LES LUTTES AUTOUR DES JARDINS OUVRIERS ET POPULAIRE EN SEINE-SAINT-DENIS (rediffusion)

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Nous débutons ce mercredi 6 juillet, une série de rediffusions sur l’antenne de FPP et elle se poursuivra jusqu’au 29 juillet et ensuite, nous vous retrouverons pour de nouvelles émissions mi-septembre.

Bon été

L’équipe radio actualité des luttes.

Dans cette émission, il est question des luttes pour les jardins ouvriers et populaires en Seine-Saint-Denis.

Dans un premier temps, nous allons à la marche pour le climat dans le 93
organisée le dimanche 13 mars 2022 à l’appel du collectif des Jardins
d’Aubervilliers, qui célébrait une première victoire juridique : là
suspension des travaux de la piscine sur l’emprise des jardins et là
condamnation des aménageurs à le remettre en état.

Cette décision redonne un peu d’espoir pour la protection d’autres parties des jardins, menacées par le chantier de la ligne 15 du Grand Paris Express. Elle
donne aussi un peu d’espoir face au rouleau compresseur des JO 2024 et
du Grand Paris. Plusieurs collectifs du 93 étaient présents à cette marche pour défendre des lieux de vie contre la bétonisation, ainsi que le collectif des Jardins des Vaîtes de Besançon qui appelle à des Assises nationales des jardins populaires en lutte les 2 et 3 avril 2022.

Dans un 2e temps, nous allons entre Saint-Denis, Pierrefitte et Stains,
où 33 ha de terre agricole sont en train d’être détruite ! Le collectif
Des Tartres faisons terres communes organisait un Rassemblement contre
le Béton le dimanche 20 mars 2022 pour se réapproprier ces terres qui ont nourri pendant plusieurs générations et existent depuis plus de 100 ans ! Ce sont des terres riches et nourricières faisant partie de la’Plaine des Vertus’.

Différents membres du collectif évoquent les enjeux de la réappropriation de ces terres : la possibilité d’une production maraîchère autonome pour les habitant.e.s des quartiers populaires, le besoin d’espaces extérieurs collectifs pour jouer, cultiver, se promener… sans se faire avoir par les logiques marchandes de l’économie”sociale” ou de la spéculation immobilière.

Petite histoire politique des banlieues françaises, de Hacène Belmessous(rediffusion)

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Aujourd’hui en nouvelle diffusion, nous vous proposons cette émission du 26 mai 2022

À la librairie de l’Atelier au 2 BIS RUE JOURDAIN 75020 PARIS, avait lieu le 24 mars dernier, la présentation du livre : Petite histoire politique des banlieues françaises. L’auteur ; Hacène Belmessous, interroge les idées reçues et fantasmes associés à ces quartiers populaires depuis les années 1970.

Il décrit des zones de relégation dominées par la pauvreté et les humiliations sociales, où l’application du droit commun ainsi que les promesses d’égalité républicaine sont restées lettre morte.

Hacène Belmessous est chercheur, auteur de nombreux ouvrages sur les questions urbaines dont Opération banlieues. Comment l’État prépare la guerre urbaine dans les cités françaises, La Découverte (2010), Le nouveau bonheur français. Ou le monde selon Disney, L’Atalante (2009) et Mixité sociale : une imposture. Retour sur un mythe français, L’Atalante (2006).

À propos

L’histoire récente des banlieues populaires demeure un terrain en grande partie délaissé et inexploré. Pourtant, ces lieux concentrent depuis plusieurs décennies tous les débats, toutes les polémiques, toutes les fractures qui témoignent d’une société française qui ne sait pas comment aborder ces quartiers de relégation où dominent la pauvreté et la ségrégation. Évoquer ces quartiers, c’est convoquer toute la série de fantasmes qui servent de support aux pratiques discriminatoires quotidiennes : ils formeraient la dernière étape avant le « grand remplacement », des « ségrégation » qui mettraient l’ordre républicain à feu et à sang…

Revenir sur l’histoire politique de ces quartiers, de ces villes, de ces banlieues, c’est constater que le droit commun n’y a jamais été instauré malgré les promesses d’égalité républicaine par les promoteurs de la politique de la Ville. C’est aboutir à ce constat implacable : la République, dans les banlieues populaires, c’est pour leurs habitants quarante années d’humiliations sociales.

Cet ouvrage s’efforce de décrire et analyser ce qui s’y est joué durant cette période en abordant avec profondeur et de façon incisive une série de questions : la police, le logement social, l’islam, la politique de la Ville, les politiques conduites dans ces quartiers par les partis politiques aux affaires (de droite comme de gauche), etc.

Pour cela, l’auteur s’est appuyé sur des archives locales de communes emblématiques (La Courneuve (93), Mantes-la-Jolie (78), Vaulx-en-Velin (69), Vénissieux (69), Montfermeil (93)…), des documents étonnamment souvent jamais consultés, et sur des entretiens avec des personnages historiques de l’histoire urbaine récente.

Cette histoire politique des banlieues livre finalement en creux ce qu’elles ont toujours incarné : les démons des mauvaises consciences françaises.

Nous vous proposons dans l’émission de ce jour, une large partie de la présentation par Hacène Belmessous de son ouvrage.

TRAVAIL SOCIAL : regards croisés (rediffusion)

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Nous vous proposons, en nouvelle diffusion, une émission du 18 février 2022 en appel a deux journées de grève du 31 mai et 1er juin. Ce 31 mai, Rdv donné à 13 h devant l’hôtel de ville de Paris

Face aux mobilisations du 7 décembre 2021 et du 1er février 2022, le gouvernement ne pouvait plus faire comme si le secteur du travail social n’exister pas. Voilà pourquoi, il a décidé d’attribuer 183 € d’augmentation des rémunérations pour les filières socio-éducatives, dans le public comme dans le privé.

Le compte n’y est pas :

183 € c’est moins que les 300 € revendiquer pour rattraper le (quasi) gel du point d’indice.

👉Un certain nombre de collègues (assistantes familiales, filières administratives, techniques, et d’autres) pourraient être à nouveau exclus de cette augmentation

.👉 Des travaux sur une nouvelle architecture des diplômes et des qualifications est annoncé. Pour rappel, les derniers décrets datent de 2018 et des mobilisations avaient déjà fait reculer en partie le gouvernement de l’époque sur leur volonté de créer un diplôme « unique ».

👉 confirmation du projet de convention collective unique sans garantie de la niveler par le haut. À noter, que là aussi, les mobilisations ont pesé puisque le gouvernement a annoncé mettre 500 millions d’euros pour espérer obtenir la signature de syndicats. Un accord de méthode pourrait être signé d’ici au printemps, laissant ensuite place à une négociation pendant 15 à 18 mois.

Le 12 et 13 mars se tiendrons à Poitiers, les 8eme rencontres nationales du travail social en lutte et a cette occasion, l’émission de ce jour est consacré à la situation dans ce secteur.

Nous débutons par l’intervention d’une assistante sociale en psychiatrie lors de la mobilisation du 1er février dernier.

Par la suite, nous vous proposons un entretien avec Morgane, éducatrice spécialisée qui travaille auprès des personnes à la rue et usagères de crack dans le nord de Paris (18e-19e arrondissement). Elle aborde la grande précarité, les personnes suivies, la difficulté des conditions de travail des éducateurs et éducatrices et les mobilisations,
à la fois en interne, face à une hiérarchie qui tient serrés les cordons de la bourse, et de manière plus générale les perspectives de mobilisation dans le secteur du travail social.

Nous terminerons cette émission, par un entretien réalisé avec Julien, éducateur de rue dans l’est parisien. Il nous parle de son parcours et du contexte actuel dans lequel il exerce son métier.

La Commune de Paris / Épisode 1(rediffusion)

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Aujourd’hui, nous vous proposons en nouvelle diffusion cette émission du 18 mars 2021 en appel a la journée de commémoration au mur des fédérés de ce 21 mai 2022

Toutes les infos dans le lien ci-contre : https://www.agendamilitant.org/Montee-au-Mur-des-Federes.html

Gardes Nationaux Fédérés et canons sur la butte Montmartre, 1871.
Raspouteam – Paris – 2021

À l’occasion des 150 ans de la commune de Paris, et à partir du 18 mars Raspouteam et l’Actualité des luttes font revivre les idéaux de l’insurrection parisienne dans une série d’émissions thématiques,

Vous entendrez des lectures de textes de l’époque, des archives et des entretiens avec des historien-ne-s. Mais la commune n’est pas morte, et nous ferons aussi le lien avec luttes actuelles à travers des reportages et interviews inédites.

Rendez vous tous les jeudi de 12h30 à 13h30 sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM et partout dans le monde sur rfpp.net.

Retrouvez le Journal Illustré de la Commune de Paris sur le site de Raspouteam.

Dans ce premier épisode, nous allons écouter des extraits de conférences d’Henri Guillemin, enregistrées en 1971 pour la Télévision Suisse Romande (TSR), qui revient à sa façon sur les origines historiques et sociales de la Commune de Paris de 1871.

Pause musicale : Simone Bartel / La Canaille

Bonne écoute !

« TERRE ET LIBERTÉ » PAR AURÉLIEN BERLAN(rediffusion)

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C’est avec cette émission du 7 mars 2022 que nous ouvrons une série de rediffusions qui nous mènera au 7 mai et nous vous retrouverons pour de nouvelles émissions le lundi 9 mai.

Bonne écoute !

L’équipe radio actualité des luttes

C’est l’article de CQFD (que nous reproduisons) qui nous a donné envie d’aller à la librairie de l’Atelier, à paris pour écouter la présentation de « Terre et liberté » ; le livre d’Aurélien Berlan, sorti aux éditions de La Lenteur.

Il s’agit de ne pas abandonner le mot Liberté, mais de le définir collectivement pour ne pas s’en laisser usurper par l’extrême droite, comme par le capitalisme. Que signifie la liberté à l’heure de la surveillance électronique, de l’intrusion de plus en plus envahissante de l’État dans la vie privé et de la destruction du commun…

La liberté est sacrifiée au profit de ce qu’Aurélien appelle la « délivrance » ; être délivré des autres, des nécessités de la vie… Mais cela engendre individualisme, égoïsme, solitude et exploitation, car la délivrance des uns est la servitude des autres et la destruction de la planéte.

« Se réapproprier le terme de “liberté” » ; CQFD

Des murs de nos rues aux affiches électorales, nombre de slogans rythmés par l’idée de liberté ont fleuri ces derniers temps. Mais entre Bakounine, Tocqueville et les fascistes, le terme se prête à tous les usages. Il nous a donc semblé important de faire le point. C’est chose faite avec Aurélien Berlan, philosophe-jardinier, qui vient de publier Terre et liberté aux éditions La Lenteur. Un bouquin qui invite à repenser le concept de liberté contre le fantasme de délivrance matérielle et politique, qui nous a conduits droit dans l’impasse sociale et écologique actuelle.

En 2013, le lanceur d’alerte Edward Snowden levait le voile sur l’existence d’une vaste entreprise de surveillance menée par les services de renseignements américains. La liberté, telle qu’elle avait été conçue par les libéraux, est révolue – aspirée par les pipelines de la « révolution numérique ». Quel est donc, pour ceux et celles qui se sentent encore libres, le régime de liberté actuel ?

« Quand on se penche sur la pensée libérale, censée avoir triomphé depuis l’effondrement de l’URSS, on voit que ce qu’elle entendait par liberté n’était pas la démocratie, même pas “représentative” (qui ne représente, on le sait, que les intérêts d’une mince oligarchie). Mais plutôt l’inviolabilité de la sphère privée, entendue comme un espace dans lequel ni l’État ni la société ne sont censés intervenir. Depuis le XVIIIe siècle, cet espace s’est toutefois réduit comme peau de chagrin, pour se limiter aux relations personnelles et à la propriété privée. Avec la surveillance de masse, rendue possible par les outils numériques, le principe de l’inviolabilité de la sphère privée est littéralement balayé : les grandes organisations, publiques ou privées, peuvent pénétrer incognito dans les aspects les plus “privés” de nos vies afin d’influencer nos comportements. On peut donc se demander si la “critique du libéralisme” ne rate pas une donnée nouvelle et essentielle : le piétinement des principes du libéralisme est au cœur même du monde prétendument libéral.

Ce paradoxe m’a poussé à réfléchir au sens de la liberté à notre époque. Peu à peu, j’en suis venu à l’idée que nous avions abandonné la conception moderne et libérale de la liberté au profit de ce que j’appelle la “délivrance” : ce qui explique notre sentiment persistant de liberté, malgré la surveillance électronique, c’est que nous sommes largement délivrés des exigences du quotidien par le techno-capitalisme (voir extrait 1).

