins libéraux appellent à une grève à partir du 5 janvier prochain et à des manifestations afin de protester contre le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), qui vient d’être adopté le 17 décembre. Sous couvert de défendre l’accès aux soins et le système de santé, ces organisations défendent surtout les privilèges d’une corporation et ses bénéfices. Ielles s’insurgent contre les limitations portées aux dépassements d’honoraires, contre le contrôle de l’augmentation injustifiée des profits réalisés dans certaines spécialités, et défendent bec et ongles un système libéral qui a désormais largement fait la preuve de son incapacité à remplir le service essentiel à la population que représentent les soins de santé. Le SMG partage avec les syndicats médicaux le rejet de certaines mesures de ce PLFSS, qui vont à l’encontre de la santé des habitant·es en obligeant les médecins à limiter leurs prescriptions d’arrêts de travail pourtant nécessaires à la santé de leurs patient·es… et en infligeant des amendes aux professionnel·les de santé si ielles ne remplissent pas le dossier médical partagé. Le SMG rejoint surtout les critiques d’un PLFSS, dont les mesures les plus violentes socialement, telles que le doublement des franchises médicales, ont été reportées [3], mais qui reste un budget d’austérité dans la même logique néolibérale de privatisation du système de soins avec entre autres la taxation des complémentaires santé qui se reportera finalement sur les assuré·es. Nous pensons qu’il faut sortir d’une logique purement budgétaire. Un changement radical de paradigme est nécessaire tant au niveau de l’organisation du système de santé que dans le renforcement de la protection sociale. Nous continuons à militer pour une Sécurité sociale universelle à 100 % [5], pour une réelle démocratie sanitaire incluant les habitant·es, pour la lutte contre les dépassements d’honoraires et pour le développement d’un grand service public du soin de premiers recours [6]. Ces mesures permettront d’améliorer les conditions de travail des professionnel.les, de reprendre le contrôle démocratique de l’organisation territoriale des soins primaires et d’améliorer l’accès (financier et géographique) des personnes aux soins selon leurs besoins. Pour défendre un système de santé plus juste, plus respectueux des travailleur.ses et des usager.ères, plus accessible, et surtout plus efficace, médecins ou pas, rejoignez le SMG ! Pour l’Assurance Maladie Obligatoire Universelle Remboursant à 100 %Publié le mardi 11 octobre 2022, par SMGA la demande du ministre de la Santé, le Haut Conseil pour l’avenir de l’Assurance maladie a rendu un travail fin 2021 avec 4 scénarios d’évolution, notamment celui d’une « Grande Sécu ». Suite à ces annonces, le Syndicat de la médecine générale (SMG) a constitué un groupe de travail pour réfléchir et faire des propositions concernant l’accès aux soins et la Sécurité sociale. Un texte a été produit après 6 mois de travail collectif, dans lequel le SMG réaffirme ses fondamentaux et défend une assurance maladie obligatoire universelle remboursant à 100 %. Ce texte est le résultat d’une écriture collective de mars à septembre 2022.Introduction Depuis le XIXe siècle, la protection sociale s’est progressivement construite mais reste encore et toujours le terrain de luttes. La protection sociale a pour objectif de protéger chacun.es contre les différents accidents de la vie (maladie, accident du travail, vieillesse, chômage) et a donc globalement un impact positif sur la santé. En effet, garantir un revenu permettant de subvenir à ses besoins en cas de perte de travail ou lors de la retraite, par exemple, permet de continuer à avoir des conditions de vie correctes : manger à sa faim, satisfaire ses besoins en hygiène, dormir à l’abri des aléas climatiques… Tout cela impacte positivement un certain nombre des déterminants en santé et contribue à maintenir un bon état de santé de la population. S’il n’y avait pas de service public de santé associé à un système mutualiste public, il y aurait probablement un service privé qui permettrait aux plus riches d’avoir accès à un système de soins organisé. En effet, il n’y a pas de système de soins organisé sans système financeur, c’est-à-dire sans organisme « collecteur », indifféremment du fait qu’il soit public ou privé. De plus, un tel système d’assurance sociale doit être généralisé au plus grand nombre pour permettre d’avoir un niveau de dépenses de santé suffisant et ainsi participer à maintenir une population en bonne santé. Penser l’assurance maladie nécessite donc en préambule, de rappeler que seule, elle ne peut garantir la santé d’une population : c’est bien la protection sociale dans son ensemble (retraite, chômage…) qui permet d’atteindre des objectifs de bonne santé d’une population. Dans ce texte, nous développerons les principes fondamentaux que le SMG souhaite pour une assurance maladie obligatoire, universelle et solidaire, qui prenne en charge en totalité les frais de santé. Nous détaillerons ensuite les enjeux de financements et gouvernance d’un tel modèle, en affirmant notre conception de l’assurance maladie comme bien commun, c’est-à-dire appartenant à tous·tes et gérée par des processus coopératifs de démocratie participative et directe. Enfin, nous répondrons aux arguments qui ont été opposés à ce modèle alternatif. Ce texte n’a pas vocation à être exhaustif ni programmatique. Il est un outil pour partager nos idées et points de vue en espérant ainsi ouvrir le champ des possibles ; champ de possibles que nous savons devoir et voulons construire avec d’autres. Toute personne ou organisation ayant envie de partager ces réflexions sur le sujet est donc la bienvenue.”
Dans cette émission, nous revenons avec Marie Ranjanoro, auteure de Feux, Fiévres Forêts, fiction historique qui se déroule lors de l’ insurrection de 1947 à Madagascar, sur les différentes raisons et enjeux de la mobilisation qui a été entamée sur ce territoire en septembre 2025.
Lors du mouvement contre la réforme des retraites, nous avons vu apparaitre le cortège des Inverti.e.s, (Militant Communiste TRANS.PÉDÉS.GOUINES.) dans les manifestations. Depuis, ce collectif n’a pas cessé de s’investir dans les luttes sociales : contre l’extrême droite, dans la campagne stop arming israël, au 1er mai… A l’occasion de leur participation à la deuxième édition du “village antifasciste” le 10 mai 2025, nous avons réalisé un entretien avec l’un de ses membres afin de revenir sur l’action politique de ce collectif depuis sa création.
Lors du mois de Mars dernier, une semaine de révoltes s’est déroulée à Argenteuil impliquant la jeunesse de cette ville et le déploiement d’une diversité de brigades policières, pour finir par l’intervention de la CRS 8 et la menace par la préfecture de l’expulsion des logements sociaux des familles dont l’un des membres serait arrêtés.
Les médias et la préfecture ont expliqué ces événements par des affrontements entre “bandes organisées” et le problème des “rodéos urbains”. De notre côté, en discutant avec la jeunesse et les habitants de la ville, ceux là nous ont décrit des provocations multiples de la part de la police et une impossibilité de rentrer en contact avec les services de la villes. Or, Argenteuil c’est la ville d’Ali Ziri, mort des suites de son interpellation policière en juin 2009. Mais c’est aussi la ville de Sabri, un jeune de 18 ans, mort dans des circonstances troubles en deux roues en mai 2020, dans lesquels la police est suspectée. Alors, nous avons passé quelques jours dans la Maison pour Tous qui se trouve sur la Dalle d’ Argenteuil afin de produire une émission de radio avec des jeunes de la ville intitulé ” Lumière sociale” qui permettent de recueillir la parole des habitants et d’éclairer autrement le contexte dans lequel ces révoltes ont eues lieux.
women march behing a banner which read as “Sexist reform, feminist strike, down with Macron, capitalism and patriarchy”, during a demonstration against the proposed pensions overhaul on International Women’s Day in Toulouse, southwestern France on March 8, 2023. (Photo by Charly TRIBALLEAU / AFP)
Le 8 mars dernier, la journée internationale pour les droits des femmes était placée sous le signe de a lutte contre l’extrême droite. Afin de faire un bilan de ces mobilisations féministes du 7 mars ( marche de nuit) et du 8 mars ( manifestation annuelle), nous avons réalisé un interview avec le Collectif des féministes révolutionnaires que nous vous diffusons aujourd’hui.
