Le Collectif Action Justice parle de la loi RIPOST et de la loi SURE

Dans l’émission de ce jour, nous vous diffusons un entretien réalisé avec le CAJ ( Collectif Action Justice) autour du projet de Loi Rispost et de la loi Sure.

Le projet de loi visant à renforcer la sécurité au quotidien, baptisé “Ripost”– vise à créer selon le garde des sceaux “un double choc”. D’abord un “choc d’autorité”, en “réprimant pénalement et administrativement” un certain nombre de comportements jusque là non poursuivis, comme le mésusage du protoxyde d’azote ou des mortiers d’artifice. Aucun moyen n’est débloqué concernant la prévention ou les réponses à donner aux raisons qui motivent les révoltes. Ensuite, il prévoit un “choc d’efficacité”, en dotant les forces de sécurité intérieure “de moyens juridiques et techniques supplémentaires”. Comme s’ ils n’avaient pas déjà les mains libres et surarmées, ce que documentent les violences et les crimes policiers.


Le spirale répression se poursuit :

Trois nouveaux délits sont prévus pour réprimer l’usage du protoxyde d’azote , aussi appelé gaz hilaran : Sans prévoir aucun volet de prévention. Le gouvernement comme à son accoutumé renforce le volet répressif : un délit d’inhalation, qui serait possiblement sanctionné d’un an d’emprisonnement et de 3.750 euros d’amende, avec une amende forfaitaire délictuelle de 200 euros ; un délit de conduite sous l’emprise de cette substance ; enfin, un délit de transport de cette dernière sans motif légitime (jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et 7.500 euros d’amende). S’y ajouterait une procédure administrative de fermeture des établissements commercialisant les bonbonnes de gaz. En outre, le récent classement par la Commission de la substance comme “gaz toxique pour la reproduction humaine et le système nerveux” devrait conduire à l’interdiction de sa vente aux particuliers à partir de février prochain au titre du règlement Reach.
• Également prévu, le durcissement des sanctions réprimant le délit de port ou transport des « mortiers d’artifice » autrement appelé feux d’artifice : “six mois à trois ans de prison avec une amende durcie”. S’y ajouteraient le dessaisissement de ces engins, pour les particuliers comme pour les commerçants. Cette décision serait à la main des préfets – C’est la même procédure que celle régissant les armes à feu !
• Les « rodéos » urbains entreraient eux-aussi dans le champ des amendes forfaitaires délictuelles – avec un montant qui serait fixé à 800 euros. Les préfets auraient en outre la possibilité d’interdire immédiatement aux personnes en infraction de conduire tout véhicule terrestre à moteur. Le gouvernement n’a que le mot répression à la bouche, pourquoi plutôt ne pas imaginer l’aménager de terrains spécifique de pratiques de deux roues ?
• En matière de stupéfiants, Laurent Nuñez veux porter de 200 euros à 500 euros l’amende forfaitaire délictuelle pour consommation de tels produits. En outre, serait prévue pour les consommateurs, en cas de réitération, une peine complémentaire de suspension ou d’annulation du permis de conduire. S’y ajouterait encore, par la voie réglementaire cette fois, une mesure permettant aux préfets de suspendre ou d’annuler le permis de conduire “aux usagers réguliers de drogues”.
• S’agissant des squats, est prévu de rajouter à la loi Kasbarian les meublés touristiques à la liste des biens illégalement occupés pouvant faire l’objet d’évacuation forcée par les préfets. En 2025, le nombre d’expulsions a atteint un nouveau record : 30 500 ménages ont été expulsés de leur logement, soit une hausse de 27 % par rapport à l’année précédente, selon les données de la Chambre nationale des commissaires de justice (CNCJ). Un chiffre inédit qui s’explique par l’augmentation de la pauvreté, par l’augmentation des loyers, mais surtout par le durcissement de la loi et de l’action de l’État, notamment depuis la loi Kasbarian-Bergé de 2023.
• Des mesures sont également prévues pour lutter contre les violences dans les stades, qui n’ont pas été détaillées.