En relisant de près les philosophies de la liberté antiques et modernes, libérales ou socialistes, je me suis ensuite rendu compte que cette quête de délivrance, notamment sur le plan de la vie matérielle, les traversait presque toutes. Pour une raison simple : parce que ces philosophies ont été formulées par des membres des classes dominantes et que celles-ci ont toujours cherché à être délivrées des nécessités matérielles de la vie, pour se consacrer à des activités jugées plus “hautes”. Même Marx a identifié la liberté au dépassement du “règne de la nécessité”. La nouveauté, de nos jours, est que ce fantasme de délivrance exerce une telle hégémonie que l’on est prêts à sacrifier nos libertés publiques pour un gain de délivrance. D’où notre absence de réaction collective face aux révélations de Snowden. »

Ce « fantasme de délivrance », trait distinctif de la liberté au sens des Modernes, met en scène un individu déchargé à la fois de la politique et de la subsistance. Et c’est à travers cette quête de délivrance que tu retraces l’histoire de la catastrophe socio-écologique…

« La quête de délivrance se joue sur deux plans : on veut être libéré de la nécessité de faire avec les autres, avec tout ce que cela implique de conflictualité, de réunions chronophages, etc., et on veut être déchargé des activités liées à la subsistance matérielle, jugées pénibles et ennuyantes (le travail de la terre, les tâches domestiques, les soins aux personnes dépendantes, etc.). Ces deux aspirations, qui traversent le monde occidental, s’alimentent réciproquement, car on ne peut assurer sa subsistance tout seul. Voilà pourquoi l’avènement de la grande industrie et de la société de consommation a été accueilli comme une “libération” (non pas de la domination sociale, mais des “nécessités de la vie”). C’est alors que l’histoire du sens de la liberté se noue avec celle du désastre écologique. Car la quête de délivrance suppose une exploitation croissante des êtres humains et de la nature.

« Ce que les dominants ont toujours cherché à faire faire aux groupes qu’ils dominaient, qu’il s’agisse des femmes, des esclaves ou des ouvriers, ce sont les tâches liées à la subsistance. »

Si la liberté suppose d’être délivré de la “nécessité” (au sens relatif de “choses à faire” dont on ne voit pas comment se passer), elle suppose de se délester des tâches qu’on ne veut pas assumer soi-même. La délivrance suppose donc de les “faire faire”. Or c’est là la formule même de la domination sociale, qui suppose toujours la séparation entre des exécutants (qui font) et des dirigeants (qui ordonnent). Et ce que les dominants ont toujours cherché à faire faire aux groupes qu’ils dominaient, qu’il s’agisse des femmes, des esclaves ou des ouvriers, ce sont les tâches liées à la subsistance. L’histoire montre qu’il y a plusieurs manières de s’y prendre, plus ou moins directes et violentes. Cette histoire croisée des voies de délivrance matérielle et des formes de domination sociale constitue le cœur de Terre et liberté. Au terme de cette histoire, on arrive à la société de consommation basée sur la généralisation de la séparation consommateur / producteur.

Beaucoup d’écologistes pensent, à juste titre, que le désastre écologique dans lequel nous nous enfonçons est étroitement lié au gouffre qui s’est creusé entre la production et la consommation, jusqu’à prendre une dimension géopolitique mondiale – d’où la valorisation écologique des circuits courts, du “local”, de l’autonomie, etc. Mais cela ne tient pas seulement à ce que cette distance entraîne une consommation aberrante de carburants fossiles. Plus fondamentalement, cela tient à ce que seule cette séparation permet de comprendre la fuite en avant des besoins qui caractérise notre forme de vie de consommateurs salariés qui, pour reprendre une formule du philosophe André Gorz, “ne produisent rien de ce qu’ils consomment et ne consomment rien de ce qu’ils produisent”. Quand on fait les choses soi-même, le premier besoin est de ne pas perdre sa vie à produire de quoi satisfaire des besoins illimités, ce qui pousse à réfléchir nos besoins et à les réduire. À l’inverse, rien ne vient borner les besoins et les désirs de celles et ceux qui font tout faire aux autres. »

« Le fait que le terme “liberté” puisse être accaparé aujourd’hui par les partis autoritaires est désespérant. »

En ces tristes temps électoraux, nous assistons à l’accaparement de la question de la liberté par l’extrême droite en France et en Allemagne. Que dit cette confiscation sur notre époque ?

« C’est la sanction du fait que les forces prétendument libérales ont en fait abandonné les principes de base du libéralisme. Plus profondément, cela révèle à quel point nous vivons dans un monde “orwellien”, où l’on fait dire aux mots le contraire de ce qu’ils signifient. Dans la célèbre dystopie de George Orwell, 1984 1, le régime totalitaire de Big Brother ne cesse de marteler : “La liberté, c’est l’esclavage”, “La guerre, c’est la paix”, etc. Rappelons que le mot “liberté” a d’abord été l’étendard des luttes contre les diverses formes de domination, politiques ou économiques : celui des esclaves pour dettes contre les aristocraties antiques, des paysans contre les propriétaires fonciers lors de la révolution mexicaine (à laquelle on réduit souvent le slogan “Terre et liberté”), des révolutionnaires qui prenaient pour devise “Vivre libre ou mourir”, etc.

Le fait que le terme “liberté” puisse être accaparé aujourd’hui par les partis autoritaires et pire encore, le fait qu’une partie de la gauche capitule devant cette OPA idéologique et affirme que la liberté est “une valeur de droite”, voire “une invention du capitalisme”, est désespérant. Car en contrôlant les mots, on détermine les pensées. Or dominer les esprits permet d’assujettir les populations – c’est cela, le message d’Orwell.

Contre ce rapt sémantique, je propose que l’on se réapproprie le terme “liberté”, ce qui implique de le repenser profondément, à rebours de la plupart des théories de l’émancipation qui sont tombées dans le piège du fantasme de délivrance. Je l’ai fait en m’inspirant moins des “grands” textes de la pensée politique, qui témoignent surtout du désir de délivrance, que de la texture même des formes de vie des classes populaires et des luttes qu’elles ont menées, presque partout, pour la défense des biens communs. Car ces luttes témoignent de tout autre chose que d’un désir d’être déchargé des nécessités de la vie quotidienne : elles manifestent la volonté d’accéder aux ressources (la terre d’abord, mais aussi les forêts, les rivières, les outils, les connaissances, etc.) permettant de prendre en charge ces nécessités. »

Peux-tu en dire plus sur cette conception de la liberté comme autonomie, que tu opposes à la liberté des Modernes ?

« Quand on parle aujourd’hui d’autonomie alimentaire ou énergétique, on prend le mot dans un sens matériel qui semble éloigné de sa signification étymologique : l’autonomie, ce n’est pas “se donner ses propres lois”, mais “subvenir à ses propres besoins”. Toutefois, ces deux significations sont en fait étroitement imbriquées. Car dès lors que l’on dépend matériellement (pour satisfaire ses besoins) d’une autre instance, on ne peut plus être pleinement libre. Comme le rappelle le dicton : “On ne mord pas la main de celui qui vous nourrit.” Bref, la liberté est conditionnée par l’autonomie matérielle – et celle-ci l’est par l’accès aux ressources permettant de satisfaire nos besoins. Tel est le sens politique profond de la quête d’autonomie matérielle. À condition toutefois de ne pas confondre autonomie et indépendance : assurer sa subsistance ne se fait jamais seul, mais en lien avec les autres. L’autonomie invite en fait à nous libérer des liens de dépendance asymétriques qui nous ligotent aux grandes organisations anonymes, pour recréer des interdépendances personnelles sur lesquelles il est possible d’avoir prise.

« La conception dominante de la liberté reposait sur l’aspiration à être délivré de la terre et des activités paysannes. Il est frappant de voir aujourd’hui que la liberté est de moins en moins associée à la ville. »

Une autre dimension de l’autonomie est sa dimension terrestre, son lien intime à la terre comme base de la subsistance humaine. La conception dominante de la liberté à l’époque moderne reposait au fond sur l’aspiration à être délivré de la terre et des activités paysannes qui y sont liées, ce qui a conduit à identifier la liberté avec la vie urbaine (“l’air de la ville rend libre”). Contre cette conception extra-terrestre de la liberté – qui pousse ses ultimes partisans fanatisés, comme Elon Musk, à vouloir aller vivre sur Mars –, il est frappant de voir aujourd’hui que la liberté est de moins en moins associée à la ville – sa devise serait plutôt “prendre la clé des champs”. C’est un changement d’esprit frappant, intimement lié au désir de renouer avec la liberté comme autonomie. »

Pour Sartre, « l’existence précède l’essence ». Tu complètes : « La subsistance précède l’existence »… Est-ce que ton livre serait un manifeste subsistancialiste ?

« Oui, mais à condition de souligner que je n’invente rien : je ne fais que remettre à jour des idées politiques qui ont été jetées aux oubliettes, même par les théories prétendument radicales. Et je le fais pour rendre justice à toutes celles et ceux qui voient bien qu’il y a quelque chose de problématique dans notre mode de vie, où l’on fait faire à d’autres presque tout ce qui concerne notre subsistance. En fait, je m’inscris dans un tournant subsistancialiste2 plus général, porté notamment par certaines écoféministes qui ont critiqué la conception de l’émancipation féminine qui fut celle de Beauvoir, typique de la volonté extra-terrestre de délivrance (voir extrait 2). Car cette critique a une portée bien plus générale, qui permet de repenser une émancipation compatible avec la Terre (voir extrait 3).

Propos recueillis par Momo Brücke

COMMENT LES IDÉES D’EXTRÊME DROITE SE SONT BANALISÉES(rediffusion)

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Aujourd’hui, en nouvelle diffusion, nous vous proposons l’écoute de cette émission du 26 janvier 2022

Dans cette émission, nous nous revenons sur l’évolution de l’extrême-droite avec Hervé du collectif antifasciste La Horde, afin de se donner des outils pour résister à l’omniprésence médiatique des discours d’extrême-droite, qui ne va pas aller en s’arrangeant avec la campagne électorale.


Pour remettre les choses à l’endroit, on analyse certains des retournements opérés par les discours d’extrême-droite, par exemple faire passer les hommes blancs hétérosexuels pour les victimes principales de la marche actuelle du monde.

D’abord, on s’interroge sur le choix des mots : pour ne pas tout mélanger, il est important de pas qualifier tous les adversaires ou ennemis politiques de “fascistes”. En effet, en France, historiquement, on a plutôt une extrême-droite nationaliste, réactionnaire et des gouvernements autoritaires, qu’un véritable passé fasciste à la sauce italienne. 

Pour y voir plus clair, notre invité propose un retour sur les fondements idéologiques de l’extrême-droite dans la 2e moitié du XXe siècle. Même s’il existe “50 nuances de fafs”, la plus grande partie de l’extrême-droite française a en commun d’être réactionnaire (elle veut revenir à un “avant” idéal, en général avant 1789), inégalitaire et élitiste (l’inégalité est supposée être dans l’ordre des choses, justifié par la nature, Dieu, le bon sens…).

Après la défaite du nazisme, l’enjeu pour les nationalistes réactionnaires était de réussir à revenir dans le jeu politique alors que leurs discours n’étaient plus acceptables après la guerre et là Shoah. Ce processus s’est avéré très long, mais mai 68 a fini de convaincre la droite nationaliste qu’elle devait mener une bataille sûr
le terrain de la culture, des valeurs.

D’où le projet du Front national au début des années 1970 : un parti qui s’inscrit dans le jeu électoral républicain, qui tente de rassembler toutes les tendances nationalistes, ce qui n’allait pas de soi. À cette époque, différentes organisations et
intellectuels travaillent à une transformation du discours d’extrême-droite pour être de nouveau entendables dans les termes de l’époque, même si l’intégration au cadre républicain a des limites.

Parmi les idéologues de l’extrême-droite, on prend l’exemple de Jean-Yves Le Gallou, passé la le GRECE et la Nouvelle Droite qui créée le club de l’Horloge au milieu des années 1970. Ultra-libéral sur le plan économique, il est le promoteur du concept de préférence nationale, qu’il ne parvient pas à vendre à la droite classique, mais que le FN adopte avec enthousiasme.

Au début des années 2000 il revient à la lutte “culturelle” avec le même projet de réhabilitation des idées d’extrême-droite et théorise l’usage d’internet et le concept de réinformation qui est aujourd’hui central (notamment chez le candidat E.Z. soutenu par Le Gallou).

Ce qui nous amène à l’état des lieux de la situation actuelle : les discours d’extrême-droite choquent encore, dans une certaine mesure, car la gauche a tout de même gagné du terrain, par exemple sur l’antiracisme, le féminisme et la lutte contre l’homophobie. C’est là que le concept de réinformation entre en jeu : il a plus à voir avec la propagande qu’avec l’information et tente de répondre au besoin, pour l’extrême-droite, de faire accepter des idées qui ont été inacceptables pendant des décennies. 

La réinformation fonctionne de pair avec une stratégie de victimisation, notamment le fait de se dire censuré alors qu’on les entend partout, ou encore de se revendiquer “dissident”. Ce terme renvoie à la dissidence en Union soviétique et permet de se présenter comme des libre-penseurs face à une dictature qui prend les allures de la démocratie. Il est donc important de ne pas se faire avoir par ce sophisme : “si on était vraiment dans une démocratie, nos idées (racistes, sexistes, etc) ne seraient pas inacceptables”.

On voit bien en effet que quand des personnalités d’extrême-droite se revendiquent de la liberté d’expression, c’est leur liberté d’expression à eux qu’ils défendent et
pas celle des groupes sociaux que l’on n’entend jamais ! Face à ces stratégies qui retournent complètement la réalité des inégalités, il faut se rappeler qu’à gauche on défend un monde égalitaire, que c’est une lutte de chaque jour et que ce n’est jamais
vraiment acquis.

