PAROLES D’UN MÉDECIN ENGAGÉ EN QUARTIER POPULAIRE

Le Ministère de la Santé a annoncé le 29 janvier 2026 mettre fin à la période transitoire de l’expérimentation du dispositif Structures d’Exercice Coordonné Participatives (SEC-Pa) en avril 2026 sans passage dans le droit commun, comme envisagé jusqu’alors.

Les 26 maisons et centres de santé portant cette expérimentation se sont mobilisé pour informer population et élus. Une pétition largement relayée a recueilli plus de 4000 personnes en à peine 24 heures. Pour rappel, ce dispositif a pour objectif de contribuer à réduire les inégalités sociales et territoriales de santé, en finançant des temps humains dédiés dans une démarche de santé communautaire.

Ces projets intègrent pleinement la dimension préventive et psychosociale,
permettant ainsi une prise en charge des patients beaucoup plus rationnelle et efficiente. L’expérimentation SEC-Pa a été évaluée à plusieurs reprises favorablement.

Pour parler de cette situation, nous avons retrouvé dans nos archives, une émission du 1ᵉʳ décembre 2011, dans laquelle nous recevions Didier Ménard, médecin au quartier Franc Moisin a Saint-Denis ou il a exercé la médecine générale pendant plus de 30 ans et l’un des fondateurs du centre de santé communautaire la place santé dans ce même quartier de Saint-Denis.

Nous recevions Didier Ménard qui avec d’autre médecin, se mobilisait contre le projet du gouvernement de l’époque sur le projet d’amendes sur les arrêts maladie et la diminution du montant des indemnités journalières ou d’allongement du délai de carence. Le gouvernement s’apprêtait alors, à demander aux médecins conseils d’endosser encore plus le rôle de policier de l’Assurance maladie et de verbaliser les malades dont l’arrêt maladie était, à leurs yeux, injustifié.

Dans ce contexte Didier Ménard, nous parlent de sa vision de la médecine en quartier populaire et de la création de la place santé au quartier Franc Moisin.

Le ministère de la Santé est revenu sur sa décision de mettre fin à l’expérimentation des Structures d’Exercice Coordonné Participatives en avril 2026 et maintien le financement a l’identique jusqu’à fin 2026. Dans ce contexte de rigueur budgétaire, quel avenir pour ses structures ? Dans une émission ultérieure, nous reviendrons avec des médecins de maisons et centres de santé communautaires sur leurs avenirs.

COVID-19 : UN VACCIN SANS CONTRAINTE NI FICHAGE !

Le gouvernement se vante d’avoir laisser le choix à chacun de se faire vacciner ou non. On le sait, la réalité est bien moins démocratique. De nombreuses plates-formes et organismes privés ont déjà exprimé leur vœu de n’autoriser leurs espaces qu’aux seules personnes vaccinées. Ce premier débat laisse un peu dans l’ombre un deuxième, tout à fait essentiel, celui des données médicales.

On nous dit beaucoup de choses contradictoires… On a l’impression de manquer d’une analyse critique indépendante

L’Assurance-maladie contraint les professionnel·le·s de santé à avoir recours au dossier « vaccin Covid » sur son site, Ameli.fr, dans le cadre de la procédure de vaccination. Le Syndicat de la médecine générale (SMG) a publié, le 11 janvier dernier, un communiqué de presse pour dénoncer ces agissements. S’il est favorable à la vaccination pour venir à bout de l’actuelle pandémie, il souligne l’absence de clarté dans la procédure de transmission des données médicales. Celles-ci, sans autre forme de réclamation, sont en effet transmises, à des fins de recherche, à la plate-forme Health Data Hub et à la Caisse nationale de l’Assurance-maladie.

Parcours du combattant

Les personnes qui entrent dans le parcours vaccinal peuvent « à tout moment », selon les autorités, s’opposer à la transmission de leurs données. Il faut pour cela adresser un courrier écrit soit au directeur de l’organisme de rattachement de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) soit au délégué à la protection des données, soit sur l’espace numérique prévu à cet effet du compte Ameli de la personne. « En cas de difficulté dans l’application des droits énoncés ci-dessus, toute personne peut également introduire une réclamation auprès de la Commission nationale l’informatique et des libertés (CNIL) ». Un parcours du combattant, en somme, qui pourrait en décourager plus d’un !

Deux membres du SMG, Lanja et Louise, sont venues dans notre émission et par téléphone, nous présenter la crise du Covid-19 du point de vue de la médecine générale. Quelle a été sa place dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire ? Celle de la télémédecine ?