Safyatou, Salif et Ilan

Aujourd’hui, nous vous diffusons l’enregistrement des prises de paroles de la réunion publique organisée le 04 février 2026 à la Fléche d’Or, dans l’affaire de violences policières concernant Safyatou, Salif et Ilan.

Dans la nuit du 13 avril 2023, le cityscoot sur lequel se trouvaient Safyatou, Salif et Ilan, a été percuté volontairement par un véhicule de police dans le 20e arrondissement de Paris, provoquant leur violente chute. Les 3 adolescents survivants et leurs familles souffrent encore aujourd’hui des multiples et sévères séquelles que laissent les violences policières subies cette nuit.

Après plusieurs mois de silence liés à la procédure judiciaire, une nouvelle étape s’ouvre : la décision de renvoi devant le tribunal correctionnel et la requalification des faits nous imposent de faire appel.

ROJAVA : la situation politique, militaire et geopolitique

Depuis le début de l’année, le Rojava fait face à une offensive éclair du gouvernement d’Al Charaa soutenu par la Turquie d’Erdogan, lui aussi islamiste, centralisateur et soutenu par les États-Unis de Donald Trump. 

Le vendredi 13 février 2026, le comité Rojava Paris organisait une conférence sur la situation politique, militaire et géopolitique du Rojava ( l’ouest du Kurdistan ou Kurdistan syrien).

Les comités Rojava sont des comités de soutien à la cause kurde. Ces derniers ont organisé des convois de solidarité, composés de jeunes ouest-européens, dont certains ont pu atteindre la frontière turco-syrienne.

Un accord a été signé par rapport à l’avenir de l’administration autonome, prévoyant son intégration progressive au fonctionnement syrien sur le plan militaire et politique, et certaines garanties des droits des kurdes.

Alors, que signifie cet accord ? Comment est-il déjà appliqué et comment va-t-il l’être à plus long terme ? En quoi cette guerre, s’inscrit-elle dans un contexte plus global de restructuration du Moyen-Orient par les forces impérialistes, et concerne donc tous les peuples de la région ?

Autant de questions qui furent abordées lors de cette réunion d’information, le 13 février 2026, au siège du CDK-F à Paris.

Dans l’émission de ce jour, nous vous proposons l’écoute des interventions issue de cette rencontre

Cette offensive centralisatrice de Damas est la 3ᵉ contre ses minorités, après celle contre les Alaouites de la côte puis les Druzes au sud-ouest près de la frontière israélienne, provoquant sa réaction et l’occupation élargie de son territoire par Israël.

L’armée arabe syrienne (AAS) et les Forces démocratiques syriennes (FDS) se sont retirées dans des casernes militaires après plus d’un mois d’affrontements, remettant leurs positions aux forces de sécurité intérieure. Kobanê a été un foyer de tension dans les efforts du gouvernement de transition syrien pour prendre le contrôle des régions à majorité kurde du pays, qui sont administrativement, politiquement et militairement autonomes de Damas depuis 2012.

Manifestation – Justice pour El Hacen Diarra – Justice pour tou.te.s

En vue de la manifestation du 21 février prochain, nous vous diffusons aujourd’hui une partie des prises de paroles réalisée le mardi 10 février lors de l’assemblée générale qui avait lieu à la bourse du travail en vue de l’organisation de cette mobilisation.

Communiqué de presse :

LE 14 JANVIER 2026, LA POLICE A TUÉ EL HACEN DIARRA

Devant son foyer, dans le 20e arrondissement. Violemment interpellé.
Étranglé. L’autopsie révèle une fracture du cartilage thyroïde, des signes d’étranglement.

Aujourd’hui, les policiers responsables patrouillent toujours dans nos rues pour intimider les habitant·e·s et le ministre de l’Intérieur Nuñez a déclaré qu’il ne suspendrait pas les policiers. Seule notre mobilisation à tous et toutes pourra imposer la justice.