Renforcement des moyens à disposition des forces de l’ordre

  • la possibilité de procéder à des contrôles – des véhicules, d’identité et fouille au corps – sans réquisition des procureurs dans une bande territoriale frontalière, le long du littoral et aux abords des aéroports, des gares et des ports ; ça fait des grands périmètres !
  • l’extension des lecteurs automatisés des plaques d’immatriculation (Lapi) des véhicules aux cambriolages, aux enlèvements d’enfants, aux évasions… d’une part, et l’extension de la durée de conservation des données ainsi collectées, portée à 1 an ; est également prévu le recours aux traitements automatisés, “dispositif qui sera notamment très utile en matière de go fast” ;
  • une nouvelle expérimentation de la vidéoprotection assistée jusqu’en 2030. Histoire de légaliser des pratiques de reconnaissances algorithmiques, testées lors des jeux olympiques et utilisées sans cadre légal par la suite.
    le souhait du Premier ministre et du président de la République est de boucler ce texte avant la fin de l’année pour qu’il soit applicable rapidement.

LA LOI SURE : Simplification de la procédure pénale, Unité de la justice pénale, Renforcement de l’efficacité des sanctions et Engagement pour les victimes.


Le “plaider-coupable” : n échange d’une reconnaissance intégrale des faits allégués par l’accusé, une peine lui est proposée par le parquet. S’il l’accepte, le délai de jugement sera réduit à six mois, contre quatre à six ans actuellement. L’audience serait réduite à une demi-journée, sans intervention de témoins, d’experts ou de jury populaire. C’est une sorte de deal, de chantage qui s’adressera principalement aux catégories les plus défavorisées. Nous assistons réformes après réformes à un effacement du rôle des magistrats et des avocats , du temps de l’instruction et des possibilités d’être défendu. Déjà depuis janvier 2023, des cours criminelles se déroulent sans jury populaire. Ces cours criminelles départementale (CCD) peuvent statuer sur des faits dont la condamnation maximale n’excède pas les 20 ans de réclusion, mais doit être supérieure à 15 ans. La cour criminelle est composée de cinq juges professionnels et se dérouler sur plusieurs jours. Plutôt que d’arrêter de créer de nouveaux délits, et d’allonger les peines, l’avant-projet SURE souhaite poursuivre dans le tout répressif avec plus de rapidité.

La simplification des procédures pénales :

  • Faire sauter les garantis qui permettent un procès un temps soit peu équitable. la procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) pourrait désormais s’appliquer à des délits plus graves, passibles de peines allant jusqu’à 8 ans d’emprisonnement, contre 5 ans actuellement. Cette évolution marque un rapprochement avec les systèmes anglo-saxons, tout en conservant les spécificités françaises, notamment le contrôle judiciaire.
  • Les officiers de police judiciaire (OPJ) verraient leurs prérogatives élargies pour certains actes d’enquête, réduisant ainsi la charge administrative des magistrats et la possibilité d’avoir une instruction.
  • La numérisation des procédures généralise les communications électroniques entre les acteurs de la chaîne pénale et prône la dématérialisation des dossiers. La signature électronique des procès-verbaux et la possibilité d’auditions par visioconférence s’inscrivent dans cette logique.

L’unité de la justice pénale : ou la mort de l’impartialilé des juges en accentuant l’ingérance de l’Etat dans les décisions judiciaires :

  • La création d’un Conseil de politique pénale composé de magistrats, d’élus et de personnalités qualifiées, quice articulerait les politiques pénales locales avec les priorités nationales.
  • Renforcement des pouvoirs du procureur général dans son rôle de coordination de l’action des parquets de son ressort. Des réunions périodiques entre procureurs d’une même région judiciaire seraient institutionnalisées pour favoriser l’unification des réponses pénales.
  • Pour les infractions les plus graves ou complexes, création de pôles judiciaires spécialisés, ces juridictions permettraient de concentrer l’expertise judiciaire sur la criminalité organisée, le terrorisme ou les crimes environnementaux.
  • L’unification des pratiques passerait également par une refonte des circulaires de politique pénale. Unifier par le haut et non plus sur le bas de la jurisprudence.

Des enjeux d’indépendance et d’autonomie

  • Le renforcement de l’efficacité des sanctions : nouvelles peines et mesures d’exécution
  • La probation pénale : renforcement du suivi du condamné en milieu ouvert, avec des obligations strictes. Cette mesure pourrait concerner jusqu’à 15 000 personnes par an. Autant dire l’extention de l’enfermement à domicile, beaucoup moins couteux mais très contraignant.
  • L’extension du travail d’intérêt général (TIG)
  • Le gouvernement fait sienne le concept de justice restaurative, en plus de la peine ferme, il souhaite systématiser les dispositifs de médiation pénale et de rencontre détenus-victimes. En plus d’avoir purgé sa peine, la sortie du condamné serait conditionnée par une prise de conscience des conséquences de ses actes.
  • Le bracelet électronique de nouvelle génération, sera doté de géolocalisation plus précises.

