MOBILISATION DU TRAVAIL SOCIAL

Les 13es Rencontres nationales du travail social en lutte ont confirmé ce constat : le secteur est attaqué de toutes parts et subit des politiques austéritaires, libérales et racistes qui visent à casser les budgets, à privatiser les interventions…

Face à l’urgence sociale et à l’ampleur des attaques subies, les travailleur·euse·s et étudiant·e·s du secteur, syndiqué·e·s ou non, appellent à la grève les 16, 17 et 18 décembre pour exiger des financements à la hauteur des besoins, des revalorisations salariales immédiates, des effectifs suffisants, et surtout, le respect de la dignité des personnes accompagné.es.

Les conséquences sont intolérables :
 Coupes budgétaires et plans de licenciement (comme les 61 suppressions d’emplois chez AIDES).
 Conditions de travail dégradées et épuisement massif des équipes.
 Salaires en berne.
 Une politique de la tarification à l’acte et de la mise en concurrence qui précarise tout le secteur.

C’est une maltraitance institutionnelle que ces professionnel·les dénoncent. L’austérité détruit leurs missions, leurs métiers et les droits des personnes accompagnées.

Dans cette émission nous vous diffusons les prises de parole réalisées lors du rassemblement du 16 décembre qui avait lieu devant le siège du SIAO ( Service intégré d’accueil et d’orientation) du 93, appelé par le CATSI ( collectif autonome du travail social d’interlogement) et la comission de mobilisation du travail social.

Locataires, squatters, sans-logis : la rue ou la prison !

La proposition de loi de « Renaissance » votée par les groupes LES RÉPUBLICAINS et RASSEMBLEMENT NATIONAL à l’Assemblée nationale le 2 décembre 2022, envoie en prison ou à la rue, les sans-logis squatteurs de logements vides et les locataires en précarité :

Il punit de 3 ans de prison et de 45 000€ d’amende :

-Les squatteurs ou les sans logis, qui occupent un bâtiment ou des
logements VIDES, une usine désaffectée, des bureaux vacants ….
-l’occupation de la résidence principale ou secondaire de petits propriétaires est déjà réprimée.
-Les locataires, y compris HLM, dont le bail a été résilié, pour retard de
loyer ou de charges, congé vente ou reprise, bail, mobilité ou bail étudiant
-Les personnes sans bail : hébergées, victimes de marchands de sommeil, conjointes…
-Les accédant.e.s à la propriété surendettés, qui perdent leur titre de propriété, ainsi que les petits commerçant.e.s et artisan.e.s dont le bail est résilié
-Et même les grévistes occupant leur lieu de travail et les piquets de grève…

La Loi Kasbarian-Bergé c’est la prison ou la rue !

Les profits tirés du logement cher sur notre dos n’ont jamais été aussi importants, comme le nombre de logements et immeubles entiers laissés vides pour spéculer. Le nombre de familles mal logées, sans logis ou menacées d’expulsion explose, tandis qu’il faut choisir entre manger, se chauffer et payer son loyer.

Cette loi est faite pour la spéculation, les riches et les groupes financiers Accélère les procédures d’expulsion en réduisant tous les délais, limitant les possibilités pour les locataires en impayé de se maintenir dans le logement en remboursant leur dette, et menace de la prison les locataires qui refusent de se jeter à la rue d’eux-même.

Dans ce contexte et avant le passage de la loi au Sénat, fin janvier, ce 5 janvier 2023, se tenait dans les locaux de l’association Droit au logement à Paris, une réunion publique de mobilisation contre ce projet de loi et dans l’émission de ce jour, c’est une partie de cette rencontre que nous vous proposons.

Bonne écoute !

Un Appel à mobilisation nationale intersquat contre la loi anti-squat portée par Guillaume Kasbarian, et une semaine d’action et de mobilisation auront lieu du 23 au 29 janvier 2023