Situation en Côte d’ivoire et rassemblement anti-impérialiste en soutien aux iraniens

Le 28 novembre 2025 à La Maison Ouverte de Montreuil, l’association SURVIE, organisait une soirée intitulée : Regards croisés entre la Côte d’Ivoire et le Cameroun : Démocratie confisquée, la France complice. La première partie, que nous avions diffusé le 19 janvier 2026, revenait sur la situation au Cameroun, après les élections d’octobre 2025. Dans cette séquence, il sera question de la situation en Côte d’Ivoire avec l’intervention de David Mauger, membre de Survie, co-auteur de Un pompier pyromane – L’ingérence française en Côte d’Ivoire d’Houphouët-Boigny à Ouattara (coll. Dossiers noirs, éd. Agone-Survie, 2018).

Le 25 octobre 2025, les Ivoiriens et Ivoiriennes ne se sont pas déplacé-es en masse pour voter pour un président. Le scrutin, privé des candidats d’opposition Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam, a débouché sur la réélection sans surprise d’Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011. L’argument de la préservation de la stabilité est parfois brandi pour ce pays qui panse encore les plaies de sa « guerre civile » (2002 – 2007), au cours de laquelle l’armée française a tiré à balles réelles sur des manifestant-es pacifiques – un crime jamais officiellement reconnu. Si la rétrocession de la base militaire permanente d’Abidjan en janvier 2025 a alimenté l’illusion d’un recul français, la coopération n’a pas cessé. La Côte d’Ivoire est aujourd’hui l’un des rares pays africains où la valeur des exportations françaises progresse sur la dernière décennie, et la France demeure son premier investisseur direct.

En deuxième partie d’émission, alors que les États-Unis d’Amérique et l’état d’Israël bombardent depuis le 28 février 2026 l’Iran et qu’une invasion terrestre du Liban est désormais lancée, la France leur emboîte le pas et déploie ses moyens militaires tout en continuant d’armer les attaquants.
Aux côtés de la coalition Guerre à la guerre, un appel à la mobilisation et
contre la folie guerrière se construit. La coalition Guerre à la guerre organisait un rassemblement le 6 mars à paris contre les guerres impérialistes et en soutien aux peuples d’Iran, du Liban et de Palestine. Dans cette séquence, nous entendrons quelques prises de parole issue de ce meeting.

SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE IRANIEN

Depuis l’assassinat par la police de la jeune Mahsa Amini, le 16 septembre 2022, l’Iran est secoué par une révolte que le régime des Mollahs ne parvient pas à éteindre, malgré une répression féroce.

La solidarité internationale avec le peuple iranien s’organise. Diverses manifestations ont lieu.

les organisations syndicales, se joignent au mouvement. Le 2 décembre 2022, le collectif intersyndical Iran, organisait a la bourse du travail de Paris un meeting de soutien en solidarité avec les manifestant-e-s d’Iran.

Dans cette première partie d’émission, nous vous proposons l’écoute de quelques prises de parole de cette réunion publique.

Nous poursuivrons avec une réactualisation des informations sur la situation en Iran

Selon l’ONU, environ 14.000 personnes ont été arrêtées depuis le début du mouvement. Le régime a commencé à exécuter ses sentences. La peine capitale est de tout temps et en toute circonstance un « meurtre d’État ».

Il s’appelle Javad Rouhi. On ne connaît pas son âge mais il a été condamné à mort pour « corruption sur terre », « apostasie par profanation du Coran en le brûlant » et « destruction et incendie de biens publics ». Cette nouvelle condamnation à la peine capitale porte à 18 le nombre de personnes condamnées à mort en lien avec la contestation, selon un décompte établi par l’AFP. 

Lundi 9 janvier, la justice iranienne avait également condamné à mort trois manifestants anti-gouvernementaux, Saleh Mirhashemi, Majid Kazemi et Saeid Yaghoubi, accusés d’avoir tué des Bassidjis, membres des forces paramilitaires iraniennes en marge de manifestations à Ispahan.

Celon human right iran 476 manifestants auraient été tués depuis mi-septembre.

  • Quatre Iraniens ont été condamnés à des peines allant d’un à dix ans de prison pour avoir notamment incité à la grève lors du mouvement de contestation lié à la mort de Mahsa Amini. Le 5 décembre, des appels à une grève de trois jours ont été lancés par des militants sur les réseaux sociaux en soutien à la contestation. Après cet appel, les quatre personnes ont été condamnées en première instance à la prison principalement « pour avoir incité des chauffeurs à faire grève en décembre » dans la province de Hormozgan (sud).

Aux cris de « Femme, vie, liberté ». Un millier de personnes ont manifesté dimanche 8 janvier à Lyon en soutien au mouvement de contestation en Iran et en hommage à Mohammad Moradi. Ce dernier s’est suicidé le 26 décembre en se jetant dans le Rhône pour attirer l’attention sur son pays. Les manifestants, principalement des iraniens venus d’un peu partout en France, ont défilé derrière une grande banderole proclamant « Femme, vie, liberté », le slogan du mouvement de révolte en Iran qu’ils ont crié le long du parcours. 

« Je suis là pour demander la liberté en Iran (…) Quand j’étais petite, ils ont arrêté toute ma famille », a expliqué Sholeh Golrokhi, 49 ans, venue de Paris et qui s’est dessinée une larme rouge sur le visage. « On est contre ce régime (…) qui est contre l’humanité, contre tout le peuple iranien », a expliqué Jiyan Bahramian, un réfugié politique de 46 ans vivant à Besançon.

Des chansons du rappeur Toomaj Salehi, arrêté pour son soutien au mouvement, étaient diffusées.

On souhaite que la France ferme l’ambassade des mollahs” : à Lyon, l’appel de la diaspora iranienne à Emmanuel Macron”, voilà ce que demandaient les manifestants ce dimanche 8 janvier, à Lyon.

Une manifestante posait une question à Monsieur Macron : pourquoi hésite-t-il ?, Les intérêts de la France pourraient être maintenus et gardés bien au chaud, même avec un régime démocratique. Pourquoi la France dit que sa priorité, c’est le traité nucléaire ? Il n’y a plus à négocier avec un régime de dictature et meurtrier comme celui-là.”

Et pour terminer l’émission, nous faisons un point sur le mouvement social qui débute contre la nouvelle réforme des retraites.

On se retrouve dans la rue ce jeudi 19 janvier et pour paris, le rendez-vous sera à 14 h à République pour la manifestation en direction de Nation via Bastille.

Faisons-les battre en retraite !