LE 20E ARRONDISSEMENT : ZONE D’IMPUNITÉ POLICIÈRE

Ce n’est pas la première fois que la police du 20eme tue, mutile, viole et humilie :

En 2007, Lamine Dieng est étouffé dans un fourgon de police, menotté avec 5 policiers sur son dos pendant 30 minutes. Comme El Hacen, Lamine criait qu’il ne pouvait pas respirer. Non-lieu. Aucun policier n’est
condamné !

Entre 2019 et 2020, cinq femmes et une mineure ont subi des agressions sexuelles au sein du commissariat du 20e. Si le policier a été condamné, sa peine a été réduite à du bracelet électronique pour qu’il puisse
“continuer son travail”.

En 2023, Safyatou, Salif et Ilan, 17, 13 et 14 ans sont renversés VOLONTAIREMENT par une voiture de police. Chacun d’entre eux a été gravement blessé et traumatisé, leurs rêves d’avenir brisés. 3 ans plus tard, toujours pas de justice. L’impunité est totale !

DANS NOS MÉMOIRES ET DANS NOS LUTTES

Ils s’appelaient Moussa Bradai (2002), Zyed Benna et Bouna Traoré (2005), Lamine Dieng (2007), Hakim Ajimi (2008), Ali Ziri (2009), Wissam El-Yamni (2012), Amine Bentounsi (2012), Babacar Gueye (2015), Adama Traoré (2016), Shaoyao Liu (2017), Brahim Moussa (2018), Gaye Camara (2018), Sabri Choubi (2020), Souheil El Khalfaoui (2021), Boubacar et Fadjigui (2022), Nahel Merzouk (2023), Alhoussein Camara (2023), Sulivan (2024)… et tant d’autres en France et dans les territoires colonisés.

De George Floyd à El Hacen Diarra, toujours le même cri : “Je ne peux pas respirer”. La même violence raciste d’État. Le même système d’impunité qui tue.

VIOLENCES POLICIÈRES, ÉTAT RACISTE

Il n’y a pas de “bavures” : c’est un système qui tue les personnes racisées, les immigrées, les plus précaires. La police est un instrument de soumission à l’ordre raciste : gardes à vue pour briser nos jeunes, amendes pour appauvrir, violences pour soumettre, contrôles au faciès pour humilier, rafles pour expulser.

Ce combat nous concerne tou·te·s, parce qu’une société qui tolère qu’on blesse et qu’on assassine nos enfants, nos amis, nos cousin.e.s et nos frères et soeurs dans la rue ou dans un commissariat est une société où personne n’est en sécurité.

Nous ne serons JAMAIS en sécurité avec une police qui tue, avec un gouvernement qui hiérarchise les vies selon les origines et les religions. Nous ne serons JAMAIS en sécurité tant que l’impunité perdure.

La vraie sécurité, c’est la justice, c’est l’égalité des droits.

NOS REVENDICATIONS :

1. JUSTICE IMMÉDIATE : Mise en examen des policiers impliqués dans la mort d’El Hacen, justice pour Safyatou, Salif et Ilan, et réouverture de tous les dossiers classés sans suite.

2. VÉRITÉ ET TRANSPARENCE : Enquête indépendante sous contrôle citoyen avec publication de tous les éléments (vidéos, expertises) et fin du mensonge des “caméras déchargées”.

3. SANCTIONS ET DISSOLUTION : Suspension immédiate des agents impliqués dans les violences, et dissolution des brigades violentes (BTC, BRAV-M, BAC).

4. FIN DU RACISME ET DES VIOLENCES POLICIÈRES : Interdiction du contrôle au faciès et des amendes abusives, du plaquage ventral et des techniques d’étranglement, abrogation de la loi “Permis de tuer”.

5. ÉGALITÉ DES DROITS : Droits égaux pour les résidents des foyers : sécurité, dignité, mêmes droits que tous les locataires o Régularisation de tous les sans-papiers.

6. RÉPARATIONS ET SOUTIEN : Reconnaissance de la responsabilité de l’État et soutien financier, médical et psychologique aux victimes et familles. Engagements concrets de l’ensemble des candidats aux municipales et aux présidentielles.

Nous refusons l’oubli. Nous refusons l’impunité. Quand une famille gagne, toutes les familles gagnent !

