avec les inculpés -e-s du 8 décembre 2020: qui terrorise qui ? le petit théâtre de la justice d’exception

Paru dans CQFD n°224 (novembre 2023) Illustré par Marina Margarina

Aujourd’hui, nous diffusons la seconde partie de l’émission Minuit Décousu et diffusée sur radio canut, intitulé : : Qui terrorise qui ? Le petit théâtre de la justice d’exception sur l’affaire dite du “8 décembre 2020” en solidarité avec ses inculpé·es.

Après leur interpellation le 8 décembre 2020 et leur incarcération, 7 personnes dont Svink sont inculpé·es pour “association de malfaiteurs terroristes” et passent en correctionnelle à l’automne 2023. À l’issue du procès, ils et elles, seront condamné·es lourdement, à partir d’un dossier monté de toute pièce par la DGSI sur la base de notes blanches.

Dans cette 2ᵉ et dernière partie d’émission, nous entendrons Svink, Klo et Maé pour comprendre comment l’État utilise l’antiterrorisme pour étouffer les luttes sociales.

À noter que le procès se tiendra du 4 au 22 mai 2026, au tribunal de la cour d’appel de Paris, sur l’île de la cité.

LA SELLETTE : L’assignation à résidence : une peine après la peine

Dans la suite de notre collaboration mensuelle avec l’émission “Tapage”, animé par le collectif La Sellette, nous vous diffusons le dernier épisode de la leur série consacrée à la justice antiterroriste avec Kamel Daoudi, assigné à résidence depuis 17 ans. Kamel nous raconte sa vie empêchée depuis 2008 et la multiplication des décisions administratives arbitraires et vexatoires à son encontre. Il nous explique son combat judiciaire pour tenter de mettre fin à son assignation. Au-delà de son propre cas, la situation de Kamel nous montre comment des décisions administratives prennent le relais de la justice antiterroriste pour instituer une peine après la peine et comment la qualification terroriste permet de justifier des atteintes massives et sans fin à la liberté.

La Sellette s’intéresse à la justice pénale ordinaire, telle qu’elle se pratique quotidiennement dans les tribunaux à travers un blog, dans lequel on peut retrouver des articles thématiques, des chroniques et des émission de radio. Le collectif traite de ce qu’on appelle parfois la « petite justice », celle qui, loin des cours d’assises et des procès médiatiques, ne s’applique qu’à des affaires peu spectaculaires, pour lesquelles chaque jour des dizaines de personnes sont jugées et condamnées en moins de trente minutes, puis emprisonnées le soir même.