Le samedi 1er mars, la municipalité de Saint-Denis, inaugurait la place Jean Jaurès. Cette place centrale où se tenait depuis longtemps le marché de cette ville que la municipalité a décidé de le déplacé. Lors de cette cérémonie, des collectifs de luttes, se sont rappelés, au bon souvenir de la municipalité. A cette occasion nous vaon pu réaliser un reportage avec certain d’entre eux, entre autres, le collectif pour le bus en centre-ville, le collectif droit aux étrangers et étrangères.
Plus tard dans cette journée de samedi, se tenait une réunion publique du collectif ilot 8 en péril. Le collectif de l’îlot 8 a déposé en décembre 2023 un recours devant le tribunal administratif contre la convention signée avec l’ANRU par la ville de Saint-Denis, l’EPT Plaine Commune et les bailleurs du territoire, sur le projet de rénovation du centre-ville. Ce recours porte sur le projet de résidentialisation des îlots de la ZAC Basilique qui va impacter durablement les locataires qui l’habitent : destruction des passerelles, destruction des escaliers publics, suppression de la dalle faisant le lien entre les îlots, 9, 8, 4, suppression des services sur la dalle tels la crèche, le centre de radiologie, Objectif emploi, la Maison Jaune…, privatisation et végétalisation des espaces sur dalle avec hausse des charges dues au transfert de l’entretien et de la maintenance vers les locataires.
Dans cette émission vous pourrez donc entendre dans un premier temps le reportage réalisé lors de la cérémonie d’inauguration de la place Jean Jaurès, puis dans un second temps, une partie des interventions réalisées lors de la réunion publique avec le collectif de l’ilot 8.
La Coordination des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité @CoordNatComitesHopitaux est une association pluraliste regroupant des citoyen.ne.s, usager.e.s, élu.e.s, professionnel.le.s de la santé dans des collectifs ou comités locaux ou départementaux pour un égal accès de toutes et tous à la prévention, aux soins, à la santé, sans frein de quelque sorte, que ce soit géographique, financier, culturel, de genre, et d’origine. Elle s’est créée officiellement aux rencontres de Saint-Affrique des 3 & 4 avril 2004 et comprend plus de 70 groupes ou comités adhérents, présents sur toute la France. Dans la diversité de ses comités, son but est d’agir :
pour une réponse de qualité aux besoins de santé de la population garantissant une égalité d’accès à tous et toutes, en tout point du territoire sans discrimination.
pour le rétablissement, le maintien, l’amélioration et le développement des structures hospitalières de proximité dans le cadre du service public et d’un aménagement égalitaire du territoire.
pour le maintien, l’amélioration et le développement du maillage des soins de premier recours au plus près de la population. La Coordination Nationale permet la mutualisation des expériences, des savoirs et des savoir-faire et l’action juridique. Tout en respectant l’autonomie et la liberté de chaque comité, la Coordination Nationale permet à ses adhérents, à l’occasion de Rencontres Nationales, de se former, de mener une réflexion collective et d’émettre des avis et des propositions sur la politique générale de santé, son financement et ses déclinaisons dans les territoires et bassins de vie. Elle produit à cet effet un bulletin hebdomadaire d’information qui revient sur les luttes menées et qui permet de coordonner et d’échanger au sujet des actions a mener dans le domaine de la santé.
Le 1er février la coordination participé aux rencontre “Convergence Service Publics” qui se déroulait à Montreuil et dont le thème était la Sécurité sociale. C’est suite à cette rencontre que nous avons décidé de revenir avec eux sur leurs actions et leur organisation. Vous entendrez donc dans cette émission Jean, président du collectif de défense ADEMAT dans le pays de Remiremont, Jean Luc militant du collectif nantais pour le droit à la santé et la protection sociale pour toutes et tous, et Guillaume, président d’un collectif à Montargis.