Et enfin, n’oublions pas qu’on n’a pas à débattre avec l’extrême-droite,
tout simplement parce qu’on n’a rien à lui dire !

CONTRÔLES ET RADIATIONS A PÔLE EMPLOI ET A LA CAF(rediffusion)

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Nous ouvrons avec cette émission, une série de rediffusions sur FPP, qui nous mènera jusqu’au 4 mars et nous vous retrouverons pour de nouvelles émissions inédites. Bonne écoute !

L’équipe radio actualité des luttes

Dessin issu de https://lepoing.net/

Alors que plus d’un million de chômeuses et de chômeurs voient leurs allocations brutalement réduites et que l’ouverture des droits de près d’un demi-million de personnes est remise en cause, le gouvernement Macron fait encore du renforcement des contrôles un objectif politique !

Depuis le 1er octobre par décret et avec validation d’un Conseil d’État qui s’est couché, la réforme – ou casse – de l’indemnisation du chômage frappe de façon hallucinante et inégale les plus précaires.

Les dysfonctionnements graves se multiplient à Pôle emploi, où les demandeurs d’emploi sont gérés par des boites privées en sous-traitance, ou par des applications ou algorithmes conçus apparemment pour calculer les droits au rabais, multiplier les erreurs au détriment des plus précaires, tandis que s’accumulent les radiations abusives et illégales (pour non recherche d’emploi par internet alors qu’il ne peut y avoir d’obligation numérique vu la fracture numérique) et prélèvements de trop perçus non fondés.

Le 10 février dernier, Un collectif unitaire composé du comité national CGT chômeurs-précaires, CGT Pôle Emploi, SUD Emploi, SUD Culture Solidaires…), d’associations de chômeurs/ses, et d’associations comme la Quadrature du Net organisait une AG contre le contrôle des chômeurs (CAF et Pôle emploi).

Dans l’émission de ce jour, nous entendrons une partie des témoignages et les propositions d’action issue de cette assemblée générale.

PASS VACCINAL OU PASS SÉCURITAIRES ? (rediffusion)

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Aujourd’hui en nouvelle diffusion, une émission du 10 janvier dernier

Dessin issu du site https://lepoing.net/

Passe sanitaire : quelle surveillance redouter ?

Les critiques du passe sanitaire dénoncent unanimement un « danger autoritaire ». Assez justement, la CNIL elle-même présente ce danger comme « le risque d’accoutumance et de banalisation de tels dispositifs attentatoires à la vie privée et de glissement, à l’avenir, et potentiellement pour d’autres considérations, vers une société où de tels contrôles deviendraient la norme et non l’exception ». Prenons un instant pour détailler ce danger et répondre à la question : de quel type de surveillance le passe sanitaire est-il l’expression ?

Il existe déjà de nombreux « dispositifs attentatoires à la vie privée » contre la généralisation desquels nous luttons depuis des années : écoutes téléphoniques, fichage, caméras, drones, géolocalisation, logiciels espions… Pour comprendre et prévenir les dangers posés par le passe sanitaire, il faut le situer précisément au sein de cet écosystème. Certains outils de surveillance sont plus ou moins faciles à déployer, à plus ou moins grande échelle, de façon plus ou moins visible et avec des conséquences très variables. En comprenant dans quel mouvement technologique et à partir de quels outils pré-existants le passe sanitaire s’est construit, nous espérons lutter plus efficacement contre la banalisation du type de surveillance qu’il permet.

Contrôler pour exclure

Pour prendre du recul, décrivons de façon générale l’action que permet de réaliser le passe sanitaire : exclure de certains emplois, transports et lieux des personnes dont la situation diffère de certains critères fixés par l’État.

Formulé ainsi, ce mode de régulation n’a rien de nouveau. C’est notamment de cette façon que l’État français traite les personnes étrangères : l’accès aux transports vers le territoire national, puis l’accès au séjour et à l’emploi sur le-dit territoire n’est permis que si la situation des personnes étrangères est conforme à des critères fixés par l’État (situation personnelle familiale et économique, pays d’origine, âge…). Le respect des critères est vérifié une première fois en amont puis se traduit par la délivrance d’un titre : visa, cartes de séjour, etc. Ensuite, la police n’a plus qu’à contrôler la possession de ces titres pour contrôler la situation des personnes, puis leur ouvrir ou leur fermer les accès correspondants. En menaçant d’exclure du territoire ou de l’emploi les personnes ne disposant pas du bon titre, l’État déploie une lourde répression – les conséquences pour les personnes exclues sont particulièrement dissuasives.

Toutefois, jusqu’à peu, ce type de répression avait d’importantes limitations pratiques : les titres ne pouvaient être délivrés qu’avec un certain délai et à un certain coût, de nombreux policiers devaient être déployés pour les vérifier et certains policiers devaient même être spécifiquement formés pour en vérifier l’authenticité. Ces limitations expliquent sans doute en partie pourquoi ce type de répression s’est jusqu’ici centré sur des cas précis (tel que le contrôle des personnes étrangères) sans être systématiquement déployé pour gérer n’importe quelle situation que l’État souhaiterait réguler.

Le passe sanitaire est la traduction d’évolutions techniques qui pourraient supprimer ces anciennes limites et permettre à cette forme de répression de s’appliquer à l’ensemble de la population, pour une très large diversité de lieux et d’activités.

Passage à l’échelle technologique

Au cours de la dernière décennie, la majorité de la population française (84% en 2020) s’est équipée en smartphone muni d’un appareil photo et capable de lire des code-barres en 2D, tels que des codes QR. En parallèle, l’administration s’est largement appropriée les outils que sont le code-barre en 2D et la cryptographie afin de sécuriser les documents qu’elle délivre : avis d’imposition, carte d’identité électronique… Le code en 2D rend quasi-nul le coût et la vitesse d’écriture et de lecture d’informations sur un support papier ou numérique, et la cryptographie permet d’assurer l’intégrité et l’authenticité de ces informations (garantir qu’elles n’ont pas été modifiées et qu’elles ont été produites par l’autorité habilitée).

Si ces évolutions ne sont pas particulièrement impressionnantes en elles-même, leur concomitance rend aujourd’hui possible des choses impensables il y a encore quelques années. Elle permet notamment de confier à des dizaines de milliers de personnes non-formées et non-payées par l’État (mais simplement munies d’un smartphone) la mission de contrôler l’ensemble de la population à l’entrée d’innombrables lieux publics, et ce, à un coût extrêmement faible pour l’État puisque l’essentiel de l’infrastructure (les téléphones) a déjà été financée de manière privée par les personnes chargées du contrôle.

Désormais, et soudainement, l’État a les moyens matériels pour réguler l’espace public dans des proportions presque totales.

Une brique de plus à la Technopolice

La crise sanitaire a très certainement facilité ces évolutions, mais son rôle ne doit pas être exagéré. Cet emballement dramatique des pouvoirs de l’État s’inscrit dans un mouvement d’ensemble déjà à l’œuvre depuis plusieurs années, qui n’a pas attendu le coronavirus, et contre lequel nous luttons sous le nom de « Technopolice ». Il s’agit du déploiement de nouvelles technologies visant à transformer les villes en « safe cities » capables de réguler l’ensemble de l’espace public.

La Technopolice est l’expression d’évolutions technologiques qui, comme on l’a vu avec le cas du passe sanitaire, ont permis de rendre totales des formes de régulations qui, jusqu’alors, étaient plus ou moins ciblées. Prenons le cas emblématique des caméras : jusqu’à peu, la police était matériellement limitée à une politique de vidéosurveillance ciblée. Elle ne pouvait exploiter les enregistrements vidéo que pour analyser quelques situations ciblées, à défaut de pouvoir mettre un agent derrière chaque caméra 24 heures sur 24. De même, l’identification d’une personne filmée demandait des efforts importants.

Ces limitations ont depuis volé en éclat. La reconnaissance faciale rend presque triviale l’identification des personnes filmées (voir notre exposé). L’analyse automatisée d’images permet de détecter en continu tous les événements définis comme « anormaux » : faire la manche, être trop statique, courir, former un grand groupe de personnes, dessiner sur un mur… (voir par exemple les projets imaginés à Marseille ou à Valenciennes). Plus besoin de placer un agent derrière chaque caméra pour avoir une vision totale. Qu’il s’agisse du passe sanitaire ou de l’analyse d’image automatisée, dans les deux cas, la technologie a permis à des techniques ciblées de se transformer en outils de contrôle de masse de l’espace public.

Contrôle permanent des corps

Ce parallèle nous permet d’apporter une précision importante : qu’il s’agisse du passe sanitaire ou de la détection automatique des comportements « anormaux », ces systèmes ne nécessitent pas forcément un contrôle d’identité. Le logiciel d’imagerie qui signale votre comportement « anormal » se moque bien de connaître votre nom. De même, en théorie, le passe sanitaire aussi pourrait fonctionner sans contenir votre nom – c’est d’ailleurs ce que prévoyait la loi initiale sur la sortie de crise ou, plus inquiétant, ce que proposent désormais certaines entreprises en se fondant non plus sur le nom mais le visage. Dans ces situations, tout ce qui compte pour l’État est de diriger nos corps dans l’espace afin de renvoyer aux marges celles et ceux qui – peu importe leurs noms – ne se conforment pas à ses exigences.

Ce contrôle des corps se fait en continu et à tous les niveaux. D’abord pour détecter les corps jugés « anormaux », que ce soit par leur comportement, leur apparence, leur visage, leur statut vaccinal, leur âge… Ensuite pour contraindre les corps et les exclure de la société, que ce soit par la force armée de la police ou par des interdictions d’entrée. Enfin pour habiter les corps et les esprits en nous faisant intérioriser les règles dictées par l’État et en poussant à l’auto-exclusion les personnes qui ne s’y soumettent pas. Tout cela à l’échelle de l’ensemble de la population.

Une accoutumance injustifiée

L’adoption massive du passe sanitaire aurait pour effet d’habituer la population à se soumettre à ce contrôle de masse, ce qui s’inscrit dans la bataille culturelle plus large déjà initiée par le gouvernement, notamment autours des caméras. Cette accoutumance permettrait à l’État de poursuivre plus facilement sa conquête totale de l’espace public telle qu’il l’a déjà entamée avec la Technopolice.

Pourtant, paradoxalement, dans son format actuel, le passe sanitaire n’apparaît pas comme étant lui-même un outil de régulation très efficace. Il semble difficile d’empêcher les médecins qui le souhaitent de fournir des passes à des personnes qui ne devraient pas en recevoir. Et, quand bien même les passes seraient attribués aux « bonnes personnes », en l’état celles-ci peuvent facilement les partager avec les « mauvaises personnes ». Certes, la police entend réaliser des contrôles d’identité pour lutter contre ces échanges mais, si l’efficacité du système repose au final sur des contrôles de police aléatoires, il n’était pas nécessaire de déployer des mécanismes de surveillance de masse pour aller au-delà ce qui se fait déjà en la matière, par exemple avec les ordonnances manuscrites délivrées par les médecins que la police peut vérifier en cas de soupçons. Cela permettrait au moins de diminuer les risques d’accoutumance à un nouveau système de contrôle de masse.

Hélas, il semble plus sérieux d’envisager le scénario inverse : l’inefficacité du passe sanitaire pourrait servir de prétexte pour le perfectionner, notamment en permettant aux contrôleurs non-policiers de détecter les échanges de passe. Comme vu plus haut, certains proposent déjà un nouveau système affichant le visage des personnes contrôlées. Une telle évolution nous livrerait la version pleinement aboutie et efficace du système de contrôle de masse rêvé par la Technopolice – et la police n’aurait presque plus à travailler pour contrôler les passes.

Obligation de prouver la nécessité

Même dans son format le plus sophistiqué, l’efficacité du passe sur le plan sanitaire resterait toujours à démontrer – il demeure de nombreuses incertitudes, que ce soit sur la valeur des tests au bout de 72 heures, sur le taux de transmission même une fois vacciné, sur le cas des nouveaux variants, sur l’efficacité de la contrainte pour inciter la population à se faire vacciner, ou sur la durée de validité à retenir pour les tests de dépistage.

Au plan juridique et politique, et tel que nous l’avions rappelé pour StopCovid, l’État est soumis à une règle simple mais fondamentale : il a l’obligation de prouver qu’une mesure causant des risques pour les libertés fondamentales est absolument nécessaire avant de la déployer. Dans notre cas, non seulement le gouvernement n’a pas encore démontré l’efficacité du passe sanitaire mais, plus grave, il a refusé de déployer ou de tester l’efficacité de mesures alternatives qui ne causeraient aucun risque pour les libertés (telles que des campagnes de communication bienveillantes, transparentes et non-paternalistes pour inviter à se faire vacciner), ou des mesures complémentaires ambitieuses (tel que le déblocage de financements pour permettre le dédoublement des salles de classe et leur aération, ce que le gouvernement à tout bonnement écarté).

Conclusion

Résumons : le passe sanitaire illustre des évolutions technologiques qui permettent à un mode de répression ancien (la répression par l’exclusion, illustrée notamment par le contrôle des personnes étrangères) de passer d’une échelle relativement restreinte à une échelle presque totale, concernant l’ensemble de la population et de l’espace public, afin de renvoyer à ses marges les personnes qui ne se soumettent pas aux injonctions de l’État.

