GRÈVE AU COLLÈGE SOLVEIG ANSPACH DE MONTREUIL

Depuis le lundi 16 mars 2026, le collège Solveig Anspach, à Montreuil (Seine-Saint-Denis), est engagé dans une mobilisation importante. Très largement suivie par l’équipe éducative, celle-ci perturbe fortement le fonctionnement de l’établissement quasi à l’arrêt depuis une semaine.

En cause : la décision de l’Éducation nationale de supprimer le classement « Politique de la Ville » dont bénéficiait jusqu’ici le collège.

Dans l’émission en direct de ce jour, nous recevions, Fatoumata et Florian ; parents élèves au collège Solveig Anspach et Hugo, enseignant dans ce même établissement. En leurs compagnies, nous sommes revenus sur les spécificités du collège, les conséquences de la tentative de suppression du classement Politique de la Ville, l’organisation de là gréve et les actions menés et la suite du mouvement.

Le collège Solveig Anspach, inauguré en 2018 est aujourd’hui le seul établissement de Montreuil concerné par ce déclassement, une situation qui interroge sensiblement parents et enseignants.

Selon les éléments avancés par l’Éducation nationale, cette décision serait liée au fait que le collège ne figurait pas dans la liste initiale des établissements concernés.
Or, le collège ayant ouvert en 2018, il n’existait pas lors de l’élaboration de cette liste, une situation que parents et enseignants jugent difficilement compréhensible au regard des réalités de terrain.
Parents et enseignants alertent sur des conséquences concrètes :
• instabilité des équipes pédagogiques
• augmentation des postes non pourvus
• fragilisation du suivi des élèves
Cette décision intervient alors même qu’un travail engagé depuis 2018 avait permis de stabiliser les équipes et de restaurer la confiance des familles dans cet établissement de Seine-Saint-Denis.

Une gréve dans l’éducation nationale, a eu lieu ce mardi 31 mars car a la rentrée de septembre 2026, le gouvernement annonce 4000 suppressions de poste dans l’éducation nationale, au prétexte mis en avant de la dénatalité.

UNIVERSITÉ PARIS X NANTERRE : meeting de soutien aux sans facs

On ne pourra pas rester durablement dans un système où l’enseignement supérieur n’a aucun prix pour la quasi-totalité des étudiants », a soutenu Emmanuel Macron lors de la Conférence des présidents d’université, jeudi 13 janvier. Ces propos ont fait bondir les sans-fac de Nanterre. Ces jeunes occupent, depuis bientôt trois mois, un bâtiment administratif de leur université pour exiger leur droit à y poursuivre des études. « La politique de Macron, c’est d’augmenter les frais d’inscription et de renforcer la sélection pour empêcher les classes populaires d’aller à la fac », résume Victor, étudiant, membre de l’UNEF.

Ce jeudi 20 janvier, se tenait un meeting intitulé « De la lutte des sans-fac à la grève nationale », à la fac de Paris X-Nanterre. Plusieurs personnalités syndicales ou de la gauche politique y sont intervenus. Le rendez-vous a été organisé par les quatre fédérations syndicales porteuses du mouvement : l’UNEF, la FSE, l’Alternative et Solidaires étudiant.e.s.

Début décembre, les militants ont proposé à la présidence de l’université un nouveau protocole de fin d’occupation. Le deal : obtenir 21 affectations (en licence ou master) au sein de Paris X-Nanterre, et 61 ailleurs en Île-de-France, après examen des situations par le rectorat. Plusieurs réunions ont eu lieu avec la direction de l’université. Mais la position de cette dernière reste ferme : « zéro affectation »

BÂTIMENT GRAPPIN OCCUPE A PARTIR DU 27 OCTOBRE 2021

Dans un communiqué du 2 décembre, la présidence de l’université assure qu’en 2021, nombre de recours ont déjà été traités. « Plus de 3 000 dossiers ont été examinés et souvent réexaminés par les responsables de nos formations. Nous avons pu résoudre plus de 250 situations, soit nettement plus qu’en 2020 et bien au-delà des capacités d’accueil de l’établissement ». La problématique des jeunes sans affectation « est un sujet national qui mérite bien mieux qu’un conflit local », conclut-elle.

Au quotidien, les occupants déplorent des « méthodes autoritaires et répressives » de la part de cette présidence. Déploiement de vigiles privés, coupures d’électricité pendant plusieurs jours… Pour l’heure, une trentaine d’étudiants et étudiantes composent encore le noyau dur de l’occupation. Ils sont soutenus par une quinzaine de travailleurs issus de l’intersyndicale et d’enseignants.

Dans l’émission de ce jour, nous vous proposons l’écoute de large extrait de ce meeting.

LA SOCIÉTÉ AVEYRONNAISE DE MÉTALLURGIE / JOURNÉE DE GRÈVE DANS L’ÉDUCATION NATIONAL

Les salariés de la Société Aveyronnaise de la Métallurgie (SAM) situé à Viviez (Aveyron), occupent leur site depuis plusieurs semaines pour dénoncer la liquidation de leur entreprise et le sacrifice de 333 salarié.e.s, de leurs familles et de leur territoire tout entier et en décidant de délocaliser leur activité notamment en Roumanie et en Espagne.

L’entreprise, placée en redressement judiciaire, attend un repreneur. En 2017, l’entreprise est reprise par Jinjiang, prévoyait d’investir 18,5 millions d’euros sur le site aveyronnais.

Ce mercredi 12 janvier, les salarié.e.s de la Société Aveyronnaise de la Métallurgie (SAM) se sont rassemblé.e.s devant le ministère de l’Économie et des Finances, soutenu.e.s par des centaines de militant.e.s de la CGT et par de nombreux élus et personnalités.

L’équipe de l’actualité des luttes se trouvait sur ce rassemblement et nous avons recueilli les propos des salarié-e-s et soutien syndicaux et notamment, un entretien réalisé avec un salarié de Renault qui nous parle de la gestion de la Société Aveyronnaise de la Métallurgie.

Face à la crise sanitaire, les fédérations de l’Éducation nationale FSU, UNSA, FO, CGT Educ’action, SNALC, SNE, SUD Education, la fédération de parents d’élèves FCPE, les organisations lycéennes MNL, La Voix Lycéenne, la FIDL, appelaient ce 13 janvier 2022, à la grève nationale et à une journée d’actions pour exiger le respect des personnels et des moyens de fonctionner.

La manifestation parisienne partait du Luxembourg pour se rendre en direction du ministère de l’Éducation nationale. Dans cette seconde partie d’émission, nous pourrons entendre le reportage réalisé dans le cortège avec la parole de lycéen-n-es, d’enseignant et enseignante et une réflexion sur cette journée de mobilisation.

MISE EN PLACE DE LA CONTINUITÉ PÉDAGOGIQUE / CLIMAT POLITIQUE

Dans cette émission, nous vous diffusons un entretien réalisé avec une cpe du 95 suite au discours du président de la république, ensuite nous discuterons avec Bruno,un enseignant chercheur gilet jaune avec qui nous parlerons du climat politique actuel.