Pour plus d’information : https://coordination-defense-sante.org/bulletin-de-la-semaine/
Zot Pa Sel est un des collectifs qui s’investit dans la mobilisation contre la vie chère à la Martinique. Depuis plusieurs mois, ils ont initiés un combat juridique en assignant GBH ( Groupe Bernard Hayot) pour non publication de comptes, et lance une plainte collective contre X pour abus de position dominante. Mais cela n’est pas leur seul combat. Persuadés que c’est le système de la grande distribution qu’il fait démanteler, ils s’investissent avec de nombreux collectifs environnementaux et d’ouvriers agricoles afin de réfléchir à un autre modèle de production alimentaire, qui permette de développer l’autonome de la Martinique tout en préservant a culture et son environnement.
C’est l’entretien que nous avons réalisé avec Jérémy, membre de Zot pa sel ( traduction de “Vous N’êtes Pas Seuls” ) que nous diffusons aujourd’hui dans l’intégralité de notre émission.
Dans cette émission du 13 janvier 2025, on revient sur le procès de la rue d’Aubagne suite aux effondrements des immeubles le 5 novembre 2018 qui a causé la mort de huit personnes. Procès qui se tenait du 7 novembre au 18 décembre 2024.
À cette occasion, le collectif du 5 novembre organise des mobilisations partout dans la ville et des crieurs de rue font des points réguliers sur le déroulé du procès en s’appuyant sur le suivi des greffiers populaires. Dans la période, une assemblée des délogés se forme pour reprendre la bataille collectivement sur le problème du mal logement à Marseille et ses conséquences psychologiques désastreuses pour la population.
Dans cette émission, on entendra des membres du collectif du 5 novembre à l’initiative de ces assemblées. On entendra aussi une militante du collectif “Un centre ville pour tous” et une ancienne habitante de la rue d’Aubagne, constituée partie civile dans le procès. Le jugement a été mis en délibéré au 7 juillet 2025.
Le 4 décembre 2024 dernier, à la Parole errante à Montreuil, s’est déroulé une soirée de soutien à la lutte du peuple Wet’suwet’en, avec la projection d’un film documentaire relatant leur lutte contre le pipeline Coastal GasLink, au Canada. Était présente, Sleydo’, l’une des cheffes de Cas Yikh et porte-parole du point de contrôle de Gidimt’en, ainsi qu Freda Huson, qui est la conjointe du chef Howilhkat et la coordinatrice du camp Unist’ot’en. Aujourd’hui, nous allons vous faire écouter un interview qui présente cette lutte et son historicité et le montage d’interventions choisies, suite à la projection de ce film. Cette émission est réalisée avec la collaboration de l’émission Zoom écologie.
Les Wet’suwet’en se battent depuis 10 ans contre la construction d’un gazoduc sur leurs terres ancestrales, non cédées au Canada. Pour s’y opposer, ce peuple a érigé des postes de contrôle sur son territoire et sur la route du projet du gazoduc, empêchant et retardant ainsi le projet, parallèlement à une lutte juridique. Ses soutiens par ailleurs, suite aux expulsions des habitants par les policiers militarisés de la gendarmerie royale en 2020, ont manifesté et bloqué des chemins de fer et des routes partout dans le pays, avant le confinement décrété par les autorités en réponse à l’épidémie du coronavirus. Les autorités canadiennes et le service de sécurité de l’entreprise, du nom de TC Energie, n’ont eu de cesse tout du long de répondre par une répression acharnée pour protéger l’industrie fossile et leurs intérêts : ce furent quatre raids armés sur les territoires autochtones, 75 personnes arrêtées, ainsi que 20 personnes poursuivies en justice… Sans compter le harcèlement policier et juridique, les multiples intimidations, le mépris pour in fine, donner à voir la gestion et la violence coloniale.
Dans cette émission, nous vous diffusons une interview réalisée avec trois membres syndicat des gardiens et gardiennes de troupeaux autour de la question du MERCOSUR et des mobilisations que ce traité a pu entrainer. Une occasion pour nous de revenir plus globalement sur les lignes de fractures idéologiques qui existe au sein du monde agro-alimentaire.
