gréve au Biocoop Place des fêtes a Paris et a ANTINEA Emplois Familiaux (Paris 20ème)

dans l’émission de ce jour, nous revenons sur les luttes et gréves en cours à Paris

Les salarié·es du magasin Biocoop Les Fêtes, dans le 19ᵉ arrondissement de Paris, sont en grève depuis le 3 janvier 2026 pour dénoncer des conditions de travail et de rémunération devenues intenables, ainsi qu’un mode de gouvernance jugé abusif et délétère.

Depuis l’ouverture du magasin en 2021, les équipes – anciennes comme actuelles – subissent une direction caractérisée par des pratiques managériales violentes et répétées : pressions constantes, humiliations, intimidations, surveillance abusive et violences verbales. Ces méthodes ont de graves conséquences sur la santé mentale des salarié·es et sur leur bien-être au travail. Plusieurs employé·es ont déjà quitté le magasin face à cette situation.

À titre d’exemple : un·e salarié·e employé·e depuis 8 ans au sein de l’enseigne Biocoop, diplômé·e en maraîchage et adjoint·e au rayon Fruits & Légumes, perçoit 1 560 € net mensuel.

Comme l’a affirmé la direction du magasin : « Il n’est pas question de pleurer, il faut travailler. » Cette phrase illustre le climat de mépris et de déshumanisation dénoncé aujourd’hui.

Et pour maintenir la pression et soutenir la lutte, les salarié.es grévistes du Biocoop, organisait un repas de soutien le dimanche 11 janvier à la Cantine des Pyrénées et ce sont leurs paroles, que nous allons entendre, au moment de ce repas de soutien.

Gréve à ANTINEA Emplois Familiaux

Dans cette seconde partie d’émission, il va être question, de là gréve qui a débuté le 26 juin 2025, chez les aides à domicile de l’association ANTINEA Emplois Familiaux (Paris 20ᵉ). Elles dénoncent entre autres : le non-versement des cotisations sociales à l’URSSAF depuis août 2024. Elles sont en grève reconductible. Ces femmes, essentielles à la vie de centaines de personnes dépendantes, se battent aujourd’hui contre des conditions de travail indignes et un mépris hiérarchique important.

Ce 14 janvier 2026, nous avons rencontré, Sophie, salariée de l’association ANTINEA Emplois Familiaux et elle-même gréviste qui nous parle du fondement de ce mouvement de grève.

Ce mouvement de grève dénonce également, la non remise de bulletins de salaire depuis mars 2025, la non remise de documents de fin de contrat pour les salariées licenciées ou partant à la retraite, la non remise d’attestation de salaire à la Sécurité sociale pour les salariées en arrêt maladie, le prélèvement sur leur salaire de la mutuelle alors que le contrat a été rompu, la non prise en charge du pass navigo…

Lien pour la caisse de grève biocoop :
https://www.helloasso.com/associations/union-syndicale-cgt-du-commerce-et-des-services-de-paris/formulaires/2
Lien vers la pétition en ligne : https://www.change.org/p/soutenir-les-salaries-grevistes-du-biocoop-place-des-fetes

Contact gréviste antinea : Sophie 06 11 07 89 15

DELIVEROO : la question du travail dissimulé

Deliveroo est fondée en 2013. En 2015, la société est présente dans douze pays et 84 villes, et passe la barre du million de commandes et des 1 000 restaurants partenaires en France en 2015 et 2 000 restaurants avec 2 000 livreurs en juillet 2016. Elle lève cette année-là 195 millions de dollars, puis 275 millions en août 2016 pour sa cinquième collecte de fonds. Plusieurs fonds d’investissement ont participé à ce dernier tour de table dont General Catalyst (américain) ou encore Bridgepoint (britannique). Cette nouvelle a été annoncée une semaine après la faillite de l’un de ses concurrents belges, Take EAT Easy.

La justice vient de rendre son jugement, ce mardi 19 avril. L’entreprise Deliveroo est condamnée à la peine maximale prévue par la loi : 375 000 euros d’amende pour travail dissimulé

Le verdict est historique. Il reconnaît que les livreurs de cette plateforme auraient dû travailler comme salariés. Et non comme auto-entrepreneurs.

Au-delà de l’entreprise elle-même, trois ex-dirigeants étaient sur le banc des accusés. Hugues Decosse et Adrien Falcon sont condamnés à douze mois de prison avec sursis et cinq ans avec sursis d’interdiction de diriger une société. Tous deux avaient occupé le poste de directeur général de Deliveroo France sur la période couverte par le procès, de 2015 à 2017. Les deux ex-DG écopent également, chacun, d’une amende de plus de 27 000 euros à verser à l’URSSAF.

Le troisième homme, Elie Demoustier, directeur des opérations jusqu’en 2018, est condamné en tant que salarié complice à quatre mois d’emprisonnement avec sursis.

Dans l’émission de ce jour, nous sommes en plateau avec Hichem, du syndicat SUD commerce et service Île-de-France et en sa compagnie, nous revenons sur le procès de l’entreprise Deliveroo et sur la signification du verdict.