 Manifestation unitaire le 21 février à Barbès (PARIS) et le 14 mars dans toute la France,
 Pression sur tous les candidat·e·s aux élections,
 Présence aux audiences et aux procès pour soutenir les familles,
 Organisation d’événements de soutien pour permettre aux familles de se battre,
 Solidarité partout : protégeons nos quartiers et surveillons la police.

JUSTICE ET VÉRITÉ POUR EL HACEN ! JUSTICE ET VÉRITÉ POUR TOUTES LES VICTIMES ! ÉGALITÉ DES DROITS POUR TOUS ET TOUTES ! PAS DE JUSTICE, PAS DE PAIX !

Comité Justice et Vérité pour El Hacen Diarra. Avec le soutien de la famille d’El Hacen, des résidents du foyer des Mûriers, du Comité Vérité et Justice pour Safyatou, Salif et Ilan, du Comité Vérité et Justice pour Lamine Dieng, du Réseau d’Entraide Vérité et Justice, de la Marche des Solidarités, du Collectif pour l’Avenir des Foyers.

Procès de Limoges du 19 et 20 mars : contre les technologies du numérique

Près de cinq ans après les faits qui se sont déroulés le 15 juin 2021, un procès se tiendra à Limoges les 19 et 20 mars 2026. De quoi s’agit-il ? Deux personnes restent misent en cause de « destruction ou dégradation du bien d’autrui par moyens dangereux pour les personnes » et « association de malfaiteurs », en rapport avec l’incendie de huit véhicules d’ENEDIS et de deux antenne-relais de téléphonie mobile et de télévision. Le collectif de soutien et les inculpés souhaitent que le procès de Limoges soit celui des technologies du numérique.

Les compteurs Linky et les antennes 5G sont d’ores et déjà déployés sur tout le territoire français, sans débat ni concertation. Un épais nuage électromagnétique est en train de recouvrir le monde entier, sans prendre en compte les dégâts que ça occasionnent. Les firmes multinationales multiplient les actions de lobbying auprès des gouvernements et dans les commissions officielles de protection de la santé publique. Pourtant, les études menées par des scientifiques indépendants tendent à prouver la dangerosité des rayonnements électromagnétiques, mais elles sont ignorées par les industriels qui affirment que cette dangerosité n’est pas prouvée scientifiquement. Cette manœuvre n’est pas nouvelle. Les industriels l’ont déjà utilisée pour le tabac, l’amiante et la dioxine.

En attendant, ils se frottent les mains devant l’ampleur de l’arnaque des objets connectés. Vendus une fortune, ces objets sont à la fois des émetteurs d’ondes, des moyens de surveillance légaux et la cause d’un gaspillage phénoménal des ressources naturelles. Nous assistons à la mise en orbite de milliers de satellites et au développement à marche forcée de l’intelligence artificielle. Un contrôle généralisé de la population se met en place à une vitesse stupéfiante. C’est tout cela que le procès du 19 et 20 mars dénoncera.

Le principe de précaution doit être appliqué de façon rigoureuse. La santé des personnes et la préservation de l’environnement ne doivent plus être sacrifiées sur l’autel du profit. La situation de notre planète et des organismes vivants qui l’habitent est de plus en plus compromise par l’extractivisme et l’augmentation vertigineuse de la consommation d’énergie. Le réchauffement planétaire, la destruction de la biodiversité et les atteintes de toute sorte à l’environnement entraînent une série de catastrophes climatiques, sanitaires et humaines. Cette destruction du vivant connaît une accélération exponentielle. Les changements dépassent les prévisions des scientifiques qui sonnent l’alarme depuis longtemps. Le temps des bonnes paroles arrive à sa fin. Notre planète, nos mondes, sont en train d’être détruits sous nos yeux.

Devant l’étendue du désastre, il faut agir maintenant. Les États et les institutions internationales tiennent un discours écologique de façade en contradiction complète avec leurs actions. Il revient à chacune et chacun d’entre nous d’agir. Une réflexion globale et collective doit impérativement se mettre en place pour définir une nouvelle conception du vivant qui ne doit plus jamais être une marchandise. L’interdépendance entre tout ce qui vit implique la nécessité d’une coopération égalitaire entre l’humain et les autres organismes vivants.