L’engagement pour les victimes : une place centrale dans le processus judiciaire
La création d’un statut de la victime.

  • Ce statut unifierait les droits des personnes ayant subi un préjudice du fait d’une infraction pénale. Il garantirait un droit à l’information à toutes les étapes de la procédure, depuis le dépôt de plainte jusqu’à l’exécution de la peine.
  • Généralisation des bureaux d’aide aux victimes (BAV) dans tous les tribunaux judiciaires. Ces structures, animées par des associations spécialisées, offriraient un accompagnement personnalisé et une orientation vers les dispositifs d’aide juridique, psychologique et sociale.
  • Un fonds d’indemnisation universel qui se substituerait aux différents dispositifs existants. Ce fonds garantirait une indemnisation plus rapide et plus équitable des victimes.
  • Renforcement de la place de la victime dans le processus de justice restaurative. Des dispositifs comme la médiation pénale ou les conférences de justice réparatrice seraient systématiquement proposés lorsque les conditions le permettent.

Bolivie : Face à l’état d’exception, la mobilisation continue.

Face aux barrages routiers et aux manifestations massives qui se déroulent en Bolivie depuis plus d’un mois, le parlement a abrogé mardi une loi encadrant strictement le recours à l’état d’urgence, laissant désormais les mains libres au président Rodrigo Paz pour mobiliser l’armée et restreindre certaines libertés publiques face aux manifestations réclamant sa démission. Dans cette émission nous vous diffusons donc trois entretiens réalisé dans la semaine afin de faire un point sur la mobilisation. Vous entendrez donc Guillermo qui fait un point sur la situation en début de semaine. Puis Andres, membre de Revuelta Malcriada résidant dans la vallée de Cochabamba, réalisé le 05 juin, qui revient sur la genèse de la mobilisation et les difficultés auxquelles elle doit faire face. Et pour finir nous vous diffuserons la prise de parole de Samuel du Mouvement des Communautés de Base.

BOLIVIE : les enjeux de la mobilisation

Depuis le début du mois de mai, une mobilisation réunissant une grande partie des secteurs de la société s’organise en vue de résister au tournant libérale imposé par le gouvernement néo-libéral de Rodrigo Paz. Afin de mieux comprendre comment les revendications sectorielles se sont rencontrées pour aboutir à une mobilisation qui demande actuellement la démission du gouvernement et les enjeux actuels de la mobilisation, nous avons réalisé un entretien avec Cristina, habitante de la Vallée de Cochabamba. C’est cet entretien que nous diffusons en intégralité dans l’émission de ce jour.

Entretien entre Georges Ibrahim Abdallah et Salah Amouri – par le média Blast

Dans cette émission, vous entendrez un entretien des militants Gorges Ibrahim Abdallah et Salah Amouri réalisé par Olivier Besancenot et Antonin Bernanos à qui le média Blast a donné carte blanche (date de publication : le 23 octobre 2025). Cet entretien nous a semblé particulièrement intéressant pour en refaire la rediffusion.

Nous reproduisons la présentation textuelle de Blast :

“Georges Ibrahim Abdallah et Salah Hamouri sont deux militants historiques de la cause palestinienne pour laquelle ils ont été tous deux incarcérés. Le premier pendant 41 ans dans les geôles de l’État français, et le second pendant plus de 10 ans, dans les prisons de israéliennes. Libéré depuis le 25 juillet 2025, Georges Ibrahim Abdallah a rejoint le Liban. Salah Hamouri a été expulsé vers la France, interdit de revenir en territoire palestinien, il milite désormais au sein d’Urgence Palestine. Blast a offert à Olivier Besancenot et Antonin Bernanos une carte blanche, ils sont ainsi partis à leur rencontre à Beyrouth pour réaliser l’entretien et la rencontre qui vont suivre. Leurs deux interlocuteurs reviennent sur leurs conditions de détentions, la singularité du combat pour la Palestine et leurs vues sur les récentes évolutions politiques mondiales. Ils évoquent aussi, avec calme et lucidité, les nouveaux enjeux stratégiques liés à un capitalisme en crise. Leur regard n’est jamais revanchard, nationaliste ou partisan mais toujours emprunt d’un internationalisme qu’on n’entend peu dans les débats médiatiques en France. Plus qu’une entrevue sur l’actualité immédiate, cette conversation à la fois grave et légère est une invitation à réfléchir sur l’état de la planète, les moyens de résister à l’oppression ou au techno-fascisme. Elle nous aide à changer de focal et nous permet de nous évader du cercle infernal de la domination et de l’aliénation.”