Ces dernières semaines, nous avons observé une augmentation de la répression dans l’ensemble des lieux de mobilisation. Depuis la mobilisation de st Soline, un vocabulaire et le développement d’ outils répressifs spécifiques aux mobilisation environnementales ont été diffusées dans les médias. Cela vise à dissocier et à justifier l’action des forces de l’ordre dans ces mobilisations, de celle des retraites, afin d’éviter toute forme de convergence face aux violences d’état.
Face à ce constat, nous avons plutôt décider de réfléchir à la répression et à son évolution au cours des mouvements sociaux en demandant à Joël, militant écologiste mais pas que, de nous en parler. Grâce à son expérience et son implication dans différents mouvements comme celui de Notre Dame des Landes, Bures, les GJ et aujourd’hui dans les collectifs antinucléaires, il nous donnera une vision plus spécifique de la répression que l’Etat exerce contre les mobilisations pour l’environnement, tout en la reliant plus largement au développement une logique sécuritaire sur l ensemble du territoire.
“COMMUNIQUE DES PARENTS DE SERGE
(Ce communiqué a été lu lors de la soirée de soutien aux Soulèvements de la terre.)
La menace de dissoudre un des collectifs qui ont appelé à manifester contre les bassines, le 25 mars, est une nouvelle illustration du mépris que ce régime exprime envers quiconque veut faire barrage à la politique qu’il mène au service de la bourgeoisie.
Il s’agit en effet pour lui d’accréditer l’idée que les milliers de manifestants présents à Sainte-Soline auraient été des enfants sans aucune autonomie, arrivés là sous l’influence de quelque puissance occulte.
Menacer de dissoudre des structures qui organisent la solidarité contre la répression est un autre reflet de ce mépris consistant à faire croire que les gens eux-mêmes, à la base, sont incapables de s’organiser pour se défendre.
Or c’est tout le contraire qui se passe aujourd’hui en France.
A Sainte-Soline, il n’y a pas eu, d’un côté, les « bleus » et les « noirs » et, de l’autre, les « familles ».
Les dizaines de milliers de personnes participant à cette manifestation interdite savaient que les plus mobiles se trouveraient dans le cortège chargé d’ouvrir le chemin vers la bassine, et nul ne dissociait les « non-violents » des « violents », les « bons » manifestants des « mauvais ». La complicité entre les uns et les autres était évidente. Ces dizaines de milliers de personnes ont agi ensemble, chacune selon ses possibilités, contre le modèle capitaliste que représentent les bassines et malgré les menaces de répression émanant de l’Etat. Et elles ont été capables, ensemble, de résister physiquement au bras armé de cet Etat.
La violence a été du côté des forces de l’ordre, qui ont visé l’ensemble des manifestants.
Les 200 blessés de Sainte-Soline – dont notre fils Serge et Mickaël, les plus gravement atteints – ne sont pas le résultat d’une « mauvaise gestion de l’ordre », d’erreurs de tel ou tel, ou simplement le fruit du hasard. Le responsable de ces 200 blessés, c’est un Etat qui a pour seul objectif, dans la période actuelle, de mettre à genoux toute contestation sociale afin de mieux gérer l’exploitation du travail dans les années à venir, face à la crise que connaît le capitalisme pour se perpétuer.
La répression policière et juridique est omniprésente et se répand comme la misère sur le pauvre monde, mais nous ne nous laisserons pas enfermer dans un combat contre cette répression qui accaparerait tous nos espaces et notre vision de la vie. Car notre monde, c’est aussi celui de la lutte, et la lutte c’est la fête. La fête, ce sont les barbecues des gilets jaunes sur les ronds-points ; ce sont les cris et les chants lors des manifestations contre la réforme des retraites ; c’est l’expression créative et colorée que peuvent avoir les manifestations des femmes ou des homos ; ce sont les grèves ou les occupations dans lesquelles les salariés se découvrent sur leur lieu de travail ; ce sont les blocages joyeux de routes ou de lycées…
Contre la répression, ces espaces de lutte et de fête témoignent que le monde doit changer de base, et que nous avons en nous, dès maintenant, la capacité d’y parvenir en les mettant en valeur et en les élargissant. Nous n’avons besoin d’aucune « figure » ou d’aucun parti pour nous indiquer la voie à suivre tout en nous prenant par la main.
