
Le 10 juin au matin, nous nous sommes rendus gare du Nord, ou une assemblée générale se tenait. Les organisations syndicales CGT Cheminots – UNSA Ferroviaire – SUD-Rail – CFDT Cheminots, avaient déposé unitairement un préavis de grève. L’après-midi, nous avons suivi le rassemblement devant la gare du Nord pour un départ en manifestation.
Les constats sont alarmants et dépassent largement le cadre de la SNCF, les grévistes dénoncent l’État de guerre qui détruit des vies, assèche les budgets de l’école, des hôpitaux. Les fédérations cheminotes veulent par la grève déclarer l’état d’urgence face à la multiplication des drames (accidents du travail, arrêts maladie, suicides) engendrés par les restructurations compulsives et le processus de filialisation.
Elles marquent leurs refus de l’aggravation de leurs conditions de travail et de salaires. L’ensemble des activités du Groupe SNCF doit arrêter immédiatement les réorganisations qui portent atteinte à la santé mentale et physique des cheminotes et des cheminots. Les suppressions de postes, réorganisations, injonctions et pressions à la mobilité professionnelle… imposées localement, sont le résultat d’une politique d’entreprise globale. Au-delà du constat seul un mouvement de grève tous services et national permettra d’arrêter ce rouleau compresseur.
Nous allons entendre quelques interventions du matin, ainsi qu’un entretien réalisé avec une conductrice sur le RER B