Gréve aux dépôts de bus de Saint-Ouen-l’Aumône/ La loi “plein emploi”

Depuis le 7 novembre, les conducteurs de bus du dépôt de bus de Saint- Ouen-l’ Aumône sont en grève pour protester contre la dégradation marquée de leurs conditions de travail. Tenu durant 50 ans par la STIVO (Syndicat des Transports Interurbain du Vald’Oise) en association avec la RATP, elle a été reprise en intégralité par cette dernière et ceux en droit privé. Depuis, le climat social est devenue délétère: une partie des primes y ont été supprimé, l’avancement n’ existe plus, l’ensemble des conducteurs quelque soit leur ancienneté est payés au SMIC, et l’amplitude horaire peut allé jusqu’à 14h. Depuis, le début de cette gréve, le réseau est maintenu difficilement par des intérimaires et très peu de bus circulent. Cependant, les quasi 500 conducteurs n’ont pas vu de volonté de négociation de la part de l’employeur. La médiation proposé par les autorités n’est accepté qu’à reculons de la part de RATP DEV. Nous vous diffusons donc dans une première partie d’émission, un entretien réalisé avec l’un des grévistes.

Dans une seconde partie d’émission, nous vous diffusons l’enregistrement du cours mensuel gratuit sur le droit du travail mis en place par l’Association ” Stop précarité” autour de la loi du “plein emploi” avec l’intervention de Luc Chevalier.

Droit au logement : La marche des réquisitions

À peine élu, Macron avait déclaré le 27 juillet 2017 : « la 1ère bataille, c’est de loger tout le monde dignement, je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois, perdus, c’est une question de dignité, d’humanité». 7 ans plus tard, le nombre de sans-abris a plus que doublé et est passé de 143.000 à 330.000, celui des personnes privées de logement personnel est passé de 896.000 à 1.098.000… celui des demandes HLM de 2,2 à 2,7 millions de familles …

Pourtant la France compte 3,1 millions de logements vacants et 9 millions de mètres carrés de bureaux vacants soit 200 000 logements. L’Ile de France compte 416.000 logements vacants et Paris 116 000. 30 ans après l’occupation de la rue du Dragon, le 18 décembre 1994 et la dernière vague de réquisition qui s’en est suivie en 1995 (1200 logements réquisitionnés), l’État n’a plus le courage d’appliquer cette loi.

Partant de ce constat, le 5 janvier 2025 avait lieu “La marche des réquisitions”, pour dénoncer des immeubles vides dans Paris, et pour exiger : l’application de la loi de réquisition sur les immeubles vides, et l’abrogation de la loi Kasbarian et de toutes les lois et dispositifs qui pénalisent les occupants d’habitats de survie.

Sur la base des prises de paroles réalisées lors de cette manifestation, nous avons ensuite réalisé un interview avec Etienne, (militant du DAL), afin de revenir sur la question du la question des réquisitions, mais aussi sur l’ensemble des combats à mener au niveau du logement et en ce qui concerne plus particulièrement le logement social. Nous vous diffusons donc dans l’émission d’aujourd’hui un montage qui alterne entre les prises de paroles du 5 janvier et cet interview.

La Commune de Paris / Episode 5

Marie Ferré, Louise Michel et Paule Minck à la mairie du Xème arrondissement, quartier général de l’Union des Femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés.                                  Raspouteam – Paris – 2021

À l’occasion des 150 ans de la Commune de Paris et à partir du 18 mars, Raspouteam et l’Actualité des Luttes font revivre l’insurrection parisienne dans une série d’émissions thématiques.

Rendez vous tous les jeudi de 12h30 à 13h30 sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM et partout dans le monde sur rfpp.net.

Retrouvez le Journal Illustré de la Commune de Paris sur le site de Raspouteam.

Dans ce 5ème épisode de notre série, nous allons nous intéresser à la participation des femmes à la Commune de Paris avec Laure Godineau, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Paris 13 – Sorbonne Paris Cité (USPC).

En deuxième partie d’émission, vous entendrez des extraits d’un entretien avec Camille, infirmière à l’hôpital public, en première ligne pendant la crise du Covid.

