Le collectif paysans libres contre la vaccination systématique obligatoire

L’actualité des luttes est une émission qui permet de donner à réfléchir. Nous poursuivons notre introspection dans le monde paysan. La lutte continue, depuis la crise de la dermatose nodulaire rien n’est réglé, les troupeaux se font toujours vacciner de force ou abattre totalement laissant les éleveurs désemparés. Un certain nombre d’entre eux ont décidé de se regrouper pour s’opposer à cette vision manichéenne, leurs syndicats ne répondant pas à leurs attentes. Dans leur communiqué, ils dénoncent la volonté de détruire purement et simplement leur petite agriculture paysanne par le blocage de leur activité et donc leurs ressources. Surtout dans un contexte de libre échange qui va voir arriver dans les super marchés des tonnes de viande bourrées de produits interdit et de la misére des agriculteurs d’amérique latine et d’ailleurs. 

Les paysans regroupés au sein de paysans libres demandent à être concertés, inclus, pris en compte pour partager leurs expertises. Ils en ont marre d’être trimballés par des technocrates qui leurs imposent à coup de mesures répressives leur vision industrielle ou sanitaire. Ils s’agit de les écouter et de prendre en considération leurs interrogations et leurs propositions. Une étude à grande échelle réalisée par le Shift Project, montre que plus de 80 % d’entre eux aimeraient adopter des pratiques agronomiques plus durables et qu’ils et elles seraient prêts à prendre le virage de la transition écologique pour peu qu’ils et elles soient aidés. Nous avons souhaité nous entretenir avec un membre du collectif paysan libre qui s’oppose à la vaccination systématique pour avoir leur point de vue.

Communiqué de presse du samedi 14 février 2026 du collectif « paysans libres » :

“La dermatose nodulaire bovine est une maladie bénigne pour les vaches avec une mortalité de 2% et non transmissible à l’homme. Jusqu’en 2018, classée catégorie C, la gestion sanitaire de cette maladie relevait d’une mise en quarantaine de l’animal pendant 28 jours. Une cinquantaine d’éleveurs ont fait le choix de résister à la vaccination forcée. Ils l’ont fait parce qu’ils aiment et ont confiance en leur animaux, en leur immunité naturelle. Ils veulent rester droits dans leurs bottes en produisant pour le consommateur, une nourriture saine, simplement. Le reclassement de la DNb sanitaire en catégorie A, a conduit à des abattages systématiques sans raison (plus de 4000 bêtes pour l’instant) et à une obligation vaccinale. Les effets secondaires de cette vaccination sont telles (fièvre, perte d’appétit, baisse de la production de lait, nécrose au point d’injection, symptômes identiques à la maladie, avortements, morts subites…) que l’Etat a mis un fond public pour les indemniser. Si le vaccin (virus atténué) induit la maladie, les troupeaux doivent être abattus selon le protocole. Ainsi, malgré la peur des conséquences, des éleveurs sortent du silence et petit à petit rejoignent le collectif et commencent à témoigner. Ils s’élèvent contre la nouvelle campagne de revaccination. Le 9 février 2026, l’Etat a décrété l’immunité vaccinale. Malgré cette immunité largement atteinte selon leur science (93% du cheptel est vacciné alors que 75 % suffisait selon leur dire), le préfet a ordonné et obligé la vaccination du troupeau de Christelle et Jacques. Par la force, le préfet a tranché et exige l’inutile. Plus pour détruire une famille résistante que pour le bien du troupeau, plus pour une mise au pas collective que pour un problème sanitaire, l’inacceptable aura lieu.

Pour nous collectif paysan LIBRe, c’est la stupeur. En acceptant une vaccination obligatoire sans justification scientifique, ni sanitaire avec un produit pour lequel l’État, le Ministère, les organismes mandatés (ANSES, DDPP, GDS ou autre), les services vétérinaires et l’agent vaccinateur n’assument pas la responsabilité civile, administrative, économique et pénale en cas de préjudices sur les animaux et le consommateur, on entre dans une nouvelle ère. Ère où l’on ne pourra consommer que des aliments issus d’une vaccination à outrance, celle où on renonce au principe de précaution, celle où sonne le glas de l’agriculture paysanne respectueuse et cohérente en sacrifiant comme le recommande l’avis de la cour des comptes de 2023 39% du cheptel français des petites fermes familiales avant 2030. « Que mangeront nos enfants demain ? » Il apparaît clairement que le droit à la défense est bafoué par les préfets qui nous ordonnent par mise en demeure, d’effectuer le vaccin sous 5 à 7 jours, indiquant qu’en cas de contestation par recours contentieux devant le tribunal administratif, cela n’aurait aucun effet suspensif quant à l’exécution de la vaccination. Ceci est une première, et une atteinte grave aux droits fondamentaux de l’Homme et du citoyen. Les assassins, criminels, trafiquants en tout genre, élus corrompus,… disposent toujours d’un droit à la défense, qu’à nous, paysans, éleveurs, on nous interdit. Nous appelons nos élus, les consommateurs et la population civile en général à soutenir les paysans qui refusent des décisions aveugles et défendent le droit de choisir pour protéger leurs animaux, leur savoir-faire, notre souveraineté alimentaire. Pourquoi sommes-nous prêts à tout perdre ? Parce que nous nous sentons responsable de ce que l’on fait manger aux consommateurs. “

Communiqué  du collectif paysan LIBRe Bourgogne Savoie Franche Comté en faveur de la liberté vaccinale des troupeaux :

“Aujourd’hui , 5 mars 2026, une action combinée en direction de plusieurs membres du collectif paysan LIBRe a été menée par différents pelotons de gendarmerie du sud ouest. L’objectif était clair: leur signifier la suspension d’activité de leurs ateliers d’élevage de bovins et  obtenir à tout prix, la signature des paysans concernés . En leur absence, les forces de l’ordre sont allées trouver leurs épouses sur leur lieux de travail respectifs.

La population doit savoir ce qui se trame à bas bruit et malgré les propos faussement rassurants de la ministre de l’agriculture: 

La destruction pure et simple de notre petite agriculture paysanne par le blocage de notre activité et donc de nos ressources, est en marche. L’état cherche à couper les têtes qui dépassent, néanmoins nous sommes là. Et Nous tenons et tiendrons bon afin de préserver la santé de nos animaux, conserver la beauté de notre métier, qui demeure de respecter et faire confiance au vivant, et in fine, de garantir aux consommateurs, une nourriture saine et de qualité

Merci pour votre soutien.

Le collectif paysan LIBRe”

Pour plus d’information : Collectif paysan LIBRe collectifpaysanlibre@gmail.com et leur site : collectiflibre.fr