Il est incontestable que les lois et normes actuelles sont au service des industries mortifères. La désobéissance civile est donc vitale. Pourtant, elle est souvent réprimée au nom d’un dogme « antiterroriste » qui cache mal la terreur réelle que les gouvernements sont prêts à exercer.

Le 19 et 20 mars à Limoge sera l’occasion de débattre et d’être solidaires de toutes celles et tous ceux qui cherchent à arrêter cette machine Infernale. .

Nous espérons que cet appel sera discuté, repris et amplifié.

Les inculpé•es et le Comité de solidarité du 15 juin

Et pour finir :

LYON : LE SALAIRE DE LA HAINE

On ignore pour le moment les circonstances précises de la bagarre qui a causé la mort d’un militant identitaire de Lyon. Toute l’extrême droite et une partie de la classe politique et des médias s’efforcent

 d’instrumentaliser ce décès, notamment contre LFI, mais aussi contre l’extrême gauche, en faisant de ce militant un martyr. Néanmoins, les groupes d’extrême droite, en particulier à Lyon, sont depuis des années à l’origine de très nombreux affrontements violents. Déjà, le 21 mai 2022, un communiqué signé par diverses organisations, dont la CGT et la FSU, dénonçait les agressions régulières commises à Lyon par ces groupes contre des militants ouvriers, de gauche et des immigrés. Cette fois, c’est le groupe Nemesis, dont l’égérie Mila arbore un T-shirt nazi, qui était venu faire de la provocation devant une réunion publique de Rima Hassan, bête noire de l’extrême droite en raison de son engagement pro palestinien.

Les néonazis lyonnais s’en sont pris aussi à des commerçants et à des librairies.

On ne peut se réjouir de la mort d’un jeune homme, mais celle-ci n’est-elle pas la conséquence de la politique de ces groupes dont la haine, le racisme et la violence constituent le fonds de commerce ? Serait-il possible de prôner sans arrêt cette haine et cette violence sans prendre le risque d’en subir les conséquences ?

LA SITUATION POLITIQUE AU BENIN

Dans l’émission en direct de ce jour, nous recevons Eugénie, membre de l’UAPDB (Unité d’Action Patriotique de la Diaspora du Bénin) et honoré et en leur compagnie, nous revenons sur la situation politique au Bénin.

Le Bénin, en forme longue la république du Bénin, historiquement connu sous le nom de Dahomey, est un État d’Afrique de l’Ouest, qui couvre une superficie de 114 763 km2 et s’étend sur 700 km, du fleuve Niger au nord à la côte atlantique au sud. Le Bénin comptait 14 814 460 habitants en 2025. Le pays fait partie des États membres de la CEDEAO et a comme voisins le Togo à l’ouest, le Nigeria à l’est, le Niger au nord-est et le Burkina Faso au nord-ouest [

Patrice talon remporte l’élection du 20 mars 2016 avec 65,39 %. Il est ensuite réélu à l’élection présidentielle d’avril 2021 dès le premier tour avec plus de 85 % des voix.

Plusieurs journaux et sites Internet ont été suspendus en vertu du Code du numérique qui criminalise la publication de fausses informations et le harcèlement par le biais de communications électroniques. Les autorités continuent de restreindre le droit de manifester de manière disproportionnée et ces dernières années, les forces de sécurité ont dispersé des manifestations pacifiques avec.
Une force excessive et arrêtée des personnes arbitrairement.

À l’approche de l’élection présidentielle du 12 avril 2026, que va-t-il se passer ? avec nos invité-e-s en plateau, nous tenterons de voir quelles sont les perspectives.

