
Dans cette émission nous vous diffusons plusieurs reportages. Le premier a été réalisé le samedi 7 mars avec les grévistes du 65 boulevard de Strasbourg à Paris. Depuis le 3 mars 2026 toute l’équipe d’un salon de coiffure et d’esthétique est en grève ( 13 personnes). Leur patron profitait de leur situation administrative (pour beaucoup en situation irrégulière) pour les exploiter : salaire de misère, exposition sans protection à des produits toxiques, obligation de verser 250€ par mois pour obtenir une fiche de paie. Le tout pour que les fiches ne servent à rien en termes de régularisation puisqu’il ne les déclarait pas à l’URSSAF. Cela fait plus de 10 ans que les employé·es pour beaucoup surexploité·es de ce boulevard n’avait pas pu agir collectivement, la dernière grève remonte à 2014. Les grévistes réclament : le paiement de l’intégralité des salaires non-versés, le remboursement de la totalité de l’argent extorqué par l’employeur; le respect de leurs conditions de travail et de leur santé.
Ensuite, vous pourrez entendre un reportage réalisé le 22 mars, à la Cantine des Pyrénées, 77 rue de la mare à Paris. Ce jour avait lieu un repas de soutien, pour la présentation de la campagne pour la libération d’Ali. Ali est un réfugié palestinien enfermé en France depuis mai 2024. A l’âge de 16 ans il va subir sa permière incarcération, accusé de «jet de pierres» qui durera 4 ans au total. Par la suite, il va être emprisonné à nouveau à 3 reprises pour une durée totale de 4 ans, sans motif ni procès. Après sa 3e incarcération, il va être expulsé, de sa terre natale en 2014 et envoyé vers l’Europe. Contraint à l’exil, il va essayer de reconstruire un foyer en France depuis 2016, et y fonde une famille. Mais, le 28 mai 2024, la police débarque chez lui, enfonce sa porte, traumatise la compagne d’Ali et les enfants, et finit par embarquer Ali et le placer en détention. Incarcéré depuis maintenant 2 ans, Il fait l’objet d’accusations de la part des autorités israéliennes, pour des faits qui se seraient déroulés en Cisjordanie. Il est actuellement incarcéré dans la maison d’arrêt d’Osny, a vu son statut de réfugié lui être retiré, et attend son jugement.
Pour finir, vous entendrez une partie des prises de parole qui avait lieu le 18 mars, devant la Cour d’Appel de Pari, lors d’un rassemblement de soutien à Gino et Zaid à l’occasion de leur audience devant le tribunal de Paris, dans le cadres des demandes d’extraditions de l’Allemagne et de la Hongrie. Les décisions seront rendus le 15 avril 2026.