Si, aujourd’hui, ces injonctions ne sont que d’ordre sanitaire, il faut encore une fois redouter que ce genre d’outil, une fois banalisé, soit mis au service d’injonctions dépassant largement ce cadre. Cette crainte est d’autant plus pesante que ce processus a déjà commencé au sein de la Technopolice, qui esquisse d’ores et déjà un mode de régulation social fondé sur la détection et l’exclusion de toute personne considérée comme déviante ou comme ayant un comportement « anormal » aux yeux de l’État et des entreprises de sécurité qui définissent ensemble et de manière opaque les nouvelles normes de comportement en société.

Dernier rappel stratégique : si le gouvernement français se permet d’imposer de tels outils de détection et d’exclusion des personnes qu’il juge indésirables, c’est notamment, car il peut reprendre à son compte, et redynamiser à son tour, les obsessions que l’extrême droite est parvenue à banaliser dans le débat public ces dernières années afin de traquer, de contrôler et d’exclure une certaine partie de la population.

La lutte contre les risques autoritaires du passe sanitaire serait vaine si elle ne s’accompagnait pas d’une lutte contre les idées d’extrême droite qui en ont été les prémices. La lutte contre le passe sanitaire ne doit pas se faire avec, mais contre l’extrême droite et ses obsessions, qu’elles soient dans la rue ou au gouvernement.

Au moment où l’assemblée nationale et le sénat statut sur le passage du pass sanitaire en pass vaccinal, dans l’émission de ce jour, nous voyons comment la résistance face à cette nouvelle étape se met en place et pour cela, nous serons en plateau avec Évelyne, Arthur, de la quadrature du net et Philippe, gilet jaune de Nanterre.

Nous aurons également par téléphone : Catherine, de la bibliothèque publique d’information de Beaubourg et Hichem, du syndicat sud commerce.

Sur cette même question, une assemblée générale aura lieu MERCREDI 12 JANVIER de 18 h 30 à 21 h 30 à la Bourse du Travail de Paris 3 rue du Château d’Eau, salle Jean Jaurès.

LES ACCOMPAGNANTES D’ÉLÈVES EN SITUATION DE HANDICAP(rediffusion)

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Mantes-la-jolie 19 octobre 2021

Ce mardi 21 décembre, nous commençons avec cette émission, une série de rediffusions qui nous mènera jusqu’au 31 décembre et nous vous retrouverons sur l’antenne de fpp début janvier pour de nouvelles émissions

Bonne fin d’année

L’équipe radio actualité des luttes

Après celles des 8 avril et 3 juin dernier, ce 19 octobre 2012,se déroulait la troisième journée de grève nationale des AESH à l’appel de l’intersyndicale. Les accompagnantes d’élève en situation de handicap (AESH) ont encore une fois démontré leur capacité de mobilisation et leur détermination.

Cette rentrée 2021 a été marquée par la généralisation des Pôles inclusifs pour l’accompagnement localisés (PIAL), outil de la mutualisation des moyens d’accompagnement. À l’inverse de l’évaluation des besoins des élèves au plus près de la réalité, c’est une logique de rentabilité et d’économie des moyens qu’impose le ministère.

L’équipe de l’actualité des luttes, c’est rendue à Mantes-la-Jolie ou se tenait un rassemblement et nous avons rencontré ces femmes qui nous parlerons du peu de moyen qui leur est allouée et de la précarité dans laquelle, elle se trouve.

Dans ce reportage, nous entendrons également, un enseignant qui fera un point sur la situation des accompagnantes d’élève en situation de handicap au sein de l’éducation nationale.

Bonne écoute !

LES GILETS JAUNES EN ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ACT 2(rediffusion)

Il y a trois ans, commençait le mouvement des gilets jaunes. Pour commémorer cet anniversaire, nous vous proposons en nouvelle diffusion cette émission du 18 avril 2019


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190418

Dans cette émission, nous vous diffusons le 2èmes acte  de la rencontre des Gilets Jaunes lors de l’assemblée des assemblées les 5,6 et 7 avril à Saint-Nazaire.

NOUS SOMMES EN GUERRE de Pierre Douillard(rediffusion)

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Nous débutons cette seconde semaine de rediffusion avec l’émission du 11 octobre 2021

Le 26 septembre Pierre Douillard présentait son dernier livre ; « Nous sommes en guerre » à la librairie Michelle Firk. Blessé à l’œil en 2007 alors qu’il était lycéen, par le tir d’un policier qui expérimentait le Lanceur de Balles de Défense – LBD 40 –Pierre Douillard-Lefèvre mène depuis des recherches sur la militarisation de la Police et s’engage au sein de collectifs de mutilés.

Il est par ailleurs chercheur en sciences sociales et auteur de travaux de sociologie urbaine. Et c’est bien ça qui fait de ce livre un témoignage et une critique forte et implacable. Dans un langage percutant Pierre analyse une société qui se militarise pour défendre les intérêts de quelques-uns. Il relie les expériences pour tenter de dégager des rapports de force efficaces.

« Qu’est-ce qui relie un lycéen et un Gilet Jaune, un teufeur et l’habitant d’une cité, un supporter et un occupant de la ZAD ? Tous ont subi des violences préméditées de la part de policiers qui les ont visés à la tête. Tous ont été touchés par la même arme. Il y a toujours, en amont de leurs histoires, une volonté assumée par la Police de faire mal, d’en mutiler un pour en terroriser cent. »

Dans la pénombre sécuritaire de l’époque, la question de la répression est devenue centrale. Sur fond d’écrasement de toutes les oppositions et d’états d’urgence illimités, il est désormais largement admis que le pouvoir ne tient que par sa police. Si la question du maintien de l’ordre est désormais sur le devant de la scène médiatique, il s’agit de l’aboutissement d’un processus qui s’étend sur plusieurs décennies, dont les banlieues, puis les protestations indociles ont été les laboratoires. Alors que l’horizon ne cesse de s’obscurcir et le régime policier d’étendre sa toute puissance, ce livre retrace la généalogie d’une militarisation du maintien de l’ordre et propose des pistes pour y résister.

MANIFESTATION INTERSYNDICALE DE RENTRÉE(rediffusion)

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5 octobre 2021 Saint-Ouen : devant le siège du conseil régional Île-de-France

Par cette émission du 13 octobre, nous débutons dans le cadre des vacances de la Toussaint, une série de rediffusions avec une émission en direct le vendredi 29 octobre et nous vous retrouverons pour la rentrée le 8 novembre avec de nouvelles émissions. Bonne écoute !

Nous nous sommes rendues à la manifestation parisienne de rentrée, organisée par l’intersyndicale. C’est vrai qu’elle se faisait attendre, il faut dire que la contestation syndicale est restée plutôt aphone pendant toute la période dite de la covid. Pourtant coté patronat et gouvernement ça a pas chômé ; licenciement, confinement, pass sanitaire, loi de sécurité global, loi séparatiste, loi antiterroriste et on en passe jusqu’à la plus ressente ; la reforme de l’assurance chômage.

Cette manif du 5 octobre était lamentable ; tout d’abord par son nombre, il faut dire que les centrales n’avaient pas vraiment informé et mobilisé. Les secteurs en crises ; l’éducation nationale, la santé, les transports brillaient par leur absence ou leur invisibilité. Les secteurs en lutte qui traditionnellement devraient prendre la tête du cortège étaient remplacés par un service d’ordre particulièrement conséquent. Question ballons, sonos, fanions et drapeaux il y avait ce qu’il fallait, à croire que tout les permanents syndicaux étaient de sorti.

Loin de nous, l’envie de jeter l’opprobre sur les syndicalistes de basse, qui se démènent comme ils peuvent pour maintenir leurs conquis. La colère légitime face à un gouvernement autiste qui détruit les biens communs, bétonne nos quartiers, flique nos vie n’avait aucun espace pour s’exprimer ce 5 octobre.

Il y avait comme un goût de monde d’avant, avant les mobilisations contre la loi travail, le mouvement des gilets jaunes et celui des retraites de 2019. Comme une reprise en main mortifère de la part des confédérations pour pacifier les contestations. Fini les cortèges de tête ou syndicalistes et non syndiqués, jeunes, précaires, sans papiers se mêlaient pour chercher ensembles des possibles.

Tout était fait pour que rien ne se passe ; entre cordons de CRS qui ouvraient la manif et la rythmaient en une déambulation insupportablement lente et un service d’ordre nerveux.

Les sonos avaient beau gueuler « Et la rue elle est à qui, elle est a nous » et «  on nous empêchera pas de manifester » la réalité était tout autre. Le parcours de la manifestation avait belle et bien était interdit et c’est le préfet qui l’avait modifié en accord avec les organisateurs.

Bien que la réforme sur l’assurance chômage, qui va plonger des centaines de milliers de personnes dans encore plus de précarité, venait d’être appliquée, le sujet était peu abordé alors qu’il était à l’ordre du jour.

Encore heureux que le matin, des secteurs en lutte s’étaient donnés rendez-vous pour exprimer leur colère. Nous étions avec les travailleurs de TRANSDEV en grève depuis quatre semaines devant le siège du conseil régional d’Île-de-France et au cours de la manifestation, nous avons pu rencontrer les personnes en grève, en conflit ou tout simplement dégoûtés.

Et dans l’émission de ce jour, nous vous proposons l’écoute des différentes interviews réalisée ce 5 octobre 2021

LE « IMONDE » DE LA 5G(rediffusion)

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C’est avec l’émission du 20 janvier 2021 que nous débutons cette série de rediffusions de ce mois de juillet sur l’antenne de fréquence paris plurielle. Ensuite, nous vous retrouverons sur l’antenne de FPP courant septembre. Bonne écoute et bonnes vacances.

L’équipe de l’actualité des luttes

Nous recevons Gianni et Nicole du collectif Noisy-le-Sec anti-Linky et 5G pour poursuivre notre critique du déploiement de la 5G. L’occasion de reparler des aspects délétères tant au niveau de la santé, de l’environnement que du bouleversement que va induire cette nouvelle technologie dans nos vies et les rapports de production.

Les collectifs anti-linky et leur combat contre le flicage et le bombardement des ondes semblent être un bon point d’appui, entre autre, pour construire une opposition contre la 5G.

Lors de cette émission nous avons évoqué des ouvrages que les auditeurs qui veulent plus d’information sur ce sujet peuvent lire.
Deux bonnes lectures sur la 5G :

“La controverse de la 5G”, rapport téléchargeable : https://gauthierroussilhe.com/fr/projects/controverse-de-la-5g

Nicolas Bérard, “5G mon amour. Enquête sur la face cachée des réseaux mobiles” (éd. Le Passager clandestin, 2020)

Sur l’impact des ondes sur le vivant: Jean-Pierre Lentin, “Ces ondes qui tuent ces ondes qui soignent” (Albin Michel, 2001)

Association de soutien aux électrosensibles : priartem.fr et www.robindestoits.org

LES JARDINS DES VERTUS / IL FAUT SAUVER LA BUTTE ROUGE ET SES JARDINS(rediffusion)

Aujourd’hui en nouvelle diffusion, une émission du 3 mai 2021

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Aubervilliers 17 avril 2021 ; manifestation contre la destruction d’une partie des jardins. Crédit photos Tomislav

Dans l’émission de ce jour, nous irons de jardin en jardin

Au pied du fort d’Aubervilliers, les jardins des Vertus sont cultivés depuis un siècle par des jardinier·es  et des ouvrier·e·s qui y font pousser des courges, des pommes de terre, des tomates, de la sauge, des cerisiers, des pommiers, des belles de nuit ou encore des amaranthes.

Mais ce trésor de petites parcelles et de cabanes est aujourd’hui menacé : la Société du Grand Paris veut y stocker les déblais du chantier de la station Fort d’Aubervilliers de la nouvelle ligne 15 du métro. Plusieurs milliers de mètres carrés de jardin et des dizaines d’arbres sont menacés de finir sous les gravats.

Comble du cynisme, ce ne sont pas les bassins qui vont détruire les jardins, mais un “Splashpad, un pentagliss, un solarium minéral et un village finlandais” tout ceci dans un des quartiers les plus pauvres de France.

Ce 17 avril 2021, une marche partait de la mairie d’Aubervilliers pour se rendre au jardin des vertus, près du fort d’Aubervilliers. C’est le reportage réalisé ce samedi d’avril que vous allez entendre. Nous y entendrons pêle-mêle ; les brigades de solidarité populaire, une réflexion sur la société du grand Paris, une occupante du théâtre de l’Odéon et un membre des jardins familiaux de Fleury-Mérogis


En seconde partie d’émission, nous revenons sur la cité jardin de la butte rouge et la volonté de la mairie de Châtenay-Malabry de la détruire.

La Butte Rouge est une cité jardin est un patrimoine architectural populaire magnifique qui peut disparaitre. Conçu dès les années 30, il abrite 8000 habitants sur 72 hectares dans un écrin de verdure, d’arbres centenaires, de jardins ouvriers… Les promoteurs lorgnent depuis longtemps sur cet espace proche du bois de Verrières, non loin du parc de sceaux, de la vallée aux loups et à 15 km de Paris. C’est indéniable, pour eux, cette cité est trop bien pour les prolos et le projet du grand Paris les éjectera toujours plus loin de la capitale.