BOLIVIE : le bilan de la mobilisation générale 2025/2026

Le gouvernement de droite récemment élu en Bolivie a promulgué un décret suprême (5503) qui ouvrait la porte aux investissements transnationaux « fast-track » ou accélérés, et prévoit des réductions d’impôts pour les ultra-riches, tout en augmentant le prix de l’essence de 82 % et celui du diesel de 163 %. Face à cela, une mobilisation s’est organisée fin décembre 2025, début décembre 2026. Début janvier, la marche « La Bolivie ne se vend pas »,Bolivia No Se Vende, est arrivée au siège du gouvernement, avec près d’un demi-million de manifestants, et près de 40 points de blocage ont été enregistrés sur les principales routes du pays. face à cette organisation le gouvernement a reculé immédiatement mais a néanmoins affirmé qu’il prévoyait de présenter de nouvelles réformes dans les mois à venir. pour mieux comprendre, les tenants et les aboutissants de cette mobilisation et les perspectives politiques qui se dessinent dans les moi à venir, nous avons donc demander à Samuel Morville, habitant de la région de Cochabamba de répondre à nos questions. C’est son interview que nous vous diffusons pendant l’ensemble de cette émission.

AMAZON OU L’ENFER DE LA LOGISTIQUE

Ce jeudi 12 février, un rassemblement a eu lieu devant le siège d’Amazon, afin de dénoncer la répression du géant américain envers ses propres salariés et les conditions de travail infernales au sein de l’entreprise. Afin de témoigner, l’actualité des luttes a reçu Mattheo, qui a travaillé dans une filiale d’Amazon, en tant que livreur, au cours des derniers mois. Il a pu se confier sur sa propre expérience dans l’entreprise, rythmée par une cadence et une charge de travail infernales, et la surveillance constante de sa hiérarchie. Des méthodes généralisées et loin d’être anodines : Amazon emploi particulièrement des jeunes, avec peu d’expérience dans le monde du travail et en situation précaire, afin de s’assurer une main d’œuvre exploitable, sans connaissance de ses droits. Nous avons également recueilli le témoignage de Rita, qui nous a contacté en direct depuis le siège d’Amazon, où elle participait à la manifestation. Elle a raconté comment s’organise la répression au sein de l’entreprise et comment les employés sont poussés à bout. Des témoignages éloquents, qui montrent encore l’impact négatif des Gafam, qui méprisent plus que tous les droits des salariés. 

Communiqué de presse en vue du rassemblement appelé le 12 février :

” L’Union syndicale Solidaires appelle à un rassemblement le 12 février à 11h devant
le siège d’Amazon France afin de dénoncer les sanctions, pressions et
licenciements visant des salarié·es et représentant·es syndicaux engagés dans la
défense de leurs droits.
Depuis plusieurs années, les travailleurs et travailleuses d’Amazon France
s’organisent pour obtenir le respect du droit du travail, de la santé, de la sécurité et
de conditions de vie et de travail dignes. En retour, la direction d’Amazon multiplie
les mesures disciplinaires et les tentatives d’intimidation à l’encontre de celles et
ceux qui s’expriment collectivement. Elle change ainsi arbitrairement d’équipe les
représentant-es syndicales sans égard pour leurs contraintes personnelles. Elle
licencie un salarié pour des absences imaginaires ou encore après avoir expliqué à
un autre qu’elle ne comprenait pas pourquoi elle l’avait convoqué à un entretien
disciplinaire ! Pourtant, quelques jours après, celui-ci est quand même licencié !
Cette situation est inacceptable. Le respect des droits sociaux et syndicaux est une
obligation légale et une condition essentielle au bon fonctionnement de l’entreprise.
Nous demandons :
– l’annulation des sanctions injustifiées,
– la réintégration des salarié·es et syndicalistes sanctionné·es ou licencié·es,
– la fin de toute forme de répression ou de discrimination syndicale.
Pour le respect des droits et de la dignité des salarié·es, mobilisons‑nous
massivement.”