Retrouvez l’intégralité de l’entretien ainsi que d’autres témoignages dans le podcast Paroles de Soignant.e.s , réalisé par l’Actualité des Luttes.

Bonne écoute !

LA COMMUNE DE PARIS / ÉPISODE 4

À l’occasion des 150 ans de la Commune de Paris et à partir du 18 mars, Raspouteam et l’Actualité des Luttes font revivre l’insurrection parisienne dans une série d’émissions thématiques.

Vous entendrez des lectures de texte de l’époque, des archives et des entretiens avec des historiens et historiennes. Mais la Commune n’est pas morte et nous ferons aussi le lien avec les luttes actuelles, à travers des reportages des interviews inédites.

Rendez vous tous les jeudi de 12h30 à 13h30 sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM et partout dans le monde sur rfpp.net.

Retrouvez le Journal Illustré de la Commune de Paris sur le site de Raspouteam.

Dans ce 4ème épisode de notre série, nous allons d’abord découvrir les institutions de la Commune de Paris avec Laure Godineau, maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l’Université Paris 13 – Sorbonne Paris Cité (USPC).

Dans une seconde partie de l’émission, nous allons parler des expériences communalistes au Mexique avec Liu, du Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte (CSPCL).

Nous reviendrons avec lui sur les luttes des communautés indiennes pour la défense de leur terres communales, en évoquant notamment la Révolution Mexicaine, le soulèvement Zapatiste de 1994 et ses suites, et l’exemple de la Commune Libre de Oaxaca en 2006.

LA COMMUNE DE PARIS / ÉPISODE 3

Gardes Nationaux fédérés et civils, 1871.
Raspouteam – Paris – 2021

À l’occasion des 150 ans de la Commune de Paris et à partir du 18 mars, Raspouteam et l’Actualité des Luttes font revivre l’insurrection parisienne dans une série d’émissions thématiques.

Vous entendrez des lectures de texte de l’époque, des archives et des entretiens avec des historiens et historiennes. Mais la Commune n’est pas morte et nous ferons aussi le lien avec les luttes actuelles, à travers des reportages des interviews inédites.

Rendez-vous tous les jeudi de 12 h 30 à 13 h 30 sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM et partout dans le monde sur rfpp.net.

Retrouvez le Journal Illustré de la Commune de Paris sur le site de Raspouteam.

Dans ce troisième épisode, nous allons parler de la proclamation de la Commune le 28 mars 1871.

Qui sont les hommes qui vont constituer le Conseil de la Commune ?
Quelle est leur origine sociale ?

Il n’y a pas d’unité de vues parmi ces représentants du Paris insurgé.
Des Républicains radicaux, des Jacobins, des Blanquistes, des Internationalistes…

Nous allons découvrir les élus de Paris qui vont siéger à l’Assemblée Communale avec Laure Godineau, maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l’Université Paris 13 – Sorbonne Paris Cité (USPC).

Dans une 2ème partie de l’émission, nous allons aborder la situation au Rojava, au Nord-Est de la Syrie.

Le Kurdistan Syrien a vu émerger depuis 2012 un système politique nouveau, le Confédéralisme Démocratique, basé sur les théories communalistes de Murray Bookchin, et dont l’unité de base est la Commune.

Malgré une guerre qui dure depuis près de 10 ans, les habitants du Rojava ont su tenir bon, et ont réussi à construire des institutions démocratiques.

Vous entendrez un entretien téléphonique avec Dilovan, un jeune français qui a rejoint le Rojava en 2018 et a participé pendant plusieurs mois à la vie dans les Communes du Nord Est Syrien.

Il va nous raconter son expérience et le fonctionnement des institutions communales.

Bonne écoute !

LA COMMUNE DE PARIS/ Épisode 2

Gardes Nationaux fédérés et civils, 1871.
Raspouteam – Paris – 2021

À l’occasion des 150 ans de la Commune de Paris et à partir du 18 mars, Raspouteam et l’Actualité des Luttes font revivre l’insurrection parisienne dans une série d’émissions thématiques.

Vous entendrez des lectures de texte de l’époque, des archives et des entretiens avec des historiens et historiennes. Mais la Commune n’est pas morte et nous ferons aussi le lien avec les luttes actuelles, à travers des reportages des interviews inédites.

Rendez vous tous les jeudi de 12h30 à 13h30 sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM et partout dans le monde sur rfpp.net.

Retrouvez le Journal Illustré de la Commune de Paris sur le site de Raspouteam.