Ce projet de démolition porté par la mairie de Châtenay-Malabry (92290) ferait perdre 2000 à 3000 logements HLM : à bas loyer. Cette disparition importante de logements sociaux programmée viendrait aggraver la crise du logement déjà patente en Île-de-France. Il faut rappeler que c’est dans ces logements que vivent les personnes et familles privées d’emploi, des smicards, tous les premiers de corvée.
Le gouvernement a débloqué deux milliards supplémentaires de fonds à l’ANRU(agence nationale de rénovation urbaine) avec l’engagement d’Action logement dans une rénovation urbaine adaptée au contexte d’urgence, et pourtant il continue à donner son feu-vert à de multiples démolitions.

Malgré les campagnes mensongères orchestrées par le maire et les promoteurs ; la cité est viable et nécessite effectivement des travaux de rénovation pour entretenir le patrimoine et résoudre les problèmes d’humidité, de chauffage… Comment expliquer que la mairie et l’office HLM aient pu laisser vivre des familles avec des enfants malades dans des appartements dangereux pour leur santé alors qu’ils peuvent leurs en accorder un autre et engager des travaux dans ceux qui en ont besoin ? Pourquoi mettre il en avant le besoin de détruire la cité par le manque d’accessibilité pour les personnes handicapées alors qu’il suffit de construire des rampes d’accès.

Si, au dire de monsieur le maire monsieur Segaud, les journalistes et les collectifs de défense de la cité de la butte rouge auraient fait circuler des chiffres fantaisistes, c’est dû à un manque de transparence de sa part. En effet, aucune maquette n’a à ce jour été révélée aux habitants. Quelles formes auront les bâtiments, ou seront-ils implantés, quelle hauteur, quelle largeur auront-ils ? C’est le flou, les grands mots et les belles promesses qui suscitent inquiétude et légitimes suspicions. De plus ce projet est vivement combattu par les plus grands noms de l’architecture comme Jean Nouvel, les descendants des bâtisseurs de la cité les sirvin, Jean-Louis Cohen, Christian de Portzamparc, ou les architectes tout récemment récompensés par le Prix Pritzker 2021 : Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal.

Le classement de la cité jardin de la butte-rouge en patrimoine culturel est primordial pour la sauver. La mairie sous couvert de protection a fait voter la modification du Plan local d’urbanisme qui permettra la démolition de la cité, malgré le résultat largement défavorable de l’enquête de proximité.

L’État dispose de tous les leviers pour s’opposer à ce projet porté par la ville de Châtenay-Malabry :
• Il peut refuser de financer la démolition des logements sociaux via l’ANRU.
• l’État peut refuser le dé-conventionnement des logements sociaux, sur l’ensemble du périmètre de la cité-jardin, sans lequel la mairie ne peut démolir.
L’argent sera-t-il plus fort que la logique et que les besoins du peuple, l’argent sera-t-il plus fort que la nécessité de préserver notre environnement.

Les prises de paroles que vous pouvez entendre dans cette émission ont été enregistrées lors des délibérations du 18 mars 2021 du conseil du territoire.

RÉPRESSION CONTRE LA LUTTE ANTINUCLÉAIRE A BURE(rediffusion)

Après 4 ans d’instruction pour « association de malfaiteurs », le procès des militant.e.s contre la poubelle nucléaire Cigéo à Bure (Meuse) est annoncé, les 1,2,3 juin. Au deuxième jour de ce procès, nous vous proposons en nouvelle diffusion, une émission du 25 mai 2020. Bonne écoute ! 

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Des dizaines de personnes placées sur écoute, un millier de discussion retranscrites, plus de 85.000 conversations et messages interceptés:  l’information judiciaire ouverte en juillet 2017 est une machine démesurée de renseignement sur le mouvement antinucléaire de ce village de la Meuse. Des visages pris dans une toile de flèches et de diagrammes. Sous chaque photo : date et lieu de naissance, surnom, organisation.


Ce schéma a été réalisé par la cellule d’analyse criminelle Anacrim de la gendarmerie nationale. Son logiciel, Analyst’s notebook, permet de visualiser les liens entre des personnes via leurs numéros de téléphone, des lieux, des événements ; une véritable machine de renseignement sur le mouvement antinucléaire de Bure, selon le dossier d’instruction qu’ont consultés Reporterre et Mediapart, et Libération . 

Une enquête hors norme, extrêmement intrusive et focalisée sur la surveillance de militants politiques que la justice semble considérer comme des ennemis de la démocratie. Quels faits ont déclenché l’autorisation d’un recueil aussi massif de données ? Dans cette captation du son d’un film réalisé par des opposants au projet d’enfouissement de déchet radioactif nous revenons, dans cette émission, sur la lutte qui se mène à Bure et sur la répression qui s’y exerce.

Pour plus d’info : lien pour le film https://peertube.club/videos/watch/8e864051-19a1-45db-a2e4-6ff656fb7b77
Article Reporterrehttps://reporterre.net/1-3-La-justice-a-massivement-surveille-les-militants-antinucleaires-de-Bure

REFORME DES RETRAITES, LE COMBAT CONTINU(rediffusion du 24janvier 2020)

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En ce jour de mobilisation contre la reforme des retraites nous vous diffusons l’intervention de Danièle Linhart, sociologue, directrice de recherche au CNRS., autour du Travail aujourd’hui et demain, possibilités d’un travail sans subordination et sans souffrance .

Cette rencontre se tenait le 16 janvier dernier au théâtre de La Belle Étoile, à la Plaine Saint-Denis a l’initiative des Amis du Monde diplomatique, Jolie Môme, les organisateurs des Cafés Santé Travail…

En préambule fut joué le spectacle La seconde chance de Camélia Huppe conte merveilleux pour monde cruel par Nathalie Leone, conteuse.

JOURNÉE D’ACTION EUROPÉENNE POUR LE DROIT AU LOGEMENT ET À LA VILLE / LE LANDY SAUVAGE (rediffusion)

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Le cortège de la manifestation parisienne, samedi 27 mars.

Paris est vidée de ses populations, Paris, c’est pour les riches !

2020 en France, le prix des logements a encore augmenté. Les profits issus du logement cher ont à peine diminué, malgré la crise sanitaire et sociale. La crise du logement s’aggrave : toujours plus de sans-abri, de mal-logé.e.s, de jeunes et d’étudiant.e.s en galère, d’expulsions…

Berlin : les locataires se mobilisent et gagnent !  Plusieurs dizaines de milliers de locataires berlinois ont manifesté et obtenu que les loyers privés ne dépassent pas 6 à 12 euros le mètre carré et que des amendes jusqu’à 500 000 euros soient délivrées sans délai par la commune contre les bailleurs fraudeurs…

Je suis logée en résidence sociale dans le Xe : 11 m2, 468 euros par mois. Avant j’habitais en squat, c’était mieux, au moins j’avais de l’espace !


Ce 27 mars 2021, nous étions dans le cortège parisien. Nous entendrons les interventions des représentants de syndicat de locataires, mais aussi des entretiens avec des collectifs de locataires, une habitante en résidence sociale, le collectif Stop Airbnb et celui des architectes.

INTERVIEW

Le maire ne doit pas apprécier que les gens se réunissent chez nous pour résister aux JO ou à la création d’une bretelle d’autoroute !

Retour au Landy sauvage à Saint-Denis, un lieu occupé sans droit ni titre depuis 2018. Il a pris au fur et à mesure de ces années une étoffe particulière dans une ville comme Saint-Denis qui poursuit de manière rapide une restructuration urbaine dans le sillage du projet de Jeux olympiques, que la ville doit en partie accueillir en 2024. Pour cela, la société du Grand-Paris prévoit le développement de nouvelles lignes de métro et celle de Saint-Denis Pleyel passe pour prioritaire. L’intérêt soudain porté à des quartiers pauvres et qui n’intéressaient personne auparavant a fait de la ville une usine à gaz. Et les habitants trouvent dans le projet associatif du lieu et son discours de résistance à la promotion d’une nouvelle ville une certaine résonance. En 2020, l’affaire a pris un tour franchement politique avec l’élection du nouveau maire socialiste, pressé de donner à la ville “un nouveau souffle”. La justice avait donné jusqu’à juillet 2021 aux habitants et aux associations le temps de s’organiser et de déménager. Qu’à cela ne tienne, la mairie se saisissant du prétexte d’un incendie mineur a décidé de précipiter leur éviction. 

DES DÉTENUS PORTENT PLAINTE CONTRE LES CONDITIONS DE VISITE DE LEURS PROCHES(rediffusion)

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Depuis le début de la crise de la Covid-19 véritable État de guerre et d’État d’urgence sanitaire, le gouvernement plutôt que de donner des réponses sanitaires a décidé de privilégier la réponse sécuritaire.

Il en va de l’extérieur des prisons comme de l’intérieur. Le peu d’aménagement gagné de dures luttes est repris petit à petit. Au lieu de faire des tests l’administration pénitentiaire dresse des vitres en plexiglas pour séparer les parloirs entre les prisonniers et leurs proches ; sas de décompression.

Saisi par cinq détenus de la maison d’arrêt de Seysses qui contestent le dispositif de séparation mis en place dans les parloirs depuis le début de la crise sanitaire, le tribunal administratif de Toulouse a confirmé que ce dispositif portait atteinte au maintien des liens entre les détenus et leurs proches,

Depuis la reprise des parloirs en mai dernier, les dispositifs visant, pour des raisons sanitaires, à séparer physiquement les personnes détenues de leurs visiteurs n’ont cessé de se multiplier.

Depuis l’automne, la mise en place de cloisons de plexiglas hermétiques courant du sol au plafond s’est généralisée et la quasi-totalité des boxes de parloir en sont désormais dotés. Chacun d’un côté de la vitre, les détenus et leurs proches se retrouvent ainsi contraint de hausser la voix, parfois jusqu’à hurler, pour s’entendre.

À Seysses, c’est une vingtaine de boxes contigus qui accueillent les visiteurs, dans une cacophonie géante, empêchant tout échange et toute intimité. Ce nouveau dispositif se rapproche désormais des parloirs réservés aux prisonniers punis.

Confronté à une telle situation, cinq détenus de la maison d’arrêt ont demandé à la direction de retirer ce dispositif puis, face à son refus, ont saisi le tribunal administratif de Toulouse en référé. Celui-ci a, dans une ordonnance datée du 18 février 2021, de leur donner raison, confirmant que le fait « de refuser de retirer l’installation de deux plaques de plexiglas séparant les parloirs en deux zones hermétiquement fermées du sol au plafond est de nature à créer un doute sérieux quant à sa légalité dans la mesure où les dégradations acoustiques de telles mesures ne permettent plus aux détenus de maintenir les liens personnels et affectifs avec les membres de leurs familles ».

En outre, prenant acte du fait que la direction a, entre temps, fait percer des trous dans les parois de plexiglas pour faciliter les échanges ainsi qu’elle l’a affirmé dans sa défense, le juge a exigé qu’un contrôle acoustique de cet aménagement soit effectué rapidement, sans la présence des avocats et hors des conditions d’utilisation ordinaire.

En entendant parler de cette plainte 15 prisonniers de la maison centrale de Châteauroux ont entrepris de porter le même recours.

Dans cette émission vous pourrez entendre non seulement les prisonniers de Châteauroux expliquer les conditions de visites sous Covid-19 et les raisons de leur colère, mais également maître julien Brel du barreau de Toulouse et maître Romain profit pour Châteauroux.

Cette initiative renoue, dans un contexte particulièrement difficile, avec l’action collective. Nous verrons combien malgré le fait que la forme choisie ; la contestation juridiques, n’est pas une évidence au sein des prisons.

Cette émission est faite pour soutenir ce dépôt de plainte et sera diffusée le plus largement possible afin que d’autres prisonniers s’en saisissent. Nous saluons ici le courage de ceux et celles qui l’ont intenté et espérons que d’autres feront de même.

THÉÂTRE DE L’ODÉON / POLE EMPLOI(rediffusion)

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Paris 20 mars 2021 ; théâtre de l’Odéon crédit photo Ludivine bantigny

Denis Gravouil, le négociateur CGT sur l’assurance-chômage est sidéré. « On frise l’incompétence ! », s’emporte-t-il, à la lecture du décret de la réforme d’assurance-chômage, publié le 31 mars au Journal officiel« Le ministère du Travail n’a pas réagi aux alertes et laissé passer des inégalités flagrantes ! » Réforme de l’assurance chômage qui rentre en vigueur le 1er juillet 2021

Dans l’émission de ce jour, nous allons nous pencher sur cette réforme et sur la précarité quelle accentuera.

Nous débuterons cette émission, par une série d’entretiens réalisé par un camarade intermittent, la semaine dernières à l’intérieur du théâtre de l’Odéon toujours occupé

En seconde partie d’émission, nous serons à Aubervilliers ou avait lieu devant le pole emploi une action de tractage, le 29 mars 2021 et nous pourrons entendre un entretien avec Pierre Garnodier, secrétaire du comité national CGT des privé-e-s d’emploi et des précaires et l’intervention d’un demandeur d’emploi sur la stratégie des syndicats.