FOYER ADOMA ST DENIS / USA /HÔPITAL TENON

Les résidents et délégués du foyer ADOMA 12 rue David Siqueiros a Saint-Denis appelaient le 29 janvier 2026 au matin à bloquer le chantier de démolition de leur foyer. Ils veulent –avant le démarrage des travaux – une convention écrite avec Adoma (ex Sonacotra). Nous entendrons dans ce reportage, des prises de paroles et entretien qui illustrent la mobilisation

les revendications sont :

1) — aménagement d’un parking provisoire sur le nord de la parcelle d’une trentaine de places pendant la durée des travaux et maintien des capacités (10 % des résidents) dans les nouveaux bâtiments ;

2) — relogement de tous les résidents (et non pas seulement 198 comme prévu par Adoma) sur les 2 sites en surélevant les bâtiments (R+3 et R+4 à David Siqueiros et R+6 à Romain Rolland) et en transformant les T1 Bis en T1 ;

3) — transfert des contrats des résidents décédés ou à la demande des retraités à leur remplaçant (résident au foyer souvent depuis longtemps) ;

4) — solutions de relogement pour les surnuméraires qui sont à la recherche d’un logement ;

5) — acceptation de la présence dans le futur logement d’un aidant pour les vieux résidents en perte d’autonomie ;

6)- 2 clés et 2 badges pour chaque résident lors de la signature du contrat ;

7) — convention permettant au comité de résidents d’utiliser – sous sa responsabilité et selon les besoins des résidents – les salles polyvalentes ;

8) — ouverture d’une négociation générale avec la Direction nationale d’Adoma pour changer le règlement intérieur et donner aux résidents des droits et garanties identiques à ceux de tout locataire ;

9) — maintien en bon état du foyer actuel (nettoyage, chauffage, eau chaude, électricité…) et fonctionnement correct de l’astreinte pendant toute la durée des travaux.

Après le meurtre de Renée Nicole Good le 7 janvier, d’un tir à vue, de sang-froid, par un agent de l’ICE la police de l’immigration américaine à Minneapolis, un deuxième assassinat le 24 janvier, celui Alex Pretti, infirmier dans l’unité de soins intensifs de l’hôpital des anciens combattants de Minneapolis. Cela vient signifier l’impunité accordée par Trump à sa milice fédérale aux pouvoirs exorbitants. La vidéo ne laisse aucun doute : une dizaine d’agents fédéraux plaquent Alex Pretti au sol et le rouent de coups. Puis, ils tirent presque à tour de rôle sur leur victime à terre. Une exécution.  Le mercredi 28 janvier 2026, la digue appelait à un rassemblement en solidarité avec le peuple américain et c’est le reportage issu de ce rassemblement que nous proposons.

Suite à plusieurs mois de luttes, le 17 janvier 2026, se tenait devant l’hôpital Tenon dans le 20e arrondissement de Paris un Pot convivial pour fêter, la réouverture des IVG chirurgicaux. À cette occasion, nous vous diffusons, l’entretien réalisé, ce même jour, avec une infirmière de l’hôpital Tenon, qui nous parle de l’importance de cette réouverture.

Blocage à Agro-Paris-Tech en soutien aux mobilisations agricoles

Le 26 janvier, nous avons rencontré quatre étudiants de l’école d’ingénieur Agronome Agro-Paris-Tech qui avaient bloqué à partir du 20 janvier 2026, pendant quatre jours et quatre nuits, leur université. Ce blocage a eu lieu alors que le monde agricole se mobilise depuis déjà plusieurs mois contre l’abattage systématique des troupeaux contaminés par la DNC (dermatose nodulaire contagieuse) et contre l’accord de libre-échange du Mercosur.

Mais les revendications des étudiant·es de cette école ne s’arrêtent pas là : les étudiant·es demandent un arrêt de la cogestion entre le gouvernement et la FNSEA au profit d’une agriculture productiviste, qui règne depuis 50 ans au ministère de l’Agriculture. Cette cogestion se retrouve aussi au sein de cette école, car un certain nombre des membres de son Conseil d’Administration sont directement liés à l’agro-industrie. L’exemple le plus parlant est Christiane Lambert — ancienne présidente de la FNSEA de 2017 à 2023 — mais on y trouve aussi la vice-présidente du CA Véronique Fontaine-Heim, ancienne cadre dirigeante chez Nestlé et ancienne directrice générale de Vivescia, une des plus grandes coopératives céréalières de France.