Nous maintiendrons notre union dans un même combat contre l’aménagement capitaliste du territoire, et notre solidarité contre la répression. On ne tue pas un mouvement en déclarant dissoutes certaines de ses structures ou en les interdisant.
Dissolution ou interdictions ne changeront donc rien.
Et nous ne céderons pas aux palinodies de partis politiques qui cherchent encore à parler en notre nom alors qu’ils ne représentent plus grand-chose. C’est en nous que nous devons avoir confiance pour repousser l’assaut de l’Etat policier, comme celui d’une extrême droite à l’affût.
Dans cette émission nous avons demandé à Arthur Messaud juriste de nous expliquer la loi AVIA pour soi disant combattre juridiquement la haine sur le net. Ce serait la police qui en serait juge. Puis nous reviendrons sur le recours gagnant déposé par la quadrature du net concernant le survol des drones dans le ciel de Paris qui n’était pas réglementé. Victoire momentanée en attendant le cadre légal.
Alors que la pandémie du Covid-19 frappe l’humanité entière, les Palestiniens restent confrontés à la dure réalité de l’apartheid. Israël poursuit en effet sa politique implacable de persécution, de harcèlement et d’obstruction à tout développement. Blocus de Gaza, destructions des infrastructures médicales en Cisjordanie, poursuite des arrestations arbitraires.
Dans l’émission de ce jour, nous vous proposons la diffusion de la séance d’échange virtuel depuis Ramallah avec Inès Abdel Razek de l’Institut Palestinien de diplomatie publique (PIPD). Cette séance fut organisée le 29 avril dernier par l’ABP- l’association belgo-palestienne. Bonne écoute !
Alors que la pandémie de covid-19 continue a circuler dans le pays , cette semaine qui s’ouvre voit des entreprises reprendre leur activité , mais dans quelle conditions?
Deux entretiens vont nous aider a comprendre les tenants et aboutissants de cette reprise.
Nous débuterons avec l’intervention de Vincent salarié de PSA Mulhouse pour le secteur de l’automobile et ensuite nous entendrons Gilles Reynaud, salarié d’Orano, représentant syndical de SUD ÉNERGIE, membre fondateur de l’association « Ma zone contrôlée». Entretien réalisé le 17 avril dernier par le Cedra : Collectif Contre l’Enfouissement des déchets RAdioactifs.
L’infrastructure logistique permet au capitalisme de se mondialiser en cherchant le moindre coût au détriment des conditions de travail, des salaires et de l’environnement. Elles ont permis également de faciliter la mondialisation du virus.
Les ouvriers de ces entrepôts sont parmi les plus exposés au Covid-19. Continuant à travailler dans des conditions bien éloignées des recommandations sanitaires, ils font transiter des milliers de tonnes de marchandises. Seuls leurs luttes ont permis de freiner l’exploitation et le mépris patronal.
Dans cette émission, nous avons demandé à David Gaborieau, sociologue au Centre d’étude de l’emploi et du travail du CNAM, de nous expliquer l’importance du rôle des plates-formes logistique et également à Mohamed qui travaille pour Eurotranspharma et à Mouloud de GEODIS de nous dire concrètement leurs conditions de travail et leur volonté de ne pas crever pour leurs profits.
151. Ils étaient 151 enfants, agenouillés et mains sur la tête pendant plusieurs heures, victimes d’une violence policière inouïe, ce 6 décembre 2018 à Mantes-La-Jolie. Aujourd’hui, 151 mamans, femmes de Mantes-la-Jolie et du Mantois se dressent contre l’arbitraire policier et pour “l’amour de leurs enfants
Dans ce premier temps d’émission , nous entendrons le reportage réalisé le 8 Décembre dernier à Paris sur La marche des mamans
En seconde parties d’émission , nous entendrons un entretien réalisé avec Ian , du collectif désarmons les . Nous débuterons l’entretien en parlant du film qu’a réalisé Ian sur les violences d’état , qui sortira en Janvier 2020