RETOUR SUR LA JOURNÉE DU 30 JANVIER À PARIS, suivi de « SÉCURITÉ GLOBALE, DE QUEL DROIT ? » (rediffusion)

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Contre la loi de sécurité globale, Marseille 30 janvier 2021

Le 30 janvier dernier, une fois encore, à l’appel de différentes organisations, des milliers de personnes se sont mobilisées contre le projet de loi de “sécurité globale”, à Paris. Une ambiance festive avait surgi sur la place de la République, où teufeurs et monde du spectacle étaient venus appuyer les prises de parole de plusieurs collectifs, dont le syndicat national des journalistes (SNJ), le collectif Vérité et justice pour Gaye Camara et la coordination contre la répression. Ce rassemblement fut rejoint, vers 17 heures, par la manifestation des gilets jaunes qui avait défilé depuis la place de la Nation.

Pas du tout la même ambiance dans les rangs des manifestants, qui arrivent le visage fermé, le corps tendu. Plusieurs accrochages avec des flics encadrant le cortège ont eu lieu. Les manifestants ont essuyé une dizaine de ruées des fonctionnaires cherchant à battre ou à arrêter un manifestant au hasard, comme cela s’était déjà produit le 12 décembre, nous rappelle une gilet jaune, dont nous écouterons le témoignage. Une stratégie d’encadrement de la manifestation, visant à instiller une certaine terreur, en multipliant les arrestations arbitraires.

Comment on se retrouve ensemble ? C’est quoi la stratégie ?

A peine étaient-ils rendus sur la place de la République que l’ordre d’évacuer est pris. Aucun retour n’est possible, faute de temps, sur ce qui vient de se passer, chacun repart avec son incompréhension. Et, de nouveau, c’est la charge musclée des CRS pour ceux et celles qui ne veulent pas évacuer assez vite. Ils arrêtent encore au hasard. A la fin de cette journée, 26 personnes ont été interpellées et placées en garde en vue. Les chefs d’accusation sont les mêmes pour presque tous : outrage, rébellion et attroupement en vue de commettre des dégradations et des violences. Une des personnes interpellées témoigne.

On se sentait comme dans un gros piège à poissons !

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La coordination est restée sur la simple idée de défendre les journalistes. La loi sécurité globale dépasse largement ce problème-là !

Karine Parrot et Stéphane Elmadjian ont réalisé un documentaire dans lequel sept juristes décryptent les dispositifs techno-policiers prévus par le texte et, au-delà, le projet politique qu’il recèle. Ce sont Pascal Beauvais, professeur à Paris-I Panthéon-Sorbonne, Olivier Cahn, professeur à l’université de Tours, Lucie Cluzel, professeure à Paris-Nanterre, Christine Lazerges, professeure émérite de Paris-I Panthéon-Sorbonne, Raphaëlle Parizot, professeure à Paris-Nanterre, Ludivine Richefeu, maîtresse de conférences à CY Cergy Paris Université et Noé Wagener, professeur à Paris-Est Créteil.

De ces réflexions, nous avons tiré un petit montage pour revenir sur l’essentiel de ce que contient le projet de loi de sécurité globale et montrer à quel point il est important de se mobiliser contre. Le réexamen de la loi et son article 24 passera le 3 mars devant la commission des lois de la Chambre haute, puis les 16, 17 et 18 mars en hémicycle.

Au lieu d’un basculement – comme on a connu historiquement – dans un système autoritaire, on a une construction progressive, par petites touches…

PROJET HERCULE ; TROIS COULEURS AU CHOIX ! (rediffusion)

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Paris mars 2021; occupation du théâtre de l’Odéon

Depuis le 4 mars 2021, une cinquantaine de personnes, intermittentes/ intermittents du spectacle, travailleurs/ travailleuses des secteurs de l’hôtellerie, de l’événementiel, du tourisme et de la culture, occupent le théâtre de l’odéon à paris.

Cette action est menée pour manifester leur colère de la situation. Tous souhaitent interpeller le gouvernement sur leur situation et réclament, notamment, la prolongation de l’année blanche pour les intermittents/ intermittentes.

Pour illustrer cela, en ce début d’émission, nous entendrons un son pris sur le net sur l’occupation de l’intérieur du théâtre de l’Odéon puis un reportage que nous avons réalisé ce samedi 6 février devant ce mème théâtre.

En seconde partie d’émission, nous nous rendrons dans le val de Marne ou ce 4 mars les grévistes des différents sites, répondant à un appel à la grève posé par la CGT Sanofi, étaient réunis à Vitry-sur-Seine pour une marche funèbre, celle de la recherche.

RATP ; DE NOUVEAUX TÉMOIGNAGE DE HARCÈLEMENTS (rediffusion)

En cette période de vacances, nous vous proposons en alternance la diffusion d’émissions en nouvelles diffusions et des émissions inédites. Bonne écoute !

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Le 27 janvier dernier, nous recevions dans nos studios, Rabhi et Karim pour parler de leurs cas et appeler à ne pas subir, à se regrouper et à réagir collectivement. Émission en réécoute sur notre site http://actualitedesluttes.info/ratp-france-telecom-meme-combat/

Dans l’émission de ce jour, nous serons en plateau avec Karim et nous entendrons par téléphone, de nouveaux témoignages sur les questions de harcèlement a la RATP

Nous débuterons avec Bruno, ancien agent a la RATP et aujourd’hui a la retraite, suivra le témoignage de Xavier, machiniste receveur entré en CDI en 2013, nous poursuivrons avec Mohammed, entré a la RATP début 2011, par la suite, nous serons avec Djamila, embauchée en 2009 en contrat de professionnalisation et nous conclurons cette série de témoignages avec Thierry, aillant travailler durant 23 ans a la régie autonome des transports parisien.

Nous terminerons cette émission, par un entretien avec Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de l’association droit au logement (DAL) en appel a la manifestation, ce samedi 27 mars, journée européenne d’actions pour le logement et pour Paris le rendez-vous sera à 15 h place du Châtelet.

Pour plus d’info : Facebook : DÉNONÇONS LA RATP

STOP À LA 5G rediff

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Sans aucune concertation, aucune information sérieuse, aucun débat, aucune consultation l’État a lancé le déploiement de la 5G. Déjà Orange dit avoir couvert 15 grandes villes, SFR 160 communes… Ça va très vite.

Nous consacrerons plusieurs émissions à ce sujet vu l’importance des bouleversements que la 5G va engendrer. Pour commencer nous avons demandé à Marco du CNRS de nous dire quelles fréquences utilise la 5G et quelle consommation énergétique elle va engloutir.

Avec Benoit de la Quadrature du Net, nous aborderons les possibilités que permet la 5G en matière de surveillance et contrôle social. Nous poursuivrons avec Célia sur Quelle société augure la 5G.

ÉDUCATION NATIONALE ; RÉFLEXION SUR LE SYSTÈME ÉDUCATIF (rediff.)

Aujourd’hui mardi 26 janvier est un jour d’appel à mobilisation et nationale dans l’éducation nationale.

À cette occasion nous en profitons pour vous diffuser deux interviews, l’un assistant d’éducation dans la région parisienne réalisée lundi 25 janvier 2021 et l’autre avec une professeure dans un lycée en banlieue parisienne réalisée le 24 janvier 2021.

Un moyen pour nous de revenir avec eux sur les différentes polémiques qui ont agitée le milieu scolaire depuis cette rentrée de septembre 2020, de revenir sur les stratégies de gréve, mais aussi sur la manière dont l’école se présente, avec les différentes réformes de l’éducation nationale qui se sont appliquées ces dernières années et qui sont en projet, de plus en plus comme un outil de contrôle sociale au service de l’État.

PRISONS : LE JOURNAL “L’ENVOLÉE” CENSURÉ (rediff.)

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Le numéro 52 du journal L’Envolée est censuré dans les prisons. Les pages incriminées par l’administration pénitentiaire (AP) sont celles qui dénoncent plusieurs morts en détention. Dans une note placardée dans tous les établissements et datée du 4 janvier 2021, le ministre de la justice, par la plume de son directeur de l’AP, Stéphane Bredin, vise « un corpus d’articles regroupés sous l’intitulé “Peine de mort en prison” » qui « allèguent des faits de violences volontaires commis par des personnels de l’administration pénitentiaire dans l’exercice de leurs fonctions contre des détenus ayant pu entraîner leur mort ».

CGT-ÉNERGIE : LES AGENTS CONTRE « HERCULE » (rediff.)

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« La facture d’électricité a pris 80 % en moins de vingt ans et n’a pas fini d’augmenter »

La réforme de la plus grosse entreprise publique française, EDF, plus de 70 milliards de chiffre d’affaires en 2019 dans le monde, est sur la table. Le feuilleton de la privatisation, dont le premier épisode date de 2004 – séparation d’EDF et GDF, création d’EDF comme société anonyme (SA) à capitaux publics –, continue. Dans l’ombre médiatique de la crise sanitaire, le projet, annoncé en avril 2019, passerait presque inaperçu. Pourtant, depuis novembre, les agents se mobilisent, entre jours de grève et actions, contre « Hercule » qui porte un coup fatal au service public.

FOYER ADOMA D’IVRY ; MORT D’IBRAHIMA BAH ; TUI FRANCE DANS LA RUE (rediff.)

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Logement

Appel du FOYER ADOMA à IVRY-sur-Seine

Harcelées, agressées et mal-logées, les femmes du foyer Adoma d’Ivry-sur-Seine réclament des conditions de vie dignes.

La révolution est en marche, un collectif d’Aulnay-sous-Bois, organisait un rassemblement de locataires de Paris Habitat, ce 23 janvier, place de l’Hôtel-de-Ville à Paris. Ils demandaient, ce jour-là, à pouvoir être reçus par Ian Brossat, conseiller de Paris, élu PCF, adjoint au logement et membre du conseil d’administration de Paris Habitat, bailleur social le plus important de la Ville.

Où était Ian Brossat ce jour-là ? Où était-il encore ? Aux dires des manifestants, chaque rassemblement organisé pour se faire entendre s’est soldé par l’intervention de la police pour les dégager à coups de gaz lacrymogène. Le collectif est venu en témoigner à la radio, le 6 janvier dernier. A les en croire, aucun tribunal n’a vraiment satisfait aux demandes des locataires. L’une a été blessée par l’effondrement d’un plafond, l’autre a contracté une maladie à force de vivre dans un logement insalubre loué. Et quand la décision de justice tombe, elle a l’aspect d’une sanction : la solution de relogement proposée, qu’on ne peut refuser, se révèle inadaptée aux besoins de la personne.

On en arriverait presque à oublier que payer un loyer, certes modeste, engage en droit le propriétaire à assurer la sécurité des bâtiments qu’il propose. Pourtant, dans le parc social, il est monnaie courante de constater que les bailleurs enrichis par les loyers modestes n’ont rien fait, depuis des décennies, pour en entretenir la pérennité. Où est passée la thune ? Qui s’en soucie ?

Il en va de même pour les foyers Adoma. Sur la place de l’Hôtel-de-Ville, Konzi, habitant du foyer Adoma, d’Ivry-sur-Seine, qui a créé une association Du gourbi à la dignité, est venu pour dénoncer les conditions de vie d’un autre siècle de la résidence du 4-14, rue Michelet. Lui et ses colocataires marcheront ensemble, ce samedi 30 janvier, au départ de la maison de quartier pour obtenir un logement digne. Ils appellent à soutien.

Adoma a annoncé, dans la foulée, la construction d’un nouveau foyer aux normes.

suivi de

Violences policières

Entretien avec Diané Bah

“La loi sécurité globale vient, en quelque sorte, légaliser ce qui se passe dans l’affaire de la mort de mon frère Ibo”

Le 6 octobre 2019 à Villiers-le-Bel vers 17 heures, Ibrahima Bah, 22 ans, sur son motocross bleu, s’engage dans la rue Faidherbe. A 100 mètres, au carrefour de cette rue, du boulevard Salvador-Allende et de l’allée des Bleuets, au pied de la Cerisaie, à Villiers-le-Bel, trois véhicules de police achèvent un contrôle routier, après avoir poursuivi une Peugeot 206. Selon les fonctionnaires, un fourgon de police, stationné perpendiculairement au trottoir, réalise alors une manœuvre pour « repartir des lieux de l’intervention ». Ibrahima Bah, qui emprunte le trottoir, percute violemment un poteau et meurt sous le choc.

La famille réclame les images de la vidéosurveillance. Des témoins affirment que le camion a délibérément obstrué la route au jeune homme. Mais la justice refuse de réquisitionner ces images pour lever le voile sur les responsabilités dans cette histoire. La famille redoute, désormais, que, comme dans l’enquête sur la mort de Gaye Camara, survenue dans la nuit du 16 et 17 décembre 2018 à Epinay-sur-Seine, la procédure se termine par un non-lieu.

La radio avait recueilli les paroles de Mahamadou Camara et Lendri (collectif Vérité et justice pour Gaye Camara), le 12 décembre 2020, trois jours avant le procès qui s’est tenu le 15 décembre en cour d’appel au tribunal de grande instance de Paris.

Les pratiques que vient entériner la loi globale existent déjà

Suivi de

L’autre crise

23 janvier : manifestation nationale de TUI France à Paris

En 2020, notre activité n’a pas été touchée, nous n’avons pas eu besoin du chômage partiel !

