MANIFESTATION CONTRE LA PISCINE NUCLÉAIRE A LA HAGUE / OCCUPATION DES SANS-FAC A NANTERRE / CONDITIONS DE TRAVAIL A LA POSTE

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C’est une émission en trois parties que nous proposons aujourd’hui.

D’abord, nous avons un reportage à la manifestation du 18 juin à Cherbourg contre le projet de piscine d’entreposage de combustibles nucléaires usagés sur le site de La Hague. À l’appel du collectif Piscine Nucléaire Stop, 800 personnes ont défilé pour s’opposer à ce nouveau projet de poubelle nucléaire dans une des régions les plus nucléarisées du monde, et pour revendiquer une véritable consultation démocratique des habitant.e.s.
Extrait du texte d’appel : “EDF, une fois de plus, impose à la population de la Hague une installation nucléaire sur la Presqu’île. Deux énormes piscines de refroidissement de combustibles usagés, autrement dit des déchets nucléaires, doivent s’implanter sur le site d’Orano. Mais cette fois-ci, d’autres voix s’élèvent.
Trop c’est trop, la Hague a assez donné à l’industrie du nucléaire. La poubelle est pleine !
Venez manifester, nombreux· nombreuses avec nous, contre les mensonges d’EDF sur son projet, contre son mépris de nos vies et de notre terre. Et surtout, contre la construction de ces piscines dont nous ne voulons pas !

Ensuite, nous prenons des nouvelles de la lutte des sans-fac à l’université de Nanterre, avec l’interview d’un des syndicalistes étudiants qui fait le point sur l’occupation d’un 2e bâtiment après celui de la présidence et sur la répression qui s’abat sur les participant.e.s.

Dans la dernière partie, à l’occasion d’un rassemblement devant le siège de la Banque Postale le 16 juin dernier, un syndicaliste de SUD Poste 92 fait le point sur la détérioration des conditions de travail dans les services postaux et sur sa propre situation, puisqu’il est menacé de licenciement pour un motif dérisoire, alors qu’il est salarié protégé.

UNIVERSITÉ PARIS X NANTERRE : meeting de soutien aux sans facs

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On ne pourra pas rester durablement dans un système où l’enseignement supérieur n’a aucun prix pour la quasi-totalité des étudiants », a soutenu Emmanuel Macron lors de la Conférence des présidents d’université, jeudi 13 janvier. Ces propos ont fait bondir les sans-fac de Nanterre. Ces jeunes occupent, depuis bientôt trois mois, un bâtiment administratif de leur université pour exiger leur droit à y poursuivre des études. « La politique de Macron, c’est d’augmenter les frais d’inscription et de renforcer la sélection pour empêcher les classes populaires d’aller à la fac », résume Victor, étudiant, membre de l’UNEF.

Ce jeudi 20 janvier, se tenait un meeting intitulé « De la lutte des sans-fac à la grève nationale », à la fac de Paris X-Nanterre. Plusieurs personnalités syndicales ou de la gauche politique y sont intervenus. Le rendez-vous a été organisé par les quatre fédérations syndicales porteuses du mouvement : l’UNEF, la FSE, l’Alternative et Solidaires étudiant.e.s.

Début décembre, les militants ont proposé à la présidence de l’université un nouveau protocole de fin d’occupation. Le deal : obtenir 21 affectations (en licence ou master) au sein de Paris X-Nanterre, et 61 ailleurs en Île-de-France, après examen des situations par le rectorat. Plusieurs réunions ont eu lieu avec la direction de l’université. Mais la position de cette dernière reste ferme : « zéro affectation »

BÂTIMENT GRAPPIN OCCUPE A PARTIR DU 27 OCTOBRE 2021

Dans un communiqué du 2 décembre, la présidence de l’université assure qu’en 2021, nombre de recours ont déjà été traités. « Plus de 3 000 dossiers ont été examinés et souvent réexaminés par les responsables de nos formations. Nous avons pu résoudre plus de 250 situations, soit nettement plus qu’en 2020 et bien au-delà des capacités d’accueil de l’établissement ». La problématique des jeunes sans affectation « est un sujet national qui mérite bien mieux qu’un conflit local », conclut-elle.

Au quotidien, les occupants déplorent des « méthodes autoritaires et répressives » de la part de cette présidence. Déploiement de vigiles privés, coupures d’électricité pendant plusieurs jours… Pour l’heure, une trentaine d’étudiants et étudiantes composent encore le noyau dur de l’occupation. Ils sont soutenus par une quinzaine de travailleurs issus de l’intersyndicale et d’enseignants.

Dans l’émission de ce jour, nous vous proposons l’écoute de large extrait de ce meeting.