CHÔMAGE: de nouvelles attaques contre les précaires

Nous allons encore une fois de plus parler avec Valentine du MNCP (mouvement national des chômeurs et précaires) de la paupérisation d’une partie croissante de la population et de la gestion par l’État des chômeurs, précaire et autres Rsistes.
Le gouvernement a besoin d’argent pour financer son réarmement, le renflouement des banques après leurs crises de 2008, pour financer le quoiqu’il en coûte de sa gestion désastreuse de la COVID.

Ce à quoi nous assistons ; et là rien de nouveau, c’est dans la poche des plus pauvres que le gouvernement vient fouiner. Ce sont toujours eux qui raquent ; en les volant sur leurs salaires, en diminuant toujours plus les aides sociales, en détruisant les services publics… On va aujourd’hui avec le MNCP, parler de celles et ceux qu’on n’entend jamais sauf pour les disqualifier, les humilier, les stigmatiser, les mépriser, les infantiliser…  Celles et ceux que la gauche devrait soutenir, on va parler des précaires, des chômeurs qui sont de plus en plus nombreux et nombreuses.

Le chômage sert le système capitaliste et est créé par lui, pour transformer les travailleurs avec ou sans emploi en une masse de mains d’œuvres exploitables à merci, pour briser le rapport de force en faveur des travailleurs, pour permettre aux actionnaires et aux patrons de continuer à s’en mettre plein les fouilles.

Création du MNCP

Alors que le chômage n’a cessé de croître pendant plus de 10 ans et atteint 7,4% de la population, Maurice Pagat , un cadre au chômage, lançait un appel pour la création d’un syndicat de chômeurs jugeant qu’il était « urgent et indispensable d’inviter les chômeurs à refuser la solitude à résister, à se défendre, à s’organiser et à prendre enfin la parole. Il invitait alors le gouvernement de l’époque à prendre des mesures d’urgence : instauration d’un revenu minimum, un minimum vieillesse et un accès à la formation professionnelle.

Maurice Pagat créé le Mouvement National des Chômeurs et Précaires, il en sera Président jusqu’en 1992.

DÉCRET ASSURANCE CHÔMAGE / HÔTEL MELIA / ASSA TRAORÉ

Paris 23 avril 2021 ; manifestation contre le décret assurance chômage https://www.flickr.com/photos/119524765@N06/albums crédit photo ; Serge D’Ignazio

Actuellement, 80% des chômeur-ses ne sont pas indemnisés. 450 000 personnes parmi les plus précaires les rejoindront.

Jusqu’à présent, seuls les jours travaillés par le demandeur d’emploi étaient pris en compte. À partir du 1er juillet, les périodes où vous n’aurez pas pu travailler diminueront d’autant votre indemnité journalière ! De ce fait, l’indemnité moyenne actuellement de 850 € descendra à 600 €.

Dans l’émission de ce jour, nous allons poursuivre la réflexion sur les mobilisations qui se mettent en place.

Nous allons entendre différentes interviews sur les mobilisations en cours. Deux entretiens avec Isabelle, travaillant dans le tourisme et Guillaume, maitre d’hôtel dans l’événementielle, tout deux faisant partie des occupants et occupantes du théâtre de l’Odéon.

Nous pourrons entendre également les entretiens réalisés avec Isabella, guide conférencière et Francine Royon, CGT pole emploi. Interviews réalisées le 23 avril dernier lors de la manifestation parisienne contre le décret assurance chômage.

La manifestation était organisée par les syndicats CGT et Solidaires et des associations comme le Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP) auxquels se sont joints des collectifs d’intermittents qui occupent des lieux culturels depuis plusieurs semaines.

Le groupe espagnol Meliá Hotels International, qui possède sept établissements en Île-de-France, a, lui aussi, conclu un plan de sauvegarde de l’emploi. Il touche 82 salariés, et 46 d’entre eux seront transférés dans une autre entreprise ; les autres seront licenciés. C’est dans ce contexte que, le 23 avril 2021, des femmes de chambre de l’hôtel mélia se sont rassemblées devant un des hôtels parisien du groupe pour protester contre ce plan de sauvegarde de l’emploi.

Dans ce reportage, nous entendrons l’entretien réalisé ce 23 avril, avec une salariée de l’hôtel et un syndicaliste de la CFDT qui suis la gréve.

Nous terminerons cette émission avec le reportage réalisé lors du rassemblement de soutien a Assa Traoré le 7 mai 2021, devant le tribunal de grande instance de paris ou elle comparaissait pour diffamation pour sa lettre, j’accuse.