Dans ce deuxième épisode, nous allons parler avec Michèle Audin d’Eugène Varlin, figure de la Commune de Paris et de la Première Internationale.

Dans une seconde partie d’émission, nous serons avec les Gilets Jaunes de Montreuil, qui le 18 mars 2021 rendaient hommage à la Commune en réoccupant le rond-point de la Croix de Chavaux.

Vous entendrez un reportage réalisé à cette occasion, ainsi qu’un entretien téléphonique avec Simon, membre de l’Assemblée des Gilets Jaunes de Montreuil.

En complément de notre émission du 25 mars, vous trouverez ci-dessous notre supplément spécial Gilets Jaunes, diffusé le 30 mars de 16h à 17h sur FPP.

Dans ce supplément spécial Gilets Jaunes, vous entendrez l’intégralité du reportage réalisé le 18 mars dernier à l’occasion de la reprise de leur rond-point de la Croix de Chavaux par l’Assemblée des Gilets Jaunes de Montreuil, et un entretien avec Simon, qui en fait partie. Nous terminerons l’émission avec un entretien réalisé avec Jean, des Gilets Jaunes de Lamballe, qui va nous raconter comment l’anniversaire de la Commune a été interrompu par la Gendarmerie à Lamballe, mais aussi à Guingamp et à Paimpol.

Bonne écoute !

La Commune de Paris / Épisode 1

Gardes Nationaux Fédérés et canons sur la butte Montmartre, 1871.
Raspouteam – Paris – 2021

À l’occasion des 150 ans de la commune de Paris, et à partir du 18 mars Raspouteam et l’Actualité des luttes font revivre les idéaux de l’insurrection parisienne dans une série d’émissions thématiques,

Vous entendrez des lectures de textes de l’époque, des archives et des entretiens avec des historien-ne-s. Mais la commune n’est pas morte, et nous ferons aussi le lien avec luttes actuelles à travers des reportages et interviews inédites.

Rendez vous tous les jeudi de 12h30 à 13h30 sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM et partout dans le monde sur rfpp.net.

Retrouvez le Journal Illustré de la Commune de Paris sur le site de Raspouteam.

Dans ce premier épisode, nous allons écouter des extraits de conférences d’Henri Guillemin, enregistrées en 1971 pour la Télévision Suisse Romande (TSR), qui revient à sa façon sur les origines historiques et sociales de la Commune de Paris de 1871.

Pause musicale : Simone Bartel / La Canaille

Bonne écoute !

L’HÔPITAL N’ATTEND PAS LA CHARITÉ

Emmanuel Macron s’est rendu ce vendredi 15 mai à l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière à Paris, où il a été confronté à l’inquiétude des personnels soignants. Se disant conscient de la situation à laquelle ils sont confrontés, a reconnu une « erreur » de sa part.Mais cela fait beaucoup d’erreur et de bricolage depuis le début de cette pandémie de covid-19.

Dans l’émission de ce jour, nous entendrons la colère de soignant-e-s notamment lors de la visite de Macron dans un hôpital . Et dans un second temps , nous vous proposons un entretien réalisé avec une infirmière travaillant en salle de réveille dans un hôpital parisien . Elle fera un bilan des deux dernier mois passé et des perspectives de lutte a venir.

Concernant les soignant-e-s deux rdv cette semaine : mercredi 20 à 13h devant l’hôpital Tenon 4 rue de chine métro Gambetta et jeudi 21 à 13h30 devant l’hôpital Robert Debré 48bd serurier métro porte des lilas.

LES AIDES A DOMICILES / LUTTES INVISIBLE

Dans l’émission de ce jour nous vous diffusons deux interviews: Le 1er a été réalisé le 9 avril dernier avec Juliette qui exerce le metier de aide a domicile. Le second est un entretien réalisé avec Jacques Chastaing qui est animateur du site luttes invisible avec qui nous reviendrons sur la rhétorique du dernier discours de Macron.

MISE EN PLACE DE LA CONTINUITÉ PÉDAGOGIQUE / CLIMAT POLITIQUE

Dans cette émission, nous vous diffusons un entretien réalisé avec une cpe du 95 suite au discours du président de la république, ensuite nous discuterons avec Bruno,un enseignant chercheur gilet jaune avec qui nous parlerons du climat politique actuel.

ALGÉRIE : LA SITUATION SOCIALE ET POLITIQUE


Dans l’émission de ce jour , nous serons en compagnie d’un militant algérien et nous reviendrons sur le climat social dans son pays