Cette infiltration de l’agro-industrie dans l’école se ressent dans l’enseignement, et c’est ce que dénoncent les élèves qui bloquent le campus. Alors que l’enseignement dans cette école d’ingénieurs agronomes devrait être à la pointe de la transition agroécologique et former les futurs ingénieurs à changer en profondeur le système agricole, il n’en est rien. Les étudiant·es ne sont que très peu intégré·es à l’élaboration des programmes et l’essentiel des partenariats que l’école noue sont avec des représentant·es d’une agriculture industrielle par exemple Syngenta, une multinationale spécialisée dans la production de pesticides.

L’école possède aussi une ferme d’élevage « test », qui pourrait servir à tester des pratiques agricoles plus respectueuses des animaux et de l’écosystème. C’est à la place une ferme industrielle classique, avec des vaches qui passent la majeure partie de leur vie en bâtiment et où les derniers investissements ont consisté à construire une unité de méthanisation et un espace test pour l’agriculture de précision. Cela illustre encore une fois la fuite en avant technologique dans laquelle veut nous entraîner la FNSEA.

Face à ce blocage, la direction joue la montre : elle a fait passer tous les cours en distanciel et a essayé d’intimider les agriculteurs de la Confédération Paysanne qui sont venus soutenir le blocus, en les appelant personnellement pour leur dire qu’ils ne sont pas les bienvenus.

L’enjeu est aussi de relancer une mobilisation étudiante sur le pôle universitaire du plateau de Saclay, car d’autres écoles y dénoncent l’infiltration de l’industrie. C’est notamment le cas de l’école Centrale/Supelec qui multiplie les partenariats et accélère son rapprochement avec le complexe militaro-industriel.

INDIGNONS NOUS: SEMAINE D’ACTION EN MARS 2026

Comment donner une suite au mouvement Bloquons Tout du 10 septembre 2025 ?

Cette idée est apparue pour la première fois dans une AG régionale d’Île-de-France le 02 octobre 2025 au cours de laquelle, fut tiré collectivement les enseignements du 10 septembre et de l’intersyndicale.

Comment sortir du cadre politique actuel pour reprendre nos destinées en main ?

Voici la question, parmi tant d’autres, qui vont irriguer cette émission. Pour cela, nous recevons dans le direct de ce jour, Malik, Marie et Jérémie, membre de l’AG régionale d’Île-de-France et en leurs compagnies, nous faisons un bilan du mouvement du 10 septembre 2026 et les perspectives de la semaine noire du 9 au 15 mars 2026.

POUR PLUS D’INFOS : https://semainenoire.super.site/ et semainenoire.super.site/version-beta

Marche citoyenne des peuples du Sud pour la paix et l’autodétermination des peuples

Dans l’émission de ce jour et a la veille de la manifestation des peuples du sud pour la paix et l’autodétermination, nous recevons Darline Casseus, membre du mouvement citoyen de la diaspora haïtienne NOU BOUKE, parti prenante de la marche de ce samedi à Paris.

En sa compagnie, nous reviendrons sur la Genèse de cette marche et après la pause musicale, nous ferons un focus sur la situation à Haïti.

Car De Port-au-Prince à Gaza, de Caracas à Khartoum, de Bogotá aux quartiers populaires d’Europe, une même logique traverse nos vies : celle de l’impérialisme, du colonialisme, du patriarcat et du racisme structurel qui hiérarchisent les peuples et les êtres, pillent les ressources, criminalisent les résistances et banalisent la souffrance humaine. En particulier, la situation et les souffrances des peuples du sud global sont invisibilisées.

rendez-vous ce samedi 7 février 2026 14 h 00 Place de la Nation à Paris

LA SITUATION AU ROJAVA

Suite au soulèvement qui commence en 2011, en Syrie, une coalition dominée par les Kurdes dirigée par le Parti de l’union démocratique ainsi que des groupes kurdes, arabes, syriaques-assyriens et turkmènes cherchent à établir une nouvelle constitution pour la région autonome, tandis que l’armée syrienne et les milices alliées se battent pour garder le contrôle de la région. Cela a conduit à la création de l’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie (AANES), le Rojava, en 2016.L’AANES affirment que les événements constituent une révolution sociale[4] avec un rôle important joué par les femmes à la fois sur le champ de bataille et au sein du nouveau système politique, ainsi que la mise en œuvre du confédéralisme démocratique, qui privilégie la décentralisation, l’égalité des sexes et la nécessité d’une gouvernance locale par la démocratie directe.