Un salarié de TUI France

La faute au Covid ? TUI France, filiale du voyagiste allemand TUI Group, a annoncé la suppression de 601 postes sur 900. Un PSE (en novlangue : plan de sauvegarde de l’emploi) a été déclenché par la direction. Le syndicat organisait une manifestation nationale, à Paris, le 23 janvier 2021 avec d’autre secteurs.

Le défilé des TUI France a été rejoint par bien d’autres salariés mobilisés dans leurs secteurs respectifs. Nous y avons retrouvé les salariés de Monoprix poursuivis en justice pour avoir mené des actions, alors qu’ils réclamaient, entre autres, la prime Covid. Des gilets jaunes. Un membre de Solidaires nous a annoncé l’ouverture d’une permanence intersyndicale à Limay, près de Mante-la-Jolie. Certains rêvaient, ce jour-là, d’une convergence de tous les salariés touchés par les nombreux licenciements et PSE décrétés depuis le début de la crise sanitaire.

COVID-19 : UN VACCIN SANS CONTRAINTE NI FICHAGE !(rediff.)

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Le gouvernement se vante d’avoir laisser le choix à chacun de se faire vacciner ou non. On le sait, la réalité est bien moins démocratique. De nombreuses plates-formes et organismes privés ont déjà exprimé leur vœu de n’autoriser leurs espaces qu’aux seules personnes vaccinées. Ce premier débat laisse un peu dans l’ombre un deuxième, tout à fait essentiel, celui des données médicales.

On nous dit beaucoup de choses contradictoires… On a l’impression de manquer d’une analyse critique indépendante

L’Assurance-maladie contraint les professionnel·le·s de santé à avoir recours au dossier « vaccin Covid » sur son site, Ameli.fr, dans le cadre de la procédure de vaccination. Le Syndicat de la médecine générale (SMG) a publié, le 11 janvier dernier, un communiqué de presse pour dénoncer ces agissements. S’il est favorable à la vaccination pour venir à bout de l’actuelle pandémie, il souligne l’absence de clarté dans la procédure de transmission des données médicales. Celles-ci, sans autre forme de réclamation, sont en effet transmises, à des fins de recherche, à la plate-forme Health Data Hub et à la Caisse nationale de l’Assurance-maladie.

Parcours du combattant

Les personnes qui entrent dans le parcours vaccinal peuvent « à tout moment », selon les autorités, s’opposer à la transmission de leurs données. Il faut pour cela adresser un courrier écrit soit au directeur de l’organisme de rattachement de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) soit au délégué à la protection des données, soit sur l’espace numérique prévu à cet effet du compte Ameli de la personne. « En cas de difficulté dans l’application des droits énoncés ci-dessus, toute personne peut également introduire une réclamation auprès de la Commission nationale l’informatique et des libertés (CNIL) ». Un parcours du combattant, en somme, qui pourrait en décourager plus d’un !

Deux membres du SMG, Lanja et Louise, sont venues dans notre émission et par téléphone, nous présenter la crise du Covid-19 du point de vue de la médecine générale. Quelle a été sa place dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire ? Celle de la télémédecine ?

RATP, FRANCE TÉLÉCOMS MÊME COMBAT ! (rediff.)

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Comme les organisations syndicales semblent se désintéresser de leur situation, de nombreux agents appellent à réagir collectivement.

L’autre crise

Les agents RATP sous pression

Vous devez travailler et rien dire !

Selon la cour des comptes, horaires, salaires, primes seraient des freins pour la RATP à l’ouverture à la concurrence et pénaliseraient les futurs appels d’offre.
L’Etat veut donc accélérer le dégraissage de l’entreprise, sanctionne, met la pression, flique les agents, licencie sous n’importe quel prétexte pour pouvoir servir une entreprise “privatisable”, en liquidant ce bien commun déjà mis à mal, qu’était la régie des transports.

J’ai vu des machinistes pleurer comme des enfants

Dans cette émission nous ne parlerons pas des tarifs qui ne manqueront pas d’augmenter, des usagers qui deviendront clients. Nous axerons l’émission, avec nos invités, sur les méthodes utilisées par la RATP pour humilier, décourager, pousser à la faute quand elle ne les invente pas, virer ceux et celles qui ne rentrent pas dans les cases des nouvelles donnes du marché du travail.

Huit tentatives de suicide dans le seul dépôt de Croix-Nivert… C’est pas normal, le silence des médias

Leur situation n’est pas sans rappeler les manières utilisées par France Télécoms pour dézinguer la boîte, avec son triste cortège de morts. Cette fois encore, l’Etat est aux manettes, l’Etat emploie des méthodes à la limite de la légalité ou carrément illégales pour arriver à ses fins, l’Etat aussi dégueulasse que les patrons… 

Complicité des syndicats majoritaires

Rabhi et Karim étaient dans les studios pour parler de leurs cas et appeler à ne pas subir, à se regrouper et à réagir collectivement. Si les confédérations syndicales ne semblent pas prendre conscience de la situation ou s’en désintéressent, les agents, eux, sont bien décidés à la faire connaître et réagir. Marie-Christine, François, Raphaël, Laurent ont appelé au standard pour témoigner à leur tour, mais également Thierry Renard, avocat de nombreux autres cas, qui dénonce un management agressif et une hiérarchie d’entreprise intouchable qu’il compare par son immunité à la police.

Pour plus d’info et rester en contact : Facebook : DÉNONÇONS LA RATP

LE SERMENT DU TRIANGLE DE GONESSE (rediff.)

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Le 17 janvier 2021, sur les terres du triangle de Gonesse

Après l’abandon en novembre 2019 d’EuropaCity, projet climaticide de méga-centre commercial et de loisirs qui prévoyait une piste de ski artificielle sur des terres agricoles d’excellente qualité, les citoyennes et citoyens d’Ile-de-France espéraient le Triangle de Gonesse définitivement sauvé de l’étalement urbain.

La Société du Grand Paris a annoncé le démarrage dès le mois de février de la construction d’une gare en plein champ, dite gare du « Triangle de Gonesse », initialement promise aux promoteurs d’EuropaCity (qui tablaient sur la venue de 31 millions de visiteurs). La construction de cette gare rendrait inéluctable l’urbanisation des terres fertiles du Triangle de Gonesse, alors qu’il n’y a aujourd’hui aucun projet à desservir : les premières habitations sont situées à 1,7 km de l’emplacement prévu.

Pour stopper les travaux et pousser le gouvernement à acter la protection de ces terres agricoles, le dimanche 17 janvier 2021 dans le Triangle de Gonesse, un rassemblement c’est tenu pour refuser l’urbanisation de ces terres agricoles

Nous passerons cette heure d’émission sur cette journée du 17 janvier, et nous pourrons entendre les prises de paroles et entretien réalisé ce même jour et notamment les luttes sur le plateau de Saclay, la lecture du serment du triangle, un entretien avec un faucheur volontaire et avec Jean-Yves Souben, vice-président du Collectif Pour les Terres de Gonesse(CPTG), nous tenterons de voir les suites de ce 17 janvier.

Bonne écoute!

HOMMAGE À JIMONY ROUSSEAU-SISSOKO BATTU À MORT PAR DES SURVEILLANTS DE PRISON (rediff.)

Ce lundi, nous vous proposons une rediffusion. Nous vous retrouverons pour de nouvelles émissions début mars.

Bonne écoute !

L’équipe radio de L’Actualité des luttes

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Marche blanche en mémoire de Jimony Rousseau-Sissoko, le 7 février 2021 à Meaux.

Jimony Rousseau est mort, mardi 2 février, à l’hôpital de Jossigny. Le jeune homme, incarcéré au centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin, y avait été transféré, c’est là qu’il a succombé à ses blessures. Le 25 janvier, le détenu « vulnérable, [aurait] été roué de coups », portés notamment « à la tête », par « des agents alors qu’il était menotté et maîtrisé au sol », a révélé un surveillant, souhaitant rester anonyme.

On ne parle pas assez des violences pénitentiaires !

Le 7 février, la famille de Jimony a organisé une marche blanche se terminant devant la prison. Une manière d’encourager les prisonniers à témoigner. Plusieurs collectifs ont également pris la parole pour dénoncer les violences policières, faisant le lien avec les violences pénitentiaires.

On n’est pas condamnés à l’échec ! Il faut s’organiser…

La sœur de Jimony, Cora Sissoko, était venue s’exprimer sur les ondes, le 5 février, dans l’émission de « L’Envolée » (diffusée par Fréquence Paris Plurielle, le vendredi de 19 heures à 20 h 30). Nous écouterons son message, puis reviendrons sur les prises de parole, le 7 février, devant le centre pénitentiaire de Meaux. Enfin, nous avons repris le son de « La fin de la police » de la chaîne Youtube Mémoire de lutte.

MANIFESTATION CONTRE LA LOI DE SÉCURITÉ GLOBALE AINSI QUE CONTRE LE CHÔMAGE ET LA PRÉCARITÉ (rediff.)

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Ce 5 décembre 2020, une manifestation contre la loi de sécurité globale ainsi que contre le chômage et la précarité se tenait entre la porte des Lilas et la place de la République. Dans l’émission de ce jour, nous allons entendre une série de témoignages pris durant le défilé et finir sur quelques interventions réclamant la libération des personnes interpellées à l’issue de la manifestation. Suivront des prises de parole réalisées à la sortie du tribunal de Paris, mardi 8 décembre, lors des comparutions de certains manifestants arrêtés samedi. Nous terminerons avec Christian, membre de l’assemblée des blessés. En sa compagnie, nous reviendrons sur la loi de sécurité globale et sur la question du maintien de l’ordre.

CENTRE DE RÉTENTION DE VINCENNES / MARCHE NATIONALE DES SANS PAPIERS rediff

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En fin de semaine dernière , plusieurs mobilisations ont eux lieu sur la question des sans papiers. Au début de cette émission , nous serons devant le centre de rétention de Vincennes ou le 16 octobre dernier, un rassemblement se tenait, afin d’exiger immédiatement la fin des expulsions forcées reprises récemment, la fin des rafles et des contrôles aux faciès par la Police.Dans ce premier reportage , nous entendrons les prises de paroles et entretien réalisé ce même jour. En seconde parties d’émission , nous serons dans les cortèges de la marche nationale des sans papiers qui arrivé ce 17 Octobre à Paris. Dans ce reportage, nous entendrons plusieurs interventions , notamment celle d’un salarié de la société de livraison de repas a domicile Frichti , l’interview du porte parole de la CSP 59  entre autres . Bonne écoute!

MOBILISATION CONTRE LA LOI DE SÉCURITÉ GLOBALE rediff

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Dans l’émission de ce jour, pour parler de la mobilisation de sécurité globale en appel à la Marche des Libertés qui a lieu ce samedi 28 novembre a 14:00 place de la République, Vous entendrez Fatou Dieng lors du rassemblement qui avait lieu samedi 21 novembre, puis une interview de Diané Bah le frère d’Ibrahima Bah, et enfin une interview de Nnoman Cadoret photo reporter indépendant #Marchedeslibertés @justicepouribrahima @nnoman1 rdv 14:00 république #stopalaloisécuritéglobale

ÉVACUATION DU CAMPS DE SAINT DENIS/ FEMMES DE CHAMBRE IBIS BATIGNOLLES/ CONFINEMENT EN PRISON rediff

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Dans l’émission de ce jour, nous diffuserons trois reportages : le 1er est un montage sur les prises de paroles concernant l’évacuation du camp de Saint-Denis ce 17 novembre. Le 2ᵉ est un montage sur une prise de parole concernant les 16 mois de gréves reconductible des femmes de chambres de l’hôtel IBIS Batignolles. Le dernier concernera la vie en confinement de 2 prisonniers ainsi que de leurs familles. Avec la lecture de deux lettres une de l’intérieur de la prison et l’autre de l’extérieur.

LYCÉE BALZAC / GRÉVE A LA MAIRIE DE SAINT-DENIS rediff

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Dans l’émission de ce jour, nous irons du 17eme arrondissement de Paris à Saint-Denis.Depuis plusieurs semaine, des mouvements ont lieu dans certain lycées pour protester notamment sur les dispositifs sanitaire mis en place contre le covid-19 et la répression qui s’en suit. Dans ce premier reportage, nous serons devant le lycée Balzac an nord ouest de Paris ou se tenait un rassemblement ce Samedi 14 Novembre. Nous pourront entendre les différente paroles des élèves et enseignantes du Lycée et aussi des entretiens réalisée avec des lycéen-n-es de Balzac et du lycée Colbert. En seconde partie d’émission, nous nous rendrons devant la mairie de Saint-Denis ou depuis le 2 Octobre, une gréve des salarié-e-s a débutée et ce Jeudi 12 Novembre, le collectif féministe les dionysiennes, organisait un repas solidaire avec l’aide du Landy sauvage. Dans ce reportage, nous entendrons les prises de paroles et interview qui explique se qui a fait débuté ce mouvement de gréve.

4eme FÊTE DES TERRES DE GONESSE(rediffusion)

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la 4e Fête des Terres de Gonesse ce tenait  le 19 septembre dernier, avec trois associations qui s’opposent à trois grands projets franciliens incompatibles avec la protection du climat, de l’environnement et des habitants : la rénovation de la gare du Nord, l’urbanisation du Triangle de Gonesse – malgré l’abandon d’EuropaCity-, et l’extension de Roissy.

Mais d’autre secteur de luttes l’environnementale furent présente ; la ZAD du carnet en Loire-Atlantique, le terminal T4 de Roissy, la ferme des 1000 Vaches dans la Somme et bien d’autres.

Dans l’émission de ce jour, nous passerons cette heure sur le Triangle de Gonesse avec un panorama sonore de ce samedi après-midi. Bonne écoute !

LUBRIZOL 1 AN APRÈS(rediffusion)

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Un an après l’incendie du site Lubrizol à Rouen, l’appel « Notre maison brûle et nous ne regarderons plus ailleurs », signé par de nombreuses organisations et personnalités, a appeler à une mobilisation le 26 septembre  dernier devant les sites industriels dangereux. Sur 500 000 installations classées pour la protection de l’environnement, 459 000 échappent à toute inspection !

Dans l’émission de ce jour, nous entendrons les différentes intervention qui a rythmé la réunion publique d’information qui se tenait ce 25 septembre à Rouen.

ENTERREMENT DE LA PÊCHE ARTISANAL A CONCARNEAU(rediffusion)

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légalisation de l’arbitraire : le nouveau schéma du maintien de l’ordre.

Le 25 septembre a lieu à Concarneau une manifestation pour dénoncer la pèche industrielle à l’occasion de l’inauguration du chalutier géant le « Scrombrus ». Il s’agit pour l’association « Pleine mer » de faire les funérailles de la pêche artisanale et des ressources marines. Nous avons rencontré un membre de « pleine mer » qui nous parle dans la première demi heure des enjeux de ce rassemblement.
Dans la deuxième partie de l’émission nous avons demandé à Jules du Poing de revenir sur le nouveau schéma national du maintien de l’ordre destiné à l’usage des policiers et des gendarmes qui a été rendu public le 17 septembre 2020. Il s’agit de rendre légal, c’est a dire de faire entrer dans le droit ce qui était jusque là arbitraire.

STOP À LA 5G (rediffusion)

En cette fin d’année, nous proposons sur les ondes de FPP, en nouvelle diffusion, une série d’émission diffusée entre septembre et décembre 2020. Nous vous retrouverons dans la première semaine de janvier et nous vous souhaitons une bonne fin d’année.

L’équipe radio actualité des luttes

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Sans aucune concertation, aucune information sérieuse, aucun débat, aucune consultation l’État a lancé le déploiement de la 5G. Déjà Orange dit avoir couvert 15 grandes villes, SFR 160 communes… Ça va très vite.


Nous consacrerons plusieurs émissions à ce sujet vu l’importance des bouleversements que la 5G va engendrer. Pour commencer nous avons demandé à Marco du CNRS de nous dire quelles fréquences utilise la 5G et quelle consommation énergétique elle va engloutir.

Avec Benoit de la Quadrature du Net, nous aborderons les possibilités que permet la 5G en matière de surveillance et contrôle social. Nous poursuivrons avec Célia sur Quelle société augure la 5G.

MARCHE DES SOLIDARITÉS (rediffusion)

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Nous passerons cette heure d’émission, en compagnie de membres du collectif des sans papiers de Montreuil et aussi d’une membre du collectif des sans papiers du 20ᵉ arrondissement de Paris.

Avec nos invité-e-s, nous ferons un bilan de l’acte 3 de la marche des solidarités et une perspective sur l’acte 4 qui se déroulera le 18 décembre prochain.

MOBILISATION CONTRE LA LOI DE SÉCURITÉ GLOBALE (rediffusion)

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Dans l’émission de ce jour, pour parler de la mobilisation de sécurité globale en appel à la Marche des Libertés qui a lieu ce samedi 28 novembre a 14h place de la République, Vous entendrez Fatou Dieng lors du rassemblement qui avait lieu samedi 21 novembre, puis une interview de Diané Ba le frère d’Ibrahima Ba, et enfin une interview de Nnoman Cadoret photo reporter indépendant #Marchedeslibertés @justicepouribrahima @nnoman1 rdv 14h republique #stopalaloisécuritéglobale

LA LOI DE SÉCURITÉ GLOBALE (rediffusion)

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En ce jour, ou se débat a l’assemblée national le projet de loi de « sécurité globale », nous vous proposons en nouvelle diffusion cette émission du 9 Novembre dernier.

Le 20 octobre, les députés de la majorité LREM ont déposé une proposition de loi de « sécurité globale » qui sera débattue par l’Assemblée nationale le 4 novembre. Son article 21 veut déréguler l’utilisation des caméras mobiles portées par les forces de l’ordre. Son article 22 veut légaliser la surveillance par drone. Son article 24 veut interdire au public de diffuser l’image de policiers.

Dans l’émission de ce jour, nous reviendrons sur cette proposition de loi en compagnie de Martin, membre de la quadrature du net et Meriem avocate en Seine Saint Denis et membre du syndicat des avocats de France.

L’HÔPITAL EST DANS LA RUE (rediffusion )

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Alors que Paris et la petite couronne sont depuis le 5 octobre en état
d’alerte maximum face à la deuxième vague de Covid-19, la situation est
toujours aussi critique dans l’ensemble des établissements de santé.
Les personnels soignants étaient les héros du printemps, applaudis aux
balcons, couverts de promesses par le gouvernement, qu’en est-il
quelques mois plus tard ?

Face à la résurgence de la pandémie des aides exceptionnelles et des
créations d’emplois dans un secteur aussi stratégique que la santé
devrait être une évidence ! Tout comme la défense de la Sécurité
Sociale, indispensable pour protéger la population.
Sans la Sécurité Sociale qui prendrait en charge les dépenses en matière
de santé (test PCR, lits de réanimation, sans compter toutes les autres
affections que le COVID n’a pas fait disparaître.

Ce 15 Octobre, l’équipe de l’actualité des luttes était dans la manifestation parisienne du secteur hospitalier et dans l’émission de ce jour, nous allons entendre quelques entretien réalisé ce même jour.

nous commencerons avec une soignante de l’hôpital de Clermont-Ferrand, suivi de l’intervention d’une infirmière du service des urgences de Toulon, nous poursuivons avec Christophe Prudhomme, du Service d’URgences Médicales de la Seine St-Denis SMUR 93 et nous terminerons avec un médecin du centre hospitalier RAVENEL dans le département des Vosges.

HOMMAGE A MAURICE RAJSFUS ( rediffusion )

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Maurice Rajsfus un homme constamment révolté.

Maurice Rajsfus est mort le 13 juin 2020 à Cachan. Il est parti peu après marie Jeanne son amour de toujours. Il était juif de naissance et a échappé à la rafle du Vél d’hiv. Ses parents ont été déportés et ne sont jamais revenus.

Toute sa vie fût consacrée à la révolution, consacrant sa vie à la lutte, préférant les longues réunions et les manifestations au travail salarié. il rejoint après la guerre le PC dont il sera exclu. Il fricote un temps avec les trotskistes pour rejoindre par la suite, comme il dit, une organisation à un membre. Il fait parti des créateurs du mouvement des auberges de jeunesse.

Auteur, journaliste, historien, antifasciste, antiraciste, il consacrera le plus clair de sa vie à travailler sur la police, les règles qu’elle est sensées respecter, sa fonction, ses exactions… Maurice était généreux et savait que la révolution ne se fait pas seul. Il répondait présent à chaque volonté de partage d’expérience.

Un temps, il a était président d’honneur de Fréquence Paris Plurielle.Au cours de cette émission nous diffuserons un entretien réalisé avec Maurice Rajsfus avant sa mort en 2019.

Merci à lui pour sa constance, sa détermination et pour le travail qu’il nous laisse. A nous de continuer.

CONTRE L’IDÉOLOGIE ANIMALISTE ET SON SYSTÈME (rediffusion)

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Une quinzaine de paysans du collectif Parias ont perturbé l’assemblée générale de l’association Oaba (Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoir), samedi 12 septembre, afin de dénoncer son rôle dans « l’élimination de l’élevage en plein air » et la poursuite du système agricole intensif.

« Depuis quelques années, pas une semaine ne se passe sans la liquidation d’un éleveur sous prétexte de « maltraitance animale ». Les concepts de maltraitance et de bien-être animal, portés par les «défenseurs» des animaux, par les administrations agricoles et désormais par les industriels, fabriquent un système pervers à l’opposé de la connaissance des animaux et du bon sens le plus élémentaire. Au fur et à mesure que la population intègre le mode de vie urbanisé, le lien à la terre et aux animaux se perd et la sensibilité se transforme.

Quand le modèle du « bien-être » devient le chat de salon et la vache hors-sol élevée en stabulation chauffée, sur logette matelassée et avec air filtré, massée et traite par des robots, de quelle vie animale est-il donc question? Ce à quoi nous assistons aujourd’hui, c’est au développement d’une idéologie basée sur des affects, des sensibleries n’ayant pas de fondements rationnels et se manifestant par un transfert anthropomorphique de nos besoins d’humains vers ceux des animaux.

Nous ne cherchons pas à nier l’existence de bêtes négligées par leurs éleveurs. Cependant nous refusons la notion de “maltraitance” en ce qu’elle porte de caractère intentionnel, d’un jugement moral de cruauté qu’auraient des éleveurs sans pitié envers leurs animaux. Cette notion occulte la complexité des situations qui peuvent amener des personnes à négliger leur troupeau et fabrique les nouveaux PARIAS de la société.

Les jugements moraux des défenseurs des animaux, transcrits par les administrations et les tribunaux en crimes et délits, sont à chaque fois une remise en cause de la légitimité de l’élevage pas encore industrialisé et des attaques contre notre dignité.

La déferlante médiatique et spectaculaire autour de la « cause animale » a cette particularité d’accroître chaque jour son audience alors même qu’elle n’apporte rien de neuf à la remise en cause des pratiques industrielles d’élevage, largement reconnue depuis au moins trente ans ; remise en cause que nous avons fait nôtre depuis des années en décidant de mener notre vie d’éleveur et d’éleveuse.
P.A.R.I.A.S. paysan·nes anéanti·es et ruiné·es par l’idéologie animaliste et son système »

Pour plus dinfos https://blogs.mediapart.fr/collectif-parias

Nous terminons cette émission avec le témoignage du collectif bas les masques du 24 Septembre dernier intitulé ; comment lutter contre les épidémies avec des hôpitaux aussi délabré. bonne écoute !

URGENCE SANITAIRE TOTALITAIRE ( rediffusion )

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Sarah Massoud du syndicat de la magistrature revient sur l’État d’urgence sanitaire décrété en mars pour soit disant lutter contre le covid-19. Face à l’incurie gouvernementale le confinement est apparu comme l’unique solution, l’amende doublée d’une peine de prison pour les multirécidivistes est un dispositif inédit, liberticide.

Le problème avec les lois d’exception c’est qu’elles ont tendance à s’inscrire dans le droit commun et à banaliser l’insupportable. Le numérique s’installe partout, au plus près de l’individu; l’institution judiciaire n’y échappe pas, pour notre contrôle rapproché sans limite. Être juge, appliquer le droit et en même temps le critiquer voilà l’ exercice difficile que nous livre Sarah.

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET RECHERCHE (rediffusion)

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Après Parcoursup et la hausse des frais d’inscription pour les étudiant-e-s étranger-e-s, le gouvernement accélère la destruction du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) avec la préparation de la loi de programmation pluriannuelle pour la recherche (LPPR).

Quel avenir pour l’enseignement supérieur et la recherche , voici le thème de cette émission et pour en parler nous serons en plateau en compagnie du collectif des précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche Ile de France.

En fin d’émission , nous aurons un appel suite a l’incendie qui a eu lieu hier soir au centre de rétention de Vincennes.

RENCONTRE A ROUEN AUTOUR DE LA REVUE Z “FUMÉE NOIRE ET GILET JAUNE” rediffusion


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En soutien à la mobilisation nationale pour une auto défense populaire face aux dangers industriels, l’équipe de la revue Z était à Rouen le 26 septembre 2020; un an après le gigantesque incendie qui à ravagé l’usine chimique Lubrizol et les entrepôts de Normandie Logistique.Suite à la présentation s’est suivi un débat, entre autre sur la difficulté de répondre au chantage à l’emploi et de demander la fermeture immédiate de Lubrizol.

GILETS JAUNES / VINCENZO VECCHI (rediffusion)

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Le 12 Septembre dernier, manifestation de rentrée des gilets jaunes à Paris . Dans cette première partie d’émission , nous diffusons le reportage réalisé Samedi dernier dans la manifestation.

Dans la seconde parties d’émission , nous diffusons l’entretien réalisé par l’émission l’agenda avec Laurence Du Comité de soutien à Vincenzo Vecchi pour parler des échéances à venir et de l’audience qui aura lieu le 2 octobre prochain, à la Cour d’appel d’Angers. vous pouvez suivre et soutenir le Comité de Soutien de Vincenzo Vecchi, de Rochefort-en-Terre sur : www.comite-soutien-vincenzo.org

L’Agenda est une des deux émissions quotidiennes de Radio Fréquence Paris Plurielle (FPP), écoutable sur le 106.3FM et le site, www.rfpp.net. L’émission est en direct, tous les jours du lundis au vendredis de 12h à 12h30