Début janvier, le gouvernement de transition auto proclamé d’al-Charaa en Syrie, appuyé par le gouvernement turc et des milices islamistes multiplient les offensives offensive militaire. Cela démarre par la prise du quartier kurde de Cheikh Maqsoud à Alep puis par la prise de Deir Hafer et de Maskanah avant de s’étendre aux gouvernorats de Raqqa, Deir ez-Zor et Hassaké. Le 18 janvier, un cessez-le-feu est signé, mais des combats se poursuivent jusqu’au 20 janvier. Malgré un cessez-le-feu et 11 ans après la victoire héroïque du YPG à Kobané face à l’offensive du gourvernement de transition, le projet d’un Kurdistan autonome est menacé de définitivement disparaître. Le vendredi 30 janvier, le gouvernement de transition syrien et les Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdes) ont annoncé, un accord global pour l’intégration progressive des forces militaires et de l’administration de la zone autonome kurde au sein de l’Etat syrien.

Face à ces attaques, une mobilisation en soutien au combattants du Rojava s’est organisée avec la création de comité de soutien dans plusieurs villes et l’envoi de ” Caravane du peuple” en direction de cette région de la Syrie. Dans cette émission, nous revenons donc sur cette mobilisation, en vous diffusant notamment un interview réalisé avec des membres de Young Struggle et du CDKF.

À l’international, les journalistes face à l’extrême droite au pouvoir

Ces derniers mois et années, la situation politique s’est considérablement dégradée, que ce soit en France, en Europe et dans le monde, avec une extrême droite accédant au pouvoir ou sur le point d’y parvenir. Quand elle n’y est pas, ses idées sont banalisées, et préparent le terrain. En France, la constitution de l’empire médiatique du milliardaire Bolloré ou la croisade culturelle du milliardaire Stérin, avec le plan Péricles, servent un même objectif : l’alliance des droites, et la victoire des idées réactionnaires et racistes en 2027.

Dans l’émission de ce jour, nous allons revenir, sur la situation du journalisme au niveau international et a sa condition d’exercice dans des pays avec des dirigeants autoritaire au pouvoir.

Pour cela, nous vous diffusons, la seconde table ronde, qui se tenait dans le cadre journée Médias et extrême droite : construire les résistances, le 29 novembre 2025 a la bourse du travail de Paris.

Cette table ronde s’intitule : À l’international, les journalistes face à l’extrême droite au pouvoir avec Dominique Pradalié (Fédération internationale des journalistes), Youri safronof de radio France international et du journal russe novaïa gazeta et Pablo Aiquel (Fédération européenne des journalistes).

Les médias sont le passage obligé de la victoire. Que ce soit en prenant leur contrôle capitalistique ou en infléchissant les discours qui y sont tenus, les pressions viennent de toutes parts.

Journalistes et citoyens, eux, s’organisent pour résister : s’opposer à la concentration, aux reprises en main éditoriales, à l’évolution des discours qui repeignent la réalité. Forces vives de la société civile, les syndicats jouent un rôle important : ils défendent un projet de société aux antipodes de celui prôné par l’extrême droite.

Sur le site, vous pourrait retrouver la première table ronde intitulée : Banalisation du vocabulaire et des thématiques d’extrême droite dans les médias, en date du 20 janvier 2026.

La loi “CHOC”

Le mardi 13 janvier dernier, un rassemblement avait lieu devant le Sénat contre la loi “CHOC”. Ce lundi, dans nos studios c’est donc avec Jean-Baptiste Eyraud, du Droit Au Logement (DAL), que nous revenons sur cette proposition de loi et celles qui l’ont précédées. Une occasion de revenir avec lui sur la nécessité de se mobiliser autour de la question du logement et d’annoncer de prochaines dates.

Communiqué inter